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...re nom à tous la bienvenue à M. Pierre Mongin, président de la RATP, à M. Guillaume Pepy, président de la SNCF, à M. Jacques Rapoport, nouveau président de Réseau ferré de France (RFF) et à M. François-Régis Orizet, directeur régional de RFF, à Mme Sophie Mougard, directrice générale du Syndicat des transports d'Île-de-France (STIF), et à M. Marc Pelissier, secrétaire général de l'Association des usagers des transports d'Île-de-France (AUT-IDF).
Les députés qui ont contribué au rapport de la commission d'enquête que j'ai eu l'honneur de présider, puis l'ont adopté à l'unanimité, ont souhaité placer les usagers au centre du système de transport. Or nous sommes aujourd'hui confrontés à un problème hors norme : un seuil de rupture est atteint, de sorte que les usagers ont le sentiment de « vivre une galère » au quotidien. Cette situation est due à des décennies de sous-investissement, mais aussi à un problème d'aménagement du territoire. Doit-on continuer à installer bureaux et activités économiques au ...
...e simulation a permis de constater qu'en faisant circuler sur une voie réservée du périphérique parisien les bus, les taxis, les véhicules d'urgence, les véhicules en covoiturage et les véhicules les moins polluants, on y réduirait certes le trafic de 25 % mais que, comme la circulation y serait rendue plus fluide pour des véhicules transportant un plus grand nombre d'occupants, le nombre total d'usagers transportés serait augmenté. La mesure serait donc incontestablement efficace. Le président de la RATP peut-il nous dire où en est le projet OURAGAN censé améliorer la fréquence des rames aux heures de pointe ? Quels sont les projets de la SNCF en matière d'intermodalité entre transports collectifs et vélo ? Le président de RFF peut-il nous éclairer sur les projets relatifs à la petite ceintu...
...t une tout autre chanson quand il s'agit de transférer une administration en province ! L'obligation de traverser Paris pour un transfert entre l'aéroport d'Orly et celui de Roissy Charles-de-Gaulle constitue un autre problème auquel il faut s'attaquer dès maintenant. Pour améliorer les transports, on ne peut faire l'économie de grands travaux, et donc d'investissements lourds et complexes. Les usagers se plaignent que la réalisation de ces projets soit sans cesse reportée, mais les élus se heurtent au même constat. Même en zone rurale, il faut huit à dix ans pour qu'un simple projet de route aboutisse : étude d'impact sur le milieu aquatique, études faunistique et floristique, fouilles archéologiques, recours intentés par des associations ou des particuliers Toutes ces procédures ont sans do...
Les conditions de transport en Île-de-France sont devenues un facteur majeur de stress pour les usagers. Aussi, en cette période de profondes restructurations qui les affectent directement, il faut surtout éviter les annonces qui ne seraient pas suivies d'effets. Il faut aussi une communication globale à l'échelle de la politique globale qu'on veut pour le réseau régional et une communication qui donne du sens à ce qui se fait. C'est pourquoi j'ai apprécié l'intervention de Guillaume Pepy : al...
Les transports en Île-de-France ne sont pas la seule affaire des Franciliens : ce devrait même être une grande cause nationale. La situation actuelle est incompréhensible pour les usagers à plusieurs égards. Ils voient se développer des services en ligne comme le compte Twitter « quoimaligne » qui fournit une information que le service public lui-même n'est pas en mesure d'assurer. Mais surtout ils constatent des disparités qu'ils ont du mal à admettre. Les habitants de Sénart travaillant à La Défense mettent au moins autant de temps pour s'y rendre qu'un Tourangeau pour arriver ...
...re, ne pourriez-vous nous donner votre avis, si possible sans langue de bois, sur notre proposition de reprendre le schéma qui avait prévalu pour le métro parisien, à savoir des réalisations rapides avec un financement sur cinquante ans ? Cette solution permettrait de réduire les coûts d'un tiers, de réaliser le Grand Paris Express dans les délais initialement prévus, et de faire trois millions d'usagers heureux.
...'agissant de la sûreté et des conditions de transport des voyageurs sur les réseaux RATP et SNCF, a-t-on fait des progrès pour mieux conjuguer les logiques de territoires, de lignes, de transporteurs, ainsi que les souhaits respectifs de l'État et des collectivités ? Enfin et cela vaut pour l'ensemble du réseau national , quand pourrons-nous acheter un billet sans avoir l'impression d'être un usager de second ordre parce que notre gare de desserte n'appartient pas au réseau privilégié du TGV, ou au réseau couvert par la billetterie en ligne ?
Le passe Navigo, carte à puce utilisant la technologie RFID, permet de stocker, sur les déplacements de ceux qui en sont détenteurs, des données que la RATP a été autorisée par la CNIL à conserver pendant 48 heures, délai pendant lequel la police a le droit d'y accéder. Comment concilier la protection des données personnelles réclamée par les associations d'usagers et la nécessité d'assurer la sécurité des voyageurs grâce à l'utilisation du numérique ? La police se voit-elle refuser la communication de ces données personnelles ? D'autre part, la CNIL a reproché à la RATP de ne pas faire le nécessaire pour diffuser le passe Navigo « Découverte », anonyme. Qu'en est-il aujourd'hui ?
...L'effort déployé est sans équivalent : c'est plus de 1,4 milliard d'euros qui devait être consacré jusqu'en 2018 à la mise aux normes des gares, et plus de 200 millions d'euros pour l'aménagement des points d'arrêt sur le réseau routier. Où en sont ces travaux ? Quel est l'échéancier ? Quels moyens la RATP et la SNCF ont-elles engagés pour la formation de leurs agents qui sont en contact avec les usagers ? Dans un autre ordre d'idée, plutôt que de continuer à se démener sans espoir pour faciliter l'accès aux services sur des territoires saturés, ne faudrait-il pas envisager de déplacer des populations, voire des activités, vers d'autres territoires, où la qualité de vie n'a rien à envier à celle de Paris ?
Dans ma circonscription, les quatre cents places du parking d'intérêt régional de Nemours, aménagé dans les années quatre-vingt-dix, sont prises d'assaut tous les matins mais se révèlent d'autant plus insuffisantes que s'ajoutent aux usagers de toujours d'anciens usagers d'une gare proche : ils se sont en effet reportés sur celle de Nemours pour utiliser un parking gratuit, le leur étant devenu payant après des travaux d'extension. Ce territoire ayant été éprouvé par la crise, beaucoup de ses habitants n'ont d'autre solution que d'aller travailler à Paris, mais ils doivent d'abord emprunter leur automobile pour accéder au réseau de...
... les opérateurs ont-ils avec le Gouvernement sur ce sujet ? Enfin, dans ma circonscription, un terrain proche d'une gare, appartenant à RFF, fait l'objet d'un projet immobilier alors que pourrait y être aménagé un de ces parkings dont ont cruellement besoin la petite et la grande couronnes. Réseau ferré de France va-t-il céder à une tentation mercantile, au risque de compliquer encore la vie des usagers ?
...Si l'on a été généreux en promesses à l'égard de l'Île-de-France, on n'en a pas prodigué moins à la province ! Le schéma national des infrastructures de transport (SNIT) aura probablement été le document le plus riche en promesses trois branches de lignes à grande vitesse pour 18 milliards d'euros ! Certes, l'Île-de-France est prioritaire tant la dégradation quotidienne des transports affecte d'usagers et pose d'ailleurs un problème d'ampleur nationale. Mais a-t-on une idée du coût total des travaux nécessaires dans cette région ? Pour un élu de province, les montants évoqués à ce propos sont vertigineux et la variation des estimations telle qu'on s'y perd. Enfin, alors que Paris ambitionne d'être une capitale internationale, la desserte de ses aéroports est l'une des plus mauvaises en Euro...