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Sécurité globale


Les interventions d'Alice Thourot


Les amendements de Alice Thourot pour ce dossier

111 interventions trouvées.

Monsieur Peu, j'ai été très claire, nous aussi souhaitons lutter contre la précarisation dans le secteur de la sécurité privée. Simplement, je ne peux pas vous laisser dire dans l'hémicycle que ce secteur, c'est uniquement de l'esclavage généralisé et uniquement du travail dissimulé. On ne peut jeter ainsi l'opprobre sur toute une profession.

Vous jetez l'opprobre sur toute une profession ; je ne peux pas vous laisser le faire dans cet hémicycle.

Sur le fond, par l'amendement no 795, vous proposez d'interdire totalement la sous-traitance des marchés de contrats de sécurité privée ; c'est aller trop loin, et s'éloigner de l'équilibre que nous souhaitons.

Il faut respecter la liberté d'entreprendre, la liberté du commerce et de l'industrie, et un équilibre en ce sens doit être trouvé. C'est la raison pour laquelle, je défendrai d'autres amendements, outre celui que nous venons d'adopter, pour lutter contre la sous-traitance en cascade. Mais nous n'interdirons pas totalement la sous-traitance – ...

Les deux amendements qui suivent, le no 800 et le no 906, visent respectivement à limiter le pourcentage du travail et celui du montant du marché donnant lieu à de la sous-traitance. Or nous proposons, je le rappelle, une autre solution, qui combine plusieurs mesures : interdire la sous-traitance après le deuxième rang ; limiter le recours à ce...

Je voulais juste préciser que l'avis de la commission était bien entendu défavorable sur les deux amendements de suppression de l'article.

L'article 3 de la loi du 31 décembre 1975 relative à la sous-traitance prévoit déjà une faculté de transmission des contrats à la demande du donneur d'ordre : « l'entrepreneur principal est tenu de communiquer le ou les contrats de sous-traitance au maître de l'ouvrage lorsque celui-ci en fait la demande. » L'article 7 du présent texte renforce...

Je ne suis toujours pas d'accord sur cette durée de trois ans. Concrètement, un policier national prenant sa retraite serait obligé d'attendre trois ans avant de pouvoir rejoindre une entreprise de sécurité privée ou d'en créer une. Nous considérons, au contraire, qu'il est important qu'il puisse éventuellement rejoindre le secteur de la sécuri...

Rassurez-vous, monsieur Molac, on pourra s'assurer de la maîtrise du français comme on pourrait le faire de la maîtrise du breton. Vous souhaitez supprimer cette condition de maîtrise du français pour réaliser une formation professionnelle. Pour notre part, nous considérons que cette maîtrise est fondamentale, notamment lors d'une intervention...

Je vous propose de retirer l'amendement, à défaut, l'avis sera défavorable. Vous l'aviez présenté en commission, mais, depuis, nous avons retravaillé l'article 7 pour encadrer beaucoup plus strictement le recours à la sous-traitance, en posant trois conditions dans des amendements que je vous soumettrai. Voilà pourquoi je vous demande de retire...

J'espère que cet amendement, le deuxième de ceux que j'évoquais tout à l'heure, recueillera un large soutien. Il vise à interdire le recours à la sous-traitance au-delà du deuxième rang. Cette mesure a fait l'objet d'un assez large consensus en commission : je vous remercie tous pour votre participation et pour vos amendements. Je voudrais rem...

En fait, nous allons exiger le niveau de langue B2, lequel n'a rien à voir avec le casier judiciaire évoqué au début de nos débats. C'est un niveau précis de langue intermédiaire qui permet de comprendre et d'être compris. La mesure relève du domaine réglementaire. Je tenais à répondre à mon collègue Blanchet sur ce point.

Nous avons largement débattu de ce sujet en commission : la restriction que vous proposez est trop importante quand on l'ajoute à celles que nous avons adoptées. Elle poserait problème si une partie des effectifs tombait malade, par exemple du covid-19. Voilà pourquoi mon avis sur l'amendement est défavorable.

Il ressemble aux deux autres amendements en discussion commune et vise à sanctionner le donneur d'ordre en cas de manquement à son devoir de surveillance. Sa rédaction donne une responsabilité particulière au donneur d'ordre, qui est chargé de « s'assurer que les motifs de recours à la sous-traitance ont été validés par l'entrepreneur principal...

Vous demandez la publication par l'entreprise recourant à la sous-traitance d'un avis d'attribution dans la même publication que celle choisie pour l'avis d'appel à la concurrence. La difficulté réside dans le fait que cela ne concernerait que les marchés publics pour lesquels il existe une obligation de publicité. Votre disposition ne s'appliq...

Il me semble que nous nous sommes mal compris, monsieur Peu, et je voudrais vous rassurer sur le sens de l'article 8. En fait, les habilitations dont vous parliez seraient confiées aux agents du CNAPS, qui sont des fonctionnaires ou des contractuels de la fonction publique. Il n'est donc pas du tout question de confier ces prérogatives à des p...

Il me semble que vos amendements contribuent plutôt à nourrir une suspicion à l'égard des agents du CNAPS, dont l'immense majorité fait très bien son travail. J'en profite d'ailleurs pour saluer leur engagement quotidien. Je demande le retrait des amendements. À défaut, j'émettrai un avis défavorable.

Je demande le retrait de l'amendement no 90 car il est satisfait : il existe déjà un code de déontologie pour la profession, qui énonce notamment des objectifs généraux à respecter – la sobriété, la confidentialité, la loyauté, etc. À défaut d'un retrait, j'émettrai un avis défavorable. Quant à l'amendement no 91 sur la création d'un observato...

Nous avons déjà débattu en commission de la surveillance des détenus hospitalisés. Nous étions alors convenus, de façon assez consensuelle, que ce n'était pas forcément un bon exemple de transfert de compétences, en particulier lorsqu'il s'agit de détenus dangereux. De manière plus générale, s'il y a des transferts de compétences aux sociétés ...

La commission a considéré que la publication des sanctions constituait en elle-même une sanction supplémentaire et qu'elle ne devait donc pas être automatique. Cet amendement vise à introduire une exception et à rendre la publication systématique quand a été prononcée une interdiction, même seulement temporaire, d'exercer.