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Chantal Robin-Rodrigo

Chantal Robin-Rodrigo
Question N° 68074 au Ministère du Travail


Question soumise le 29 décembre 2009

Mme Chantal Robin-Rodrigo appelle l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur les difficultés rencontrées par les aides à domicile et leur nouvelle convention. La refonte des conventions collectives 83, 70, ADMR en une convention collective unique de la branche laisse les salariés de l'aide à domicile démunis. Selon les syndicats, le peu d'avantages qu'ils avaient ont été gommés sur la nouvelle convention collective. Les salariés de ce secteur espéraient une reconnaissance de leur profession, c'est une désillusion totale. Il leur est proposé un dimanche travaillé sur deux, le travail en astreinte pour 1 € de l'heure (200 heures/mois d'astreinte), 12 heures d'amplitude horaire, un congé d'ancienneté composé en un jour tous les 10 ans plafonné à 4 jours, un repos compensateur de 13 minutes pour une nuit de travail, aucune majoration du travail de nuit, aucune prise en charge des km domicile première intervention et retour du soir, les congés pour évènements familiaux minorés. Le maintien à domicile, la dépendance, le handicap, les familles fragilisées sont en progression constantes. Il faut donc, pour assurer un service de qualité reconnue, une convention collective à la hauteur. La bientraitance des personnes aidées et des salariés qui assurent le service passe par des moyens et des conditions de travail adaptés. Les aides à domicile ne veulent plus avancer à reculons et exigent la prise en compte de leurs revendications. Ils veulent une négociation annuelle sur la politique salariale, une négociation annuelle sur l'indemnité kilométrique, une durée minimum d'intervention d'une heure (refus des demi-heures d'intervention bientraitance), une amplitude horaire de 11 heures, aucun plafonnement pour les congés d'ancienneté ; s'ils reconnaissent la nécessité du travail en astreinte et de nuit, ils ne peuvent accepter les articles de la CCU dans l'état (majoration du travail de nuit, une astreinte à 12 points), un contrat d'usage, le travail du dimanche et des jours fériés et nuit majorés à 50 % ainsi qu'une majoration du tarif des astreintes ces jours-là, une reprise de la CCN 83 au sujet des évènements familiaux, une formation obligatoire des gestes et postures et premiers secours, une formation à l'embauche. La nouvelle convention collective leur apparaît comme étant un nivellement par le bas ; pourtant l'aide à domicile devient, avec plus particulièrement le vieillissement de la population, un métier indispensable avec des personnels qualifiés et de confiance. C'est cette professionnalisation qui doit être reconnue et prise en compte. Elle lui demande quelles mesures il compte prendre pour qu'enfin les aides à domicile soient considérés comme des maillons essentiels du secteur médico-social avec une convention qui prenne en compte leurs aspirations.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

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