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Interventions sur "afghanistan"

493 interventions trouvées.

Photo de Axel PoniatowskiAxel Poniatowski, président :

Messieurs les ministres, je vous remercie au nom de nos deux commissions d'avoir accepté cette audition conjointe, ouverte à la presse, dont l'objet est de faire le point sur la situation en Afghanistan et d'expliquer les décisions qui ont été prises après l'assassinat, le 20 janvier dernier, de quatre de nos soldats lors d'un entraînement à l'intérieur de la base de Gwan. Les circonstances dans lesquelles ces hommes ont été tués appelaient de la part des autorités françaises une réflexion approfondie et des décisions rapides. Le Président de la République a annoncé dès le 27 janvier, après s'e...

Photo de Guy TeissierGuy Teissier, président :

Je suis heureux de coprésider cette séance et d'entendre Alain Juppé et Gérard Longuet sur la situation en Afghanistan, qui est un objet de constante préoccupation pour nos deux commissions. Je tiens d'abord à rendre à nouveau hommage aux soldats qui ont perdu la vie pour faire triompher ou, à tout le moins reconnaître, les valeurs de liberté et de démocratie de la République. Nous nous sommes rendus plusieurs fois sur place et je crois que nous avons pu contribuer, après le drame d'Uzbin, à renforcer la sécurit...

Photo de Françoise HostalierFrançoise Hostalier :

J'ai été étonnée de l'irresponsabilité de certains propos tenus sur la situation en Afghanistan, après les tragiques événements du 20 janvier, notamment par des personnes qui ne s'y sont jamais rendues. La France n'a pas à rougir de ce qu'elle a fait. Le travail a été réalisé ; il est temps maintenant d'entamer la transition. Comment consolider l'État de droit en Afghanistan, et quel rôle nos gendarmes joueront-ils dans cette transition, monsieur le ministre de la défense ? Vous avez, mons...

Photo de Jean GlavanyJean Glavany :

Je voudrais d'abord parler de civilisations. Je vais essayer de le faire sans soulever de remous Nous ne sommes évidemment pas en Afghanistan pour mener une guerre de civilisations ; mais sommes-nous sûrs que ce n'est pas ainsi qu'une partie de la population afghane perçoit la situation ? Le succès politique des talibans dans la population n'est-il pas fondé sur le sentiment d'une guerre de civilisations, menée par une armée d'occupation occidentale ? Peut-être devrions-nous en prendre conscience. À l'origine de notre engagement, il y...

Photo de Patricia AdamPatricia Adam :

Je partage totalement les propos qui viennent d'être tenus par Jean Glavany. Je rappelle que nous avions déposé une motion de censure en 2008, lorsque notre pays a changé de posture. Il y avait jusque-là un consensus sur l'Afghanistan. Dès que nous avons réintégré le commandement intégré de l'OTAN, nous avons augmenté le nombre de nos soldats et sommes entrés dans une opération de guerre en Kapisa. En quoi les conditions d'un retrait seraient-elles davantage réunies en 2014 ou en 2013 qu'en 2012 ? La corruption ne va pas disparaître ; la situation économique et sociale du pays ne va pas s'améliorer. Il est donc plus que temps ...

Photo de Philippe VitelPhilippe Vitel :

Un des candidats à l'élection présidentielle a considéré qu'aujourd'hui, notre mission en Afghanistan était terminée. Je ne sais sur quels critères il se fonde pour faire une déclaration aussi péremptoire. Le 5 décembre, à la conférence de Bonn, les Vingt-sept sont convenus de prolonger le mandat de la mission européenne de police en Afghanistan Eupol jusqu'à la fin 2014, et même au-delà, afin de soutenir les efforts déployés par le pays pour renforcer le maintien de l'ordre et les structure...

Photo de Jean-Paul LecoqJean-Paul Lecoq :

On parle de l'armée nationale afghane comme si l'Afghanistan était une nation une et indivisible. Or, l'Afghanistan est constitué d'une multitude de peuples, presque autant qu'il compte de vallées, ayant chacun leur culture et leur organisation politique. Or, nous essayons d'y plaquer un système démocratique pour y construire un pays sur le modèle occidental, et ce alors même que le personnel politique est largement corrompu, jusqu'au plus haut niveau de l...

Photo de Jean-Michel BoucheronJean-Michel Boucheron :

Nous finissons de payer les énormes erreurs de politique étrangère du président américain George Bush dans cette région du monde. Il faut absolument que l'Occident cesse d'y faire n'importe quoi, au risque d'un embrasement général. J'y insiste, au moment où on entend certains bruits de botte et où il se dit qu'Israël s'apprêterait à attaquer l'Iran. Alors que nous n'étions allés en Afghanistan que pour éradiquer Al Qaida, nos objectifs ont dérivé. Nous sommes restés trop longtemps et notre dispositif n'est aujourd'hui pas le bon. Le retrait de nos troupes va s'accélérer, il faut s'en féliciter, même s'il aurait pu démarrer plus tôt, notamment juste après l'assassinat de Ben Laden. Quel sera le rôle des forces résiduelles car il y en aura ? Lutter contre Al Qaida, notamment vérifier q...

Photo de Jacques DesallangreJacques Desallangre :

...es talibans modérés comme une composante de la société afghane ? Puisque les Américains tentent de convaincre les talibans de s'exercer à la démocratie en vue de leur participation à la gouvernance future du pays, le maintien jusqu'à la fin 2013 de nos forces militaires sur le sol afghan et le sacrifice de la vie de nos soldats ont-ils encore un sens ? Pourquoi serait-il « insensé » de quitter l'Afghanistan dès aujourd'hui ? Je vous prie enfin, madame Hostalier, de m'excuser de poser ces questions alors que je n'ai « jamais mis les pieds » en Afghanistan.

Photo de Jean-Pierre DufauJean-Pierre Dufau :

Chacun convient que la solution en Afghanistan n'a jamais pu être militaire et ne peut être que politique. De ce point de vue, certains rendez-vous ont été manqués, comme en 2008 ou encore en mai dernier après l'élimination de Ben Laden, alors même que les activités terroristes d'Al Qaida avaient été à l'origine de notre intervention dans le pays. Le ministre d'État a bien posé le cadre politique de notre action. Pourquoi ne pas avoir accélér...

Photo de Alain MartyAlain Marty :

Un départ précipité d'Afghanistan serait ressenti par nos militaires comme une forme de capitulation, en tout cas peu digne pour ceux de nos soldats tombés sur ce sol. Qu'arrivera-t-il après 2014 ? Il y a des éléments clés dont l'armée afghane ne dispose pas pour assurer la sécurité, comme le renseignement, les moyens de reconnaissance, les moyens d'évacuation sanitaire, l'appui de forces d'intervention rapide Qui assurera ces ...

Photo de Chantal BourraguéChantal Bourragué :

La résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies souligne l'importance du rôle des femmes dans la prévention des conflits ainsi que la consolidation de la paix et de la sécurité. Comment permettre que les femmes participent davantage aux décisions sur le processus de paix en Afghanistan et qu'elles soient mieux représentées ?

Photo de Jean-Paul BacquetJean-Paul Bacquet :

Si je ne suis pas allé en Afghanistan, j'ai rencontré des familles de militaires y servant, qui sont aujourd'hui sans ressources. Votre réponse, monsieur le ministre, à notre collègue Patricia Adam sur la question des soldes a été bien légère. Vous n'avez pas indiqué clairement quand le problème serait réglé.

Photo de Michel GrallMichel Grall :

Monsieur le ministre de la défense, l'Afghanistan était un pays sans État. L'intervention de la coalition, à laquelle notre pays est le quatrième contributeur, a permis qu'y existe aujourd'hui un embryon d'État. La voix de la France s'est-elle renforcée vis-à-vis de ses alliés depuis notre engagement en Afghanistan ?

Photo de Jean-Pierre KucheidaJean-Pierre Kucheida :

Monsieur le ministre d'État, la mission de la France en Afghanistan a été à l'époque définie par le Président de la République, Chef des armées, Jacques Chirac. Elle devait se réduire à une mission aérienne contre Al Qaida. C'est ensuite que la situation a largement dérivé. Il n'est pas correct de mettre en cause Lionel Jospin, comme vous l'avez encore fait aujourd'hui pour la quatrième fois Monsieur le ministre de la défense, un vote du Parlement ne serait-il ...

Photo de Paul GiacobbiPaul Giacobbi :

L'objectif de notre intervention en Afghanistan était d'y éradiquer Al Qaida. Ben Laden est mort, le mollah Omar se trouve au Pakisan. Que reste-t-il aujourd'hui d'Al Qaida en Afghanistan ? Et qu'en est-il de la menace terroriste dans les zones tribales du Pakistan, les FATA (Federal administrative tribal areas) ? Enfin, comment s'articule notre action diplomatique en Afghanistan avec celle de l'Inde ? Le secrétaire indien aux affaires étrang...

Photo de Daniel GarrigueDaniel Garrigue :

...biguïté du Pakistan, liée à des raisons géopolitiques. Il y a enfin l'ambiguïté du gouvernement du président Karzaï lui-même, qui dialogue ou que l'on fait dialoguer avec ceux qu'on appelle les talibans. Pourquoi ne réévalue-t-on pas plus sérieusement la situation au vu de toutes ces données ? S'il existait en 2001 un consensus fort entre Jacques Chirac et Lionel Jospin sur l'intervention en Afghanistan, onze ans ont passé. Onze ans, c'est trois ans de plus que la guerre d'Algérie ! Lorsqu'il existe une détermination, on ne laisse pas les situations s'enliser.

Photo de Jean-Michel FerrandJean-Michel Ferrand :

Monsieur le ministre de la défense, nous avons, hélas, assisté ensemble aux funérailles de deux soldats du deuxième régiment étranger de génie stationné dans ma circonscription, tués en Afghanistan par des éléments infiltrés dans l'armée nationale afghane. L'incorporation de nouvelles recrues devrait se ralentir, a-t-on annoncé. Au-delà, de quels moyens efficaces disposons-nous pour détecter les éléments infiltrés dans l'armée nationale ?

Photo de Axel PoniatowskiAxel Poniatowski, président :

Messieurs les ministres, je vous remercie au nom de nos deux commissions d'avoir accepté cette audition conjointe, ouverte à la presse, dont l'objet est de faire le point sur la situation en Afghanistan et d'expliquer les décisions qui ont été prises après l'assassinat, le 20 janvier dernier, de quatre de nos soldats lors d'un entraînement à l'intérieur de la base de Gwan. Les circonstances dans lesquelles ces hommes ont été tués appelaient de la part des autorités françaises une réflexion approfondie et des décisions rapides. Le Président de la République a annoncé dès le 27 janvier, après s'e...

Photo de Guy TeissierGuy Teissier, président :

Je suis heureux de coprésider cette séance et d'entendre Alain Juppé et Gérard Longuet sur la situation en Afghanistan, qui est un objet de constante préoccupation pour nos deux commissions. Je tiens d'abord à rendre à nouveau hommage aux soldats qui ont perdu la vie pour faire triompher ou, à tout le moins reconnaître, les valeurs de liberté et de démocratie de la République. Nous nous sommes rendus plusieurs fois sur place et je crois que nous avons pu contribuer, après le drame d'Uzbin, à renforcer la sécurit...