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Jacques Myard

Interventions sur "afghanistan" de Jacques Myard


14 interventions trouvées.

Il y a douze millions de Pachtounes en Afghanistan et, selon les estimations, trente au Pakistan. Si les combats s'intensifient en Afghanistan, le risque de prolifération militaire au Pakistan est évident. Y a-t-il selon vous une solution militaire à la situation en Afghanistan ? Votre pays, ainsi que l'Inde, Israël, la Corée du Nord, auxquels s'ajoutera peut-être bientôt l'Iran, sont en marge du Traité de non-prolifération qui va être rénové ...

Je vous remercie, monsieur le président, d'avoir organisé cette audition, mais je proteste de la manière la plus ferme contre le débat cadenassé qui aura lieu la semaine prochaine en séance plénière. Ce n'est pas ma conception de la revalorisation du Parlement et je vous prie de le faire savoir à la Conférence des présidents. En Afghanistan, nous assistons à une fuite en avant. Nous sommes pris dans un engrenage : comme c'est le cas dans toute guerre asymétrique où une armée régulière fait face à une guérilla, les militaires vont nous demander d'envoyer toujours plus de troupes, si bien que nous apparaîtrons de plus en plus comme une armée d'occupation. Il n'y a aucune solution militaire possible, et vous le savez fort bien, monsieu...

Je m'étonne que la France ne s'oppose pas à l'envoi de nouvelles troupes en Afghanistan. Que je sache, les militaires ne sont pas des assistantes sociales et l'envoi de troupes supplémentaires marquerait une fuite en avant, en particulier vers l'extension de la guerre au Pakistan : quand on a un marteau, on voit tous les problèmes comme des clous Vous préconisez par ailleurs de ne pas tenir chaque vallée et de se concentrer sur les villes, mais les talibans semblent plutôt considé...

D'une part, il est selon moi inexact d'assimiler les Talibans aux terroristes d'Al Qaïda. J'estime que cette guerre civile en Afghanistan est une affaire afghane et que nous n'avons rien à faire là bas, si ce n'est des actions de formation. Il faut cesser de parler globalement du terrorisme. Telle est ma position personnelle. D'autre part, j'espère que la France s'opposera fermement à l'entrée de l'Ukraine et de la Géorgie dans l'OTAN. C'est de la folie furieuse. Je rappelle que lors de la chute du mur de Berlin, les Américains et ...

Cela fait sept ans que nous nous battons en Afghanistan. Ne serait-il pas temps, comme on finit par lâcher un enfant à qui on apprend à nager, de lâcher les Afghans pour qu'ils se battent eux-mêmes pour leur pays ? Par ailleurs, j'ai entendu dire que l'insurgé qui était face à nos troupes est une personne que M. Karzaï avait refusé de prendre dans son gouvernement. Est-ce exact ? Ce qui est certain, c'est que ces gens sont tantôt d'un côté, tantôt de...

...vient de mener à l'intérieur du monde islamique. Les représentants de l'OTAN sont perçus comme des croisés : ils n'appartiennent pas au système de pensée islamique. Les responsables politiques occidentaux appréhendent mal l'islam. Durant les 1 400 ans d'hégire, les montées d'intégrisme ont été récurrentes et les prendre de front conduit à l'échec. Comme l'a dit M. Moubarak à M. Bush : « Entrez en Afghanistan, vous créerez mille Ben Laden. ». La situation internationale incite à devenir de plus en plus combatif contre les terroristes également autour de l'Afghanistan mais, parmi les pays environnants notamment l'Iran, le Pakistan ou la Chine , nous n'avons pas que des amis. Jusqu'où allons-nous aller dans cette voie ?

Cela fait sept ans que nous nous battons en Afghanistan. Ne serait-il pas temps, comme on finit par lâcher un enfant à qui on apprend à nager, de lâcher les Afghans pour qu'ils se battent eux-mêmes pour leur pays ? Par ailleurs, j'ai entendu dire que l'insurgé qui était face à nos troupes est une personne que M. Karzaï avait refusé de prendre dans son gouvernement. Est-ce exact ? Ce qui est certain, c'est que ces gens sont tantôt d'un côté, tantôt de...

...t sont occidentalisés. L'ouverture ne signifie pas le renoncement à l'islamisme. Rappelant les propos du général Puga devant la commission sur la propagande des talibans dénonçant la « sensiblerie » de l'Occident, Mme Marie-Louise Fort a demandé à M. Boucheron s'il avait eu l'occasion d'interroger les soldats français sur leur réaction à la présentation donnée par les médias de leurs missions en Afghanistan et à l'utilisation des médias par les talibans.

...vient de mener à l'intérieur du monde islamique. Les représentants de l'OTAN sont perçus comme des croisés : ils n'appartiennent pas au système de pensée islamique. Les responsables politiques occidentaux appréhendent mal l'islam. Durant les 1 400 ans d'hégire, les montées d'intégrisme ont été récurrentes et les prendre de front conduit à l'échec. Comme l'a dit M. Moubarak à M. Bush : « Entrez en Afghanistan, vous créerez mille Ben Laden. ». La situation internationale incite à devenir de plus en plus combatif contre les terroristes également autour de l'Afghanistan mais, parmi les pays environnants notamment l'Iran, le Pakistan ou la Chine , nous n'avons pas que des amis. Jusqu'où allons-nous aller dans cette voie ?

Il y a une contradiction fondamentale entre l'action des pays occidentaux et de l'OTAN, dont l'objectif est la lutte contre le terrorisme, et les moyens mis en oeuvre : 51 000 hommes dispersés sur la totalité de l'Afghanistan, c'est en effet grandement insuffisant pour tenir un pays de cette taille. Les expériences l'ont montré, ce n'est pas d'en haut, mais dans les combats de fantassins que tout se passe. Il faudrait donc sans doute dix fois plus d'hommes, mais l'Occident n'en enverra pas autant, surtout que la question afghane, comme l'ont souligné des diplomates bruxellois, ne peut être dissociée de la question ira...

Il y a une contradiction fondamentale entre l'action des pays occidentaux et de l'OTAN, dont l'objectif est la lutte contre le terrorisme, et les moyens mis en oeuvre : 51 000 hommes dispersés sur la totalité de l'Afghanistan, c'est en effet grandement insuffisant pour tenir un pays de cette taille. Les expériences l'ont montré, ce n'est pas d'en haut, mais dans les combats de fantassins que tout se passe. Il faudrait donc sans doute dix fois plus d'hommes, mais l'Occident n'en enverra pas autant, surtout que la question afghane, comme l'ont souligné des diplomates bruxellois, ne peut être dissociée de la question ira...

...ts des femmes, à la gouvernance et au respect de l'Etat de droit, mais l'objectif global n'est pas évident. Il faut, en réalité, laisser les Afghans gouverner leur pays, et trouver un équilibre interne sans apport militaire externe, contrairement à ce qui est en cours aujourd'hui, où des étrangers participent à la formation de l'armée afghane. Les discours tenus, en ce moment, sur la situation en Afghanistan ressemblent beaucoup à ceux tenus par les gouvernements successifs, pendant la guerre d'Algérie. Le Président Axel Poniatowski a indiqué qu'il était très probable que des autorités locales afghanes soient mêlées au trafic de drogue, ce qui expliquerait que la force internationale d'assistance à la sécurité veuille être associée à la lutte contre les narcotrafiquants et les laboratoires permettan...

...e qu'il pensait de l'estimation de certains experts selon lesquels 10 % du territoire serait contrôlé par les talibans, 20 % par les autorités légales et le reste du pays par les « seigneurs de guerre ». Il a observé qu'il était paradoxal d'affirmer la volonté de passer la main aux autorités afghanes et de renforcer simultanément les troupes internationales. Alors que la position stratégique de l'Afghanistan a été soulignée à juste titre, quelle est l'influence que l'Iran exerce sur ce pays ? Y envoie-t-il des armes ? Soutient-il les insurgés ?

...es éclaircissements sur la position américaine dans le règlement de la situation au Proche-Orient. Il a ensuite regretté l'indépendance du Kosovo qui crée un précédent dangereux s'agissant du démantèlement d'un Etat tout en favorisant un irrédentisme serbe. « On ne sort de l'ambiguïté qu'à son détriment », dit le proverbe ; c'est exactement ce qui se passe avec le Kosovo. Evoquant la situation en Afghanistan, il s'est déclaré opposé à un éventuel renforcement des troupes françaises estimant au contraire qu'il convient de préparer le retrait de nos soldats. Car en Afghanistan, aucune solution ne pourra être imposée de l'étranger. S'exprimant enfin sur le Tibet, il a soutenu les propos tenus par le ministre et fait part de son scepticisme à l'égard d'un boycott des Jeux Olympiques de Pékin qui n'est pa...

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