M. François Lamy attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la question de la réforme de l'enseignement des sciences économiques et sociales au lycée. De nombreuses inquiétudes s'expriment sur l'avenir du maintien de cet enseignement compte tenu des réductions de moyens dans l'éducation. Cette réforme, telle qu'elle est menée, suscite de grands dangers pour les SES. Elle ferait que les SES ne seraient pas un enseignement obligatoire en seconde mais un enseignement optionnel « d'enseignement d'exploration » restreint à un enseignement de 1 heure 30 par semaine en classe de seconde, soit un recul horaire de près de 50 % par rapport à la situation actuelle. Cela est contraire aux orientations définies par le Président de la République d'insister sur la question de l'orientation des élèves, notamment à l'issue de la classe de seconde. Il faudrait pour cela permettre à tous les élèves de seconde de s'approprier les disciplines majeures de la série qu'ils seront amenés à choisir. Or, comment procéder à un choix éclairé d'orientation si la discipline principale de l'une des trois séries de l'enseignement général ? Cet enseignement, en prise directe avec les réalités économiques et sociales, permet aux jeunes de mieux se situer au sein de la société dans laquelle ils vivent en affûtant leur sens de la synthèse et leur esprit critique. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures le Gouvernement entend prendre en la matière.
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