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Interventions sur "troupes"

50 interventions trouvées.

Photo de Axel PoniatowskiAxel Poniatowski, président :

...at, le 20 janvier dernier, de quatre de nos soldats lors d'un entraînement à l'intérieur de la base de Gwan. Les circonstances dans lesquelles ces hommes ont été tués appelaient de la part des autorités françaises une réflexion approfondie et des décisions rapides. Le Président de la République a annoncé dès le 27 janvier, après s'en être entretenu avec le Président Karzaï et nos alliés, que les troupes françaises combattantes auront quitté l'Afghanistan à la fin de l'année 2013, soit avec un an d'avance sur le calendrier initialement prévu. Réussir ce désengagement militaire alors que les conditions de la stabilisation de l'Afghanistan ne sont pas encore réunies est une entreprise délicate. Vous nous expliquerez les différentes options qui ont été envisagées et pourquoi celle-ci a été retenue. ...

Photo de Guy TeissierGuy Teissier, président :

... félicite que le secrétaire américain à la défense, Leon Panetta, envisage que les forces américaines en Afghanistan passent d'ici à la fin 2013 « d'un rôle de combat à un rôle de formation, de conseil et d'assistance ». Voilà qui bat en brèche l'opinion selon laquelle nous serions à la remorque des Américains. Nous pouvons donc envisager, avec le Président de la République, un départ ordonné des troupes de la coalition. Vous revenez, monsieur le ministre de la défense, d'Afghanistan, où vous avez pu, avec le chef d'état-major des armées, mesurer le degré de sécurité supplémentaire qu'il convient d'assurer à nos troupes. Pouvez-vous nous en faire une présentation détaillée et nous préciser les mesures à prendre ? Vous avez également participé le 3 février au sommet des ministres de la défense d...

Photo de Françoise HostalierFrançoise Hostalier :

...ition. Comment consolider l'État de droit en Afghanistan, et quel rôle nos gendarmes joueront-ils dans cette transition, monsieur le ministre de la défense ? Vous avez, monsieur le ministre des affaires étrangères, parlé du Pakistan. Un autre grand voisin de l'Afghanistan n'est pas neutre dans la situation : l'Iran. Ne faut-il pas redouter une « irakisation » de la situation après le retrait des troupes de la coalition ?

Photo de Jean-Michel BoucheronJean-Michel Boucheron :

...Occident cesse d'y faire n'importe quoi, au risque d'un embrasement général. J'y insiste, au moment où on entend certains bruits de botte et où il se dit qu'Israël s'apprêterait à attaquer l'Iran. Alors que nous n'étions allés en Afghanistan que pour éradiquer Al Qaida, nos objectifs ont dérivé. Nous sommes restés trop longtemps et notre dispositif n'est aujourd'hui pas le bon. Le retrait de nos troupes va s'accélérer, il faut s'en féliciter, même s'il aurait pu démarrer plus tôt, notamment juste après l'assassinat de Ben Laden. Quel sera le rôle des forces résiduelles car il y en aura ? Lutter contre Al Qaida, notamment vérifier que le pouvoir en place à Kaboul, demain comme aujourd'hui, ne laisse pas l'organisation réinstaller de camps d'entraînement dans le pays, doit être leur seul rôle. T...

Photo de Jacques MyardJacques Myard :

Je ne pense pas qu'après le retrait des troupes de la coalition, le régime afghan pourra résister à l'instabilité de l'ensemble de la région. Vous envisagez, à juste titre, messieurs les ministres, un retrait ordonné de nos troupes. Celui-ci passe par la route pakistanaise. Lorsque j'y pense, une image me hante l'esprit, celle du départ des troupes américaines de Saïgon. Comment organiser de manière ordonnée ce retrait, dans une région aussi ...

Photo de Axel PoniatowskiAxel Poniatowski, président :

...at, le 20 janvier dernier, de quatre de nos soldats lors d'un entraînement à l'intérieur de la base de Gwan. Les circonstances dans lesquelles ces hommes ont été tués appelaient de la part des autorités françaises une réflexion approfondie et des décisions rapides. Le Président de la République a annoncé dès le 27 janvier, après s'en être entretenu avec le Président Karzaï et nos alliés, que les troupes françaises combattantes auront quitté l'Afghanistan à la fin de l'année 2013, soit avec un an d'avance sur le calendrier initialement prévu. Réussir ce désengagement militaire alors que les conditions de la stabilisation de l'Afghanistan ne sont pas encore réunies est une entreprise délicate. Vous nous expliquerez les différentes options qui ont été envisagées et pourquoi celle-ci a été retenue. ...

Photo de Guy TeissierGuy Teissier, président :

... félicite que le secrétaire américain à la défense, Leon Panetta, envisage que les forces américaines en Afghanistan passent d'ici à la fin 2013 « d'un rôle de combat à un rôle de formation, de conseil et d'assistance ». Voilà qui bat en brèche l'opinion selon laquelle nous serions à la remorque des Américains. Nous pouvons donc envisager, avec le Président de la République, un départ ordonné des troupes de la coalition. Vous revenez, monsieur le ministre de la défense, d'Afghanistan, où vous avez pu, avec le chef d'état-major des armées, mesurer le degré de sécurité supplémentaire qu'il convient d'assurer à nos troupes. Pouvez-vous nous en faire une présentation détaillée et nous préciser les mesures à prendre ? Vous avez également participé le 3 février au sommet des ministres de la défense d...

Photo de Françoise HostalierFrançoise Hostalier :

...ition. Comment consolider l'État de droit en Afghanistan, et quel rôle nos gendarmes joueront-ils dans cette transition, monsieur le ministre de la défense ? Vous avez, monsieur le ministre des affaires étrangères, parlé du Pakistan. Un autre grand voisin de l'Afghanistan n'est pas neutre dans la situation : l'Iran. Ne faut-il pas redouter une « irakisation » de la situation après le retrait des troupes de la coalition ?

Photo de Jean-Michel BoucheronJean-Michel Boucheron :

...Occident cesse d'y faire n'importe quoi, au risque d'un embrasement général. J'y insiste, au moment où on entend certains bruits de botte et où il se dit qu'Israël s'apprêterait à attaquer l'Iran. Alors que nous n'étions allés en Afghanistan que pour éradiquer Al Qaida, nos objectifs ont dérivé. Nous sommes restés trop longtemps et notre dispositif n'est aujourd'hui pas le bon. Le retrait de nos troupes va s'accélérer, il faut s'en féliciter, même s'il aurait pu démarrer plus tôt, notamment juste après l'assassinat de Ben Laden. Quel sera le rôle des forces résiduelles car il y en aura ? Lutter contre Al Qaida, notamment vérifier que le pouvoir en place à Kaboul, demain comme aujourd'hui, ne laisse pas l'organisation réinstaller de camps d'entraînement dans le pays, doit être leur seul rôle. T...

Photo de Jacques MyardJacques Myard :

Je ne pense pas qu'après le retrait des troupes de la coalition, le régime afghan pourra résister à l'instabilité de l'ensemble de la région. Vous envisagez, à juste titre, messieurs les ministres, un retrait ordonné de nos troupes. Celui-ci passe par la route pakistanaise. Lorsque j'y pense, une image me hante l'esprit, celle du départ des troupes américaines de Saïgon. Comment organiser de manière ordonnée ce retrait, dans une région aussi ...

Photo de Axel PoniatowskiAxel Poniatowski, président :

...ication des attentats, le détournement massif des aides ont rompu le consensus initial sur le conflit afghan dans les opinions et dans la sphère politique. A la suite de l'embuscade d'Uzbin, en août 2008, qui a coûté la vie à dix de nos soldats, le Parlement s'est prononcé, en septembre 2008, en application des nouvelles dispositions de la Constitution, pour la prolongation de la présence de nos troupes sur le terrain afghan. L'élection de M. Barak Obama a marqué une nouvelle étape avec le transfert de troupes américaines de l'Irak vers l'Afghanistan et la décision, prise il y a quelques jours, d'envoyer 30 000 soldats américains supplémentaires. La France plaide, depuis l'origine, pour une approche intégrée du conflit afghan, et tous nos alliés conviennent aujourd'hui que la solution n'est pa...

Photo de François LoncleFrançois Loncle :

...s en bloc, ce qui permettrait à ceux d'entre nous qui souhaitent assister, au moins pour partie, au débat qui se déroule dans l'Hémicycle, d'entendre certaines de ses réponses. Cette dispersion est très fâcheuse. Au mois d'octobre, comme d'autres responsables français, y compris au plus haut niveau, vous vous êtes engagé, monsieur le ministre, à ce que notre pays n'augmente pas l'effectif de ses troupes en Afghanistan, où se trouvent 3 750 soldats et 350 gendarmes français. Tiendrez-vous cet engagement en dépit des demandes de M. Obama ? Le tiendrez-vous encore après la Conférence de Londres ?

Photo de Nicole AmelineNicole Ameline :

... Londres sera déterminante. Elle suppose des engagements clairs du président Karzaï, qu'il s'agisse de la gouvernance, de la réconciliation nationale, de la lutte contre la corruption ou du statut des femmes. Quelles doivent être les priorités, et quelles seront les exigences de la France à Londres ? Selon vous, l'échéance de juillet 2 011 fixée par le Président Obama pour le début du retrait des troupes américaines d'Afghanistan un pari ambitieux - peut-elle être tenue et si oui, à quel prix ? Il faut, dans tous les cas, éviter que l'offensive nouvelle ne soit purement américaine ; ce qui se passe en Afghanistan ne doit pas être considéré comme une guerre américaine alors que toute la communauté internationale est concernée. Enfin, dans l'Union européenne de l'après-Lisbonne, « l'offre europé...

Photo de Jean-Michel BoucheronJean-Michel Boucheron :

... zones : dans les zones pachtounes certes, mais aussi en Somalie, au Yémen et au Sud-Sahara. S'agissant de l'Afghanistan proprement dit, attendre de M. Karzaï qu'il mette un terme à la corruption est aussi fantaisiste que d'attendre d'un poisson qu'il respire hors de l'eau. Cela mis à part, le problème le plus grave est celui des talibans. Or, le message de M. Obama - « Nous allons renforcer nos troupes pendant dix-huit mois puis commencer à les retirer » - est ambigu car si cette stratégie est comprise en Occident comme un renforcement, pour les Afghans elle annonce un retrait, et les talibans vont se sentir confortés par cette déclaration ambivalente. Les talibans sont le bras armé du nationalisme pachtoune, ce qui nous importe assez peu ; seulement, à ce titre, ils sont aussi le bras armé du ...

Photo de Jacques MyardJacques Myard :

...e en séance plénière. Ce n'est pas ma conception de la revalorisation du Parlement et je vous prie de le faire savoir à la Conférence des présidents. En Afghanistan, nous assistons à une fuite en avant. Nous sommes pris dans un engrenage : comme c'est le cas dans toute guerre asymétrique où une armée régulière fait face à une guérilla, les militaires vont nous demander d'envoyer toujours plus de troupes, si bien que nous apparaîtrons de plus en plus comme une armée d'occupation. Il n'y a aucune solution militaire possible, et vous le savez fort bien, monsieur le ministre, vous qui insistez sur le fait que la France doit davantage former que combattre. La stratégie américaine est confuse, l'OTAN, devenu le gendarme du monde, est dans une impasse. Tout cela aura des résultats catastrophiques et no...

Photo de Colette LangladeColette Langlade :

...ieur le ministre, les efforts récents du Pakistan ? Sur un autre plan, le récent refus exprimé par le Président de la République d'envoyer des soldats en renfort en Afghanistan est paradoxal, puisqu'il intervient après que la France a décidé de participer au commandement intégré de l'OTAN, et alors que la France a toujours appuyé la politique afghane du président Bush, envoyant même de nouvelles troupes en Afghanistan en 2008. La stratégie française est en question alors même qu'elle s'était singularisée en donnant la priorité à la reconstruction du pays et à sa sécurisation par la formation de policiers et de militaires afghans. Le risque d'isolement de la France est grand, et la position du Président de la République est d'autant plus délicate qu'il n'existe pas de politique européenne commune...

Photo de Dominique SouchetDominique Souchet :

... du Yémen à l'Algérie, de la Somalie aux pays du Sahel. Dans ce contexte, la stratégie efficace n'est-elle pas de multiplier les opérations de police et de renseignement et de procéder à des actions militaires ciblées, comme le font les Américains dans les zones tribales pakistanaises ? Les leçons des déboires soviétiques en Afghanistan n'ont pas été tirées. Plus l'Union soviétique augmentait ses troupes, plus elle coalisait la population contre elle. Je crains que nous ne participions à un processus de même nature, alors qu'il faudrait obtenir un renversement radical de cette stratégie.

Photo de Louis Giscard d'EstaingLouis Giscard d'Estaing, Rapporteur :

Les auditions de ce jour ont pour objet d'examiner les coûts et surcoûts des opérations militaires extérieures, ou Opex. Je souhaite poser au général Clément-Bollée deux premières séries de questions. S'agissant tout d'abord des ressources humaines nécessaires aux Opex, pourriez-vous nous préciser les rythmes de rotation des troupes, leur influence sur le recrutement ainsi que les mesures prises en matière de rémunération ? S'agissant ensuite des besoins spécifiques des troupes en Opex, il n'est un secret pour personne que de nombreux militaires achètent sur leurs propres deniers une partie de leur équipement (gants, lunettes de soleil pare-éclats, gilets, lampes, vêtements polaires ). Quelle est la part d'équipements achet...

Photo de Françoise Olivier-CoupeauFrançoise Olivier-Coupeau, Rapporteure :

L'entraînement des troupes pour l'Afghanistan suppose une préparation renforcée, en centre d'aguerrissement en montagne notamment. Le surcoût lié à cette préparation est-il calculé et comptabilisé dans les surcoûts Opex ?

Photo de Bernard CazeneuveBernard Cazeneuve :

Monsieur le Premier ministre, messieurs les ministres, à l'heure où vous nous appelez à nous prononcer par un vote sur cinq opérations militaires extérieures dans lesquelles nos troupes sont engagées, nous nous devons, par-delà les diverses sensibilités qui traversent cet hémicycle, d'avoir une pensée pour nos soldats dont la vie est exposée sur le théâtre de ces opérations. Nous nous devons aussi, par respect pour eux et pour ceux qui sont tombés sous le feu en Afghanistan, en Côte d'Ivoire ou au Gabon, de nous placer au-dessus de toute contingence politique et de montrer à no...