22 interventions trouvées.
Messieurs les ministres, je vous remercie au nom de nos deux commissions d'avoir accepté cette audition conjointe, ouverte à la presse, dont l'objet est de faire le point sur la situation en Afghanistan et d'expliquer les décisions qui ont été prises après l'assassinat, le 20 janvier dernier, de quatre de nos soldats lors d'un entraînement à l'intérieur de la base de Gwan. Les circonstances dans lesquelles ces hommes ont été tués appelaient de la part des autorités françaises une réflexion approfondie et des décisions rapides. Le Président de la République a annoncé dès le 27 janvier, après s'en être entretenu avec le Président Karzaï et nos alliés, que les troupes françaises combattantes auront quitté l'Afg...
Je suis heureux de coprésider cette séance et d'entendre Alain Juppé et Gérard Longuet sur la situation en Afghanistan, qui est un objet de constante préoccupation pour nos deux commissions. Je tiens d'abord à rendre à nouveau hommage aux soldats qui ont perdu la vie pour faire triompher ou, à tout le moins reconnaître, les valeurs de liberté et de démocratie de la République. Nous nous sommes rendus plusieurs fois sur place et je crois que nous avons pu contribuer, après le drame d'Uzbin, à renforcer la sécurité des soldats. Mais, et nous l'avons évoqué récemment avec le ministre de la défense, il faut maintenant parler de véritables as...
...aix. Cela permettra-t-il un jour de mettre un terme à notre présence en Afghanistan ? Quand nous avons commencé à parler de retrait, on nous a qualifiés d'irresponsables aujourd'hui, tout le monde en parle ! Quand nous avons parlé de retrait accéléré, on nous a encore qualifiés d'irresponsables et aujourd'hui, on accélère le retrait ! N'y a-t-il pas là un train systématique de retard, que nos soldats payent du prix de leur sang ? Quant au Pakistan, voilà des années que les observateurs attentifs du conflit dénoncent son double jeu, en particulier celui de ses puissants services secrets, l'ISI. Peut-on vraiment concevoir dans ces conditions un Afghanistan en paix ?
Je partage totalement les propos qui viennent d'être tenus par Jean Glavany. Je rappelle que nous avions déposé une motion de censure en 2008, lorsque notre pays a changé de posture. Il y avait jusque-là un consensus sur l'Afghanistan. Dès que nous avons réintégré le commandement intégré de l'OTAN, nous avons augmenté le nombre de nos soldats et sommes entrés dans une opération de guerre en Kapisa. En quoi les conditions d'un retrait seraient-elles davantage réunies en 2014 ou en 2013 qu'en 2012 ? La corruption ne va pas disparaître ; la situation économique et sociale du pays ne va pas s'améliorer. Il est donc plus que temps de partir. Mes courriers étant restés sans réponse, je souhaiterais également interroger M. le ministre de la...
...ou qui participera à l'élaboration d'une charia modérée ? Reconnaissez-vous ces talibans modérés comme une composante de la société afghane ? Puisque les Américains tentent de convaincre les talibans de s'exercer à la démocratie en vue de leur participation à la gouvernance future du pays, le maintien jusqu'à la fin 2013 de nos forces militaires sur le sol afghan et le sacrifice de la vie de nos soldats ont-ils encore un sens ? Pourquoi serait-il « insensé » de quitter l'Afghanistan dès aujourd'hui ? Je vous prie enfin, madame Hostalier, de m'excuser de poser ces questions alors que je n'ai « jamais mis les pieds » en Afghanistan.
Un départ précipité d'Afghanistan serait ressenti par nos militaires comme une forme de capitulation, en tout cas peu digne pour ceux de nos soldats tombés sur ce sol. Qu'arrivera-t-il après 2014 ? Il y a des éléments clés dont l'armée afghane ne dispose pas pour assurer la sécurité, comme le renseignement, les moyens de reconnaissance, les moyens d'évacuation sanitaire, l'appui de forces d'intervention rapide Qui assurera ces fonctions indispensables ? Quels moyens faudrait-il mettre en oeuvre ? Ces éléments font-ils d'ores et déjà partie ...
...onel Jospin, comme vous l'avez encore fait aujourd'hui pour la quatrième fois Monsieur le ministre de la défense, un vote du Parlement ne serait-il pas nécessaire sur ce qui va se passer maintenant pour nos forces en Afghanistan ? Quel aura été le coût de cette occupation j'utilise à dessein le terme « occupation » et quel sera celui de notre départ ? Enfin, si nous connaissons le nombre de soldats morts, pouvez-vous nous indiquer le nombre de blessés ? Certains l'ont été très gravement. J'ai déjà posé des questions à ce sujet, auxquelles je n'ai jamais obtenu de réponse.
Monsieur le ministre de la défense, nous avons, hélas, assisté ensemble aux funérailles de deux soldats du deuxième régiment étranger de génie stationné dans ma circonscription, tués en Afghanistan par des éléments infiltrés dans l'armée nationale afghane. L'incorporation de nouvelles recrues devrait se ralentir, a-t-on annoncé. Au-delà, de quels moyens efficaces disposons-nous pour détecter les éléments infiltrés dans l'armée nationale ?
Messieurs les ministres, je vous remercie au nom de nos deux commissions d'avoir accepté cette audition conjointe, ouverte à la presse, dont l'objet est de faire le point sur la situation en Afghanistan et d'expliquer les décisions qui ont été prises après l'assassinat, le 20 janvier dernier, de quatre de nos soldats lors d'un entraînement à l'intérieur de la base de Gwan. Les circonstances dans lesquelles ces hommes ont été tués appelaient de la part des autorités françaises une réflexion approfondie et des décisions rapides. Le Président de la République a annoncé dès le 27 janvier, après s'en être entretenu avec le Président Karzaï et nos alliés, que les troupes françaises combattantes auront quitté l'Afg...
Je suis heureux de coprésider cette séance et d'entendre Alain Juppé et Gérard Longuet sur la situation en Afghanistan, qui est un objet de constante préoccupation pour nos deux commissions. Je tiens d'abord à rendre à nouveau hommage aux soldats qui ont perdu la vie pour faire triompher ou, à tout le moins reconnaître, les valeurs de liberté et de démocratie de la République. Nous nous sommes rendus plusieurs fois sur place et je crois que nous avons pu contribuer, après le drame d'Uzbin, à renforcer la sécurité des soldats. Mais, et nous l'avons évoqué récemment avec le ministre de la défense, il faut maintenant parler de véritables as...
...aix. Cela permettra t-il un jour de mettre un terme à notre présence en Afghanistan ? Quand nous avons commencé à parler de retrait, on nous a qualifiés d'irresponsables aujourd'hui, tout le monde en parle ! Quand nous avons parlé de retrait accéléré, on nous a encore qualifiés d'irresponsables et aujourd'hui, on accélère le retrait ! N'y a-t-il pas là un train systématique de retard, que nos soldats payent du prix de leur sang ? Quant au Pakistan, voilà des années que les observateurs attentifs du conflit dénoncent son double jeu, en particulier celui de ses puissants services secrets, l'ISI. Peut-on vraiment concevoir dans ces conditions un Afghanistan en paix ?
Je partage totalement les propos qui viennent d'être tenus par Jean Glavany. Je rappelle que nous avions déposé une motion de censure en 2008, lorsque notre pays a changé de posture. Il y avait jusque-là un consensus sur l'Afghanistan. Dès que nous avons réintégré le commandement intégré de l'OTAN, nous avons augmenté le nombre de nos soldats et sommes entrés dans une opération de guerre en Kapisa. En quoi les conditions d'un retrait seraient-elles davantage réunies en 2014 ou en 2013 qu'en 2012 ? La corruption ne va pas disparaître ; la situation économique et sociale du pays ne va pas s'améliorer. Il est donc plus que temps de partir. Mes courriers étant restés sans réponse, je souhaiterais également interroger M. le ministre de la...
...ou qui participera à l'élaboration d'une charia modérée ? Reconnaissez-vous ces talibans modérés comme une composante de la société afghane ? Puisque les Américains tentent de convaincre les talibans de s'exercer à la démocratie en vue de leur participation à la gouvernance future du pays, le maintien jusqu'à la fin 2013 de nos forces militaires sur le sol afghan et le sacrifice de la vie de nos soldats ont-ils encore un sens ? Pourquoi serait-il « insensé » de quitter l'Afghanistan dès aujourd'hui ? Je vous prie enfin, madame Hostalier, de m'excuser de poser ces questions alors que je n'ai « jamais mis les pieds » en Afghanistan.
Un départ précipité d'Afghanistan serait ressenti par nos militaires comme une forme de capitulation, en tout cas peu digne pour ceux de nos soldats tombés sur ce sol. Qu'arrivera-t-il après 2014 ? Il y a des éléments clés dont l'armée afghane ne dispose pas pour assurer la sécurité, comme le renseignement, les moyens de reconnaissance, les moyens d'évacuation sanitaire, l'appui de forces d'intervention rapide Qui assurera ces fonctions indispensables ? Quels moyens faudrait-il mettre en oeuvre ? Ces éléments font-ils d'ores et déjà partie ...
...onel Jospin, comme vous l'avez encore fait aujourd'hui pour la quatrième fois Monsieur le ministre de la défense, un vote du Parlement ne serait-il pas nécessaire sur ce qui va se passer maintenant pour nos forces en Afghanistan ? Quel aura été le coût de cette occupation j'utilise à dessein le terme « occupation » et quel sera celui de notre départ ? Enfin, si nous connaissons le nombre de soldats morts, pouvez-vous nous indiquer le nombre de blessés ? Certains l'ont été très gravement. J'ai déjà posé des questions à ce sujet, auxquelles je n'ai jamais obtenu de réponse.
Monsieur le ministre de la défense, nous avons, hélas, assisté ensemble aux funérailles de deux soldats du deuxième régiment étranger de génie stationné dans ma circonscription, tués en Afghanistan par des éléments infiltrés dans l'armée nationale afghane. L'incorporation de nouvelles recrues devrait se ralentir, a-t-on annoncé. Au-delà, de quels moyens efficaces disposons-nous pour détecter les éléments infiltrés dans l'armée nationale ?
... le général Elrick Irastorza, à qui je souhaite la bienvenue. Je dois excuser le Président Teissier, retenu ce jour dans sa circonscription. Mon général, vous allez nous préciser l'impact sur l'armée de terre des efforts que doit consentir le ministère de la défense en 2011. Certains programmes doivent être retardés, vous nous les détaillerez ainsi que les conséquences que cela implique pour nos soldats.
J'aimerais tout d'abord connaître le coût, pour l'armée de terre et pour les soldats, du recul de la jouissance du minimum garanti dans le cadre de la réforme des retraites. Je souhaiterais également connaître le nombre de blessés de l'armée de terre depuis cinq ou dix ans car leur nombre est, contrairement aux morts, relativement ignoré du grand public. Je voudrais aussi que vous nous précisiez les moyens mis en oeuvre pour les prendre en charge sur place, afin de répondre un p...
Je voulais dire, mon général, mon admiration pour nos soldats qui mènent des opérations dans un contexte de restructurations et de contrainte budgétaire aussi difficile. Nos moyens sont-ils encore en adéquation avec nos missions ? N'y a-t-il pas une sollicitation excessive de nos personnels ?
J'aimerais, mon général, que vous nous fassiez un point rapide sur quelques sujets. Où en est la mise en place des bases de défense ? Quelles mesures de reconversion ont été programmées pour les villes qui perdent leur garnison ? Par ailleurs, vous avez dit tout à l'heure que les effectifs de l'armée de terre seraient en dessous de 110 000 soldats en 2010 : où en serons-nous en 2014 ? Enfin, il y a eu 50 tués en Afghanistan depuis le début de notre engagement en 2001. Comment évolue aujourd'hui la situation ? Gagne-t-on du terrain ? Où en est l'armée afghane ?