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Interventions sur "liban"

76 interventions trouvées.

Photo de Pascal ClémentPascal Clément, rapporteur :

Notre pays entretient des relations particulièrement intenses avec le Liban, dont plus de 200 000 citoyens résident en France. Ces liens privilégiés sont très marqués dans le domaine éducatif et dans le champ économique. Ainsi, la France soutient 7 des 42 établissements d'enseignement supérieur reconnus par l'Etat libanais : 4 sont entièrement francophones et 3 disposent de filières francophones. En dépit de la concurrence croissante des établissements anglophones, une ...

Photo de Jacques RemillerJacques Remiller :

Le projet de loi mentionne que l'accord vise à « faciliter la mobilité des professionnels et principalement celle des jeunes qui souhaitent bénéficier, dans l'autre État signataire, d'un stage ou d'une expérience de travail ». Aussi souhaiterais-je savoir s'il y a déjà des échanges, à ce titre, entre la France et le Liban et combien de personnes en bénéficient.

Photo de Jean-Claude GuibalJean-Claude Guibal :

Et dans quels autres pays vont les étudiants libanais ? En outre, combien y a-t-il de binationaux franco-libanais ?

Photo de Pascal ClémentPascal Clément, rapporteur :

La France accueille 5 000 étudiants libanais chaque année. Comme je l'ai indiqué, la France est leur première terre d'accueil. Viennent ensuite les Etats-Unis avec 1 800 étudiants par an, l'Allemagne (745 étudiants par an), l'Italie (700 étudiants par an) et le Canada (650 étudiants par an). Quant aux binationaux, je ne dispose pas des chiffres. Je souhaite apporter des précisions sur la question des visas. 836 titres de séjour étudiants...

Photo de Jean-Claude GuibalJean-Claude Guibal :

Les événements actuels en Syrie risquent-ils de compliquer la mise en oeuvre de cet accord ? Pascal Clément, rapporteur. Il est frappant de constater que le Gouvernement libanais pourtant favorable à la Syrie adopte une attitude de neutralité. La Syrie lui reproche même son manque d'entrain ! En plus, le pouvoir libanais est assez pluraliste. Je souhaite ajouter que le Liban est encore assez francophone et on peut espérer que la convention sera rapidement ratifiée.

Photo de François RochebloineFrançois Rochebloine :

Je trouve le rapporteur optimiste quant à la présence de la France au Liban. Or cette présence est en déclin ! Beaucoup d'étudiants libanais partent aux Etats-Unis, par exemple.

Photo de Pascal ClémentPascal Clément, rapporteur :

Je suis optimiste en voyant les chiffres : 5 000 étudiants libanais en France contre 1 800 au Etats-Unis. Dans un monde de plus en plus anglo-saxon, le Liban reste une exception. Il est de notre intérêt de ne pas l'abandonner. Suivant les conclusions du rapporteur, la commission adopte sans modification le projet de loi (n°°3711).

Photo de Marie-Louise FortMarie-Louise Fort, rapporteure :

Je ne vais revenir ici ni sur les liens historiques qui unissent la France et le Liban ni sur l'attachement de notre pays à l'indépendance et la souveraineté du « pays du cèdre ». Environ 23 000 Français vivent au Liban et 210 000 Libanais résident en France. Si l'on ajoute à ces chiffres l'importance de la criminalité transfrontalière qui transite par le Liban, laquelle concerne principalement le trafic de stupéfiants, d'armes et de véhicules volés, le blanchiment d'argent et la t...

Photo de Jean-Pierre KucheidaJean-Pierre Kucheida, rapporteur :

Si j'ai bien compris, il s'agit d'un pas qui devrait en précéder beaucoup d'autres. J'ai l'impression que le Liban est une sorte de paradis fiscal : partagez-vous ce sentiment ?

Photo de Marie-Louise FortMarie-Louise Fort, rapporteure :

On essaie d'y mettre bon ordre, mais il est vrai que le gouvernement libanais actuel est très attaché au secret bancaire. Cela explique le petit jeu de jambes auquel il vient de se livrer.

Photo de Marie-Louise FortMarie-Louise Fort, rapporteure :

Je tiens à préciser que l'accord qui nous est soumis n'est pas un accord fiscal et qu'il garantit seulement la levée du secret fiscal dans les affaires pénales. Sur la question de la peine de mort, nous sommes « droit dans nos bottes » et restons très fermes sur nos principes. Il existe une grande instabilité politique au Liban et la position libanaise au sein de la Ligue arabe sur la Syrie a accru le désordre dans les factions. Je souhaite toutefois que l'accord soit ratifié car il faut mettre la pression pour que soit maintenu ce qui avait été obtenu du gouvernement précédent. Certes il y a une instabilité politique au Liban, mais il faut bien avancer.

Photo de François RochebloineFrançois Rochebloine :

Vous avez eu raison de rappeler que les relations entre la France et le Liban sont anciennes, mais on peut nourrir quelques inquiétudes. Le Liban n'a pas ratifié l'accord et rien ne permet d'affirmer qu'il le fera. L'assemblée libanaise siège-t-elle actuellement et n'existe-t-il pas un risque élevé que l'accord ne soit jamais appliqué ?

Photo de Marie-Louise FortMarie-Louise Fort, rapporteure :

Il est exact que le projet de loi de ratification n'a pas été déposé mais il faut espérer que la ratification par la France donnera une impulsion et constituera une pression suffisante. Il faut espérer que la question syrienne se résolve rapidement et que le calme soit rétabli au Liban. Il faut un minimum de foi et d'allant ! Suivant les conclusions de la Rapporteure, la commission adopte sans modification le projet de loi (n° 3315 rectifié).

Photo de Axel PoniatowskiAxel Poniatowski, président :

Je souhaite la bienvenue à M. Fouad Siniora, ancien président du Conseil libanais, que je remercie d'avoir répondu à notre invitation. Point n'est besoin de rappeler l'étroitesse des liens humains, historiques, culturels et politiques qui existent entre le Liban et la France, ni les grandes étapes d'une éminente carrière politique qui vous a conduit, monsieur le Premier ministre, à occuper diverses fonctions ministérielles depuis 1992 avant de devenir président du Conseil ...

Photo de Axel PoniatowskiAxel Poniatowski, président :

Je vous remercie pour cet exposé très éclairant. Pouvez-vous nous dire quels blocages empêchent la formation d'un gouvernement au Liban ? La démission du Gouvernement Hariri ayant été déclenché par un nouveau désaccord relatif au Tribunal spécial pour le Liban, pouvez-nous préciser les demandes de l'opposition à ce sujet ? De nombreuses rumeurs laissent entendre que le Tribunal spécial mettrait en cause des membres du Hezbollah dans la mort de Rafic Hariri. Quel est votre sentiment à ce sujet ?

Photo de Michel TerrotMichel Terrot :

Que pensez-vous de la répression qui s'exerce en Syrie et quelles en sont les répercussions sur la société libanaise ? Par ailleurs, que pensez-vous de l'accord passé entre le Fatah et le Hamas ? Quelles conditions permettraient, selon vous, de créer dans un délai raisonnable un État palestinien indépendant ?

Photo de Michel DestotMichel Destot :

Vous avez plaidé en faveur de la non-ingérence dans les affaires intérieures des États arabes. Comment, alors, l'Europe et la France en particulier peuvent-elles intervenir, notamment pour ce qui concerne la Syrie ? Quel impact pourrait avoir sur la vie politique libanaise la déstabilisation, voire la destitution, du président syrien? Quelles sont vos relations avec le gouvernement israélien ? Enfin, qu'en est-il du désarmement du Hezbollah ?

Photo de Chantal BourraguéChantal Bourragué :

Pouvez-vous nous en dire plus sur la situation des chrétiens au Liban, ces chrétiens si maltraités au Moyen-Orient ?

Photo de Henri PlagnolHenri Plagnol :

M. Alain Juppé, le ministre des affaires étrangères français, a rendu hommage au Liban, soulignant que, sans lui, l'adoption de la résolution du Conseil de sécurité relative à la Libye aurait été beaucoup plus compliquée. Au regard des difficultés que connaît la communauté internationale dans son intervention en Libye, quel est à présent le point de vue du Liban à ce sujet ? Par ailleurs, le Printemps arabe signe aussi le réveil dans la péninsule arabique des membres des minorités ...

Photo de Didier MathusDidier Mathus :

À ce jour, les réfugiés palestiniens qui vivent dans des camps au Liban ne jouissent pas des mêmes droits que les citoyens libanais au motif que leur présence est « provisoire ». On imagine mal que ces réfugiés puissent retourner un jour en Palestine ; quel sera alors leur avenir ?