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Interventions sur "coalition"

25 interventions trouvées.

Photo de Guy TeissierGuy Teissier, président :

...le secrétaire américain à la défense, Leon Panetta, envisage que les forces américaines en Afghanistan passent d'ici à la fin 2013 « d'un rôle de combat à un rôle de formation, de conseil et d'assistance ». Voilà qui bat en brèche l'opinion selon laquelle nous serions à la remorque des Américains. Nous pouvons donc envisager, avec le Président de la République, un départ ordonné des troupes de la coalition. Vous revenez, monsieur le ministre de la défense, d'Afghanistan, où vous avez pu, avec le chef d'état-major des armées, mesurer le degré de sécurité supplémentaire qu'il convient d'assurer à nos troupes. Pouvez-vous nous en faire une présentation détaillée et nous préciser les mesures à prendre ? Vous avez également participé le 3 février au sommet des ministres de la défense de l'OTAN. Pouvez...

Photo de Françoise HostalierFrançoise Hostalier :

... consolider l'État de droit en Afghanistan, et quel rôle nos gendarmes joueront-ils dans cette transition, monsieur le ministre de la défense ? Vous avez, monsieur le ministre des affaires étrangères, parlé du Pakistan. Un autre grand voisin de l'Afghanistan n'est pas neutre dans la situation : l'Iran. Ne faut-il pas redouter une « irakisation » de la situation après le retrait des troupes de la coalition ?

Photo de Jacques MyardJacques Myard :

Je ne pense pas qu'après le retrait des troupes de la coalition, le régime afghan pourra résister à l'instabilité de l'ensemble de la région. Vous envisagez, à juste titre, messieurs les ministres, un retrait ordonné de nos troupes. Celui-ci passe par la route pakistanaise. Lorsque j'y pense, une image me hante l'esprit, celle du départ des troupes américaines de Saïgon. Comment organiser de manière ordonnée ce retrait, dans une région aussi instable ?

Photo de Michel GrallMichel Grall :

Monsieur le ministre de la défense, l'Afghanistan était un pays sans État. L'intervention de la coalition, à laquelle notre pays est le quatrième contributeur, a permis qu'y existe aujourd'hui un embryon d'État. La voix de la France s'est-elle renforcée vis-à-vis de ses alliés depuis notre engagement en Afghanistan ?

Photo de Guy TeissierGuy Teissier, président :

...le secrétaire américain à la défense, Leon Panetta, envisage que les forces américaines en Afghanistan passent d'ici à la fin 2013 « d'un rôle de combat à un rôle de formation, de conseil et d'assistance ». Voilà qui bat en brèche l'opinion selon laquelle nous serions à la remorque des Américains. Nous pouvons donc envisager, avec le Président de la République, un départ ordonné des troupes de la coalition. Vous revenez, monsieur le ministre de la défense, d'Afghanistan, où vous avez pu, avec le chef d'état-major des armées, mesurer le degré de sécurité supplémentaire qu'il convient d'assurer à nos troupes. Pouvez-vous nous en faire une présentation détaillée et nous préciser les mesures à prendre ? Vous avez également participé le 3 février au sommet des ministres de la défense de l'OTAN. Pouvez...

Photo de Françoise HostalierFrançoise Hostalier :

... consolider l'État de droit en Afghanistan, et quel rôle nos gendarmes joueront-ils dans cette transition, monsieur le ministre de la défense ? Vous avez, monsieur le ministre des affaires étrangères, parlé du Pakistan. Un autre grand voisin de l'Afghanistan n'est pas neutre dans la situation : l'Iran. Ne faut-il pas redouter une « irakisation » de la situation après le retrait des troupes de la coalition ?

Photo de Jacques MyardJacques Myard :

Je ne pense pas qu'après le retrait des troupes de la coalition, le régime afghan pourra résister à l'instabilité de l'ensemble de la région. Vous envisagez, à juste titre, messieurs les ministres, un retrait ordonné de nos troupes. Celui-ci passe par la route pakistanaise. Lorsque j'y pense, une image me hante l'esprit, celle du départ des troupes américaines de Saïgon. Comment organiser de manière ordonnée ce retrait, dans une région aussi instable ?

Photo de Michel GrallMichel Grall :

Monsieur le ministre de la défense, l'Afghanistan était un pays sans État. L'intervention de la coalition, à laquelle notre pays est le quatrième contributeur, a permis qu'y existe aujourd'hui un embryon d'État. La voix de la France s'est-elle renforcée vis-à-vis de ses alliés depuis notre engagement en Afghanistan ?

Photo de Françoise HostalierFrançoise Hostalier :

...raité de coopération bilatérale que vous avez mentionné, dans le développement économique et la formation ? Une telle politique permettrait aux Afghans de développer des richesses vous en avez mentionné certaines pour payer leurs fonctionnaires, leur armée et leur police. J'ai aussi pu observer l'excellence de la formation de la police afghane et son efficacité. Il reste que les forces de la coalition offrent aux Afghans des moyens techniques très sophistiqués, comme les drones, ou, pour la France, les hélicoptères Tigre ou encore le système FELIN. L'allègement de notre dispositif militaire dû à la transition va entraîner la disparition de ces moyens techniques très sophistiqués du théâtre afghan. Or j'ai l'impression qu'aujourd'hui, l'armée afghane est plutôt une force supplétive à la coaliti...

Photo de Patricia AdamPatricia Adam :

Monsieur le ministre, pouvez-vous nous indiquer les raisons et les objectifs de la prochaine venue du président Karzaï à Paris ? J'imagine que des discussions sont déjà en cours sur les conditions du retrait à venir des forces de la coalition, et notamment de celles de la France. Pouvez-vous nous en dire plus ? Elles auront des conséquences sur le sommet de Chicago. Il semble que les talibans infiltrés dans l'armée afghane soient de plus en plus nombreux. Qui sont-ils ? Ont-ils été formés par nos armées ? Si tel était le cas, cela signifierait que leur présence dans l'armée afghane ne serait pas ponctuelle, pour la commission d'un ac...

Photo de Alain MartyAlain Marty :

Nous pouvons craindre que le départ de la coalition laisse face aux talibans une armée afghane un peu rustique dont l'équipement ne sera pas plus performant que le leur. La solution serait alors de maintenir à son service des moyens sophistiqués, en matière de renseignement, d'appui-feu et d'évacuation sanitaire. Mais un tel maintien signifie une présence relativement forte, en moyens technologiques et en militaires, de la coalition. Le maintien d...

Photo de Jean-Jacques CandelierJean-Jacques Candelier :

Monsieur le ministre, je me réjouis de la perspective du retrait des troupes de la France du bourbier afghan, lequel perdure maintenant depuis plus de trente ans. Le bilan est lourd. La coalition a perdu en dix ans 2 858 soldats. En 2010, 2 400 civils sont morts, et 2 600 en 2011. J'ai bien sûr une pensée pour chacune des victimes. Au nom de mon groupe, je souhaite que la guerre cesse au plus vite, que nous retirions aussi rapidement qu'il se peut nos soldats d'Afghanistan, qu'un débat parlementaire soit décidé sur cette opération voilà longtemps, monsieur le président, qu'il n'en a pa...

Photo de Yves VandewalleYves Vandewalle :

Monsieur le ministre, comment notre action de retrait s'articule-t-elle avec celles des autres pays de la coalition ?

Photo de Michel VoisinMichel Voisin :

On assiste, vous venez de le rappeler, à une montée en puissance de l'armée nationale afghane, tant au niveau des effectifs que des équipements. Dans le même temps, le président Obama a demandé à ses alliés d'augmenter leurs effectifs engagés dans la coalition : à quel moment la pacification pourra t-elle être obtenue, grâce à la conjugaison de ces deux éléments ?

Photo de Michel VoisinMichel Voisin :

Ma question portait plutôt sur l'augmentation de la coalition alliée, en complément des effectifs de l'armée afghane.

Photo de Jean-Claude ViolletJean-Claude Viollet :

Évoquant la coalition et ses difficultés, vous avez, mon général, cité Clausewitz, pour préciser nous ne nous retrouvons pas dans un environnement de ce type. Mais que pensez-vous de la coalition ennemie ? La présentation qu'en font nos alliés américains est celle de la lutte du bien contre le mal. À mon avis, cela ne correspond pas à la réalité des choses. Nous sommes face une coalition : aux nostalgiques du régime a...

Photo de Michel VauzelleMichel Vauzelle :

...on professionnalisme, ont évoqué, avec quelque tendresse familiale, leur jeune âge et leur manque d'équipement. Mon général, pouvez-vous leur assurer qu'il ne s'agit nullement d'une critique qui leur est adressée mais, bien au contraire, de la marque affectueuse, quoique maladroite, du soutien de la population ? S'agissant de la latitude dont bénéficient les commandements nationaux au sein de la coalition, vous avez indiqué ce qu'avaient décidé les Allemands et les Canadiens en ce qui concerne les conditions d'intervention de leurs troupes, mais vous n'avez pas évoqué ce qu'il en était du côté des Français. Pouvez-vous préciser si l'engagement des troupes françaises est soumis à des limitations particulières ? Lors de la précédente audition, nous avons beaucoup parlé d'hélicoptères. Le ministre d...

Photo de Gérard BaptGérard Bapt :

Pour prolonger la question sur les bombardements et les dommages dits « collatéraux », qui concernent de très nombreux civils et qui, politiquement, retournent les populations contre les forces de la coalition, qui en viennent à être considérées comme des forces d'occupation, je voudrais signaler un événement qui vient de se produire. Une action héliportée, avec peut-être l'appui de troupes au sol, a été menée sur le territoire pakistanais, provoquant la protestation des autorités pakistanaises. Selon la dépêche de l'AFP, un gouverneur local aurait même demandé que le peuple pakistanais riposte contre ...

Photo de Paul GiacobbiPaul Giacobbi :

...éral Musharraf n'a rien fait Les Pakistanais revendiquent 900 morts dans les FATA pendant la période où il était au pouvoir, et je les crois. Pacifier la région n'a rien de facile, et on ne peut pas demander au Pakistan de faire en quelques mois ce que les Britanniques n'ont pu faire en 150 ans. Au mieux, il y parviendra dans les 150 prochaines années ! Nous parlons beaucoup des effectifs de la coalition, mais qu'en est-il de ceux de la coalition d'en face, celle de nos adversaires, et de leur niveau d'équipement ? J'ai lu le chiffre de 20 000 insurgés : cela ne me semble pas considérable. Je me pose donc la question suivante : dans un pays comme l'Afghanistan, où beaucoup de gens sont armés pour ne pas dire tout le monde où toute la population est musulmane, où une grande partie de celle-ci ...

Photo de Loïc BouvardLoïc Bouvard :

Devons-nous gagner cette guerre ? Bien sûr, comme l'a dit le président de la commission des affaires étrangères. Mais pouvons-nous réellement la gagner, et comment ? Comment expliquez-vous qu'en dépit des efforts que nous déployons sur le terrain et du temps que la coalition a déjà passé là-bas, les talibans ne cessent de progresser ? Comment expliquer que la culture du pavot soit en pleine expansion, en dépit des efforts qui ont été consentis pour l'éradiquer ? On a souvent dit que le président Karzaï était le président de Kaboul. Le gouvernement afghan n'est-il pas ressenti par la population comme un gouvernement importé de l'étranger, malgré les élections qui on...