M. Yvan Lachaud attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur le rapport d'expertise rendu récemment par l'INRA sur la douleur animale. Dans le domaine de l'abattage rituel, il ressort une grande variabilité pour la perte de conscience des bovins après la saignée, pouvant aller jusqu'à 14 minutes qui concerneraient 17 à 18 % des animaux lors d'abattage religieux. C'est une durée excessive durant laquelle l'animal, égorgé, reste conscient et sensible à la douleur. D'après la fédération des vétérinaires d'Europe, l'abattage des animaux sans étourdissement préalable est inacceptable en toute circonstance. Pourtant, si la réglementation européenne impose depuis 1974 l'étourdissement des animaux avant leur abattage, une dérogation est toutefois accordée pour les animaux tués dans le cadre de l'abattage rituel qui sont égorgés, en pleine conscience, sans avoir été étourdis auparavant. De plus, un sondage réalisé en décembre dernier a montré que les Français désapprouvent à 72 % la dérogation de ne pas étourdir les animaux avant leur abattage. C'est aux autorités publiques de définir la réglementation permettant de réduire les souffrances des animaux dans la pratique de l'abattage rituel. Il souhaite donc connaître la position du Gouvernement face à cette proposition de généraliser la pratique de l'étourdissement avant l'abattage, de manière à réduire la souffrance des animaux.
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