Pour une école de la confiance — Texte n° 1629

Amendement N° 834 (Adopté)

Publié le 12 février 2019 par : Mme Valérie Petit, Mme De Temmerman, M. Baichère, Mme Sarles, M. Le Bohec, Mme Charrière, Mme Liso, Mme Provendier, M. Gérard, Mme Abba, Mme Granjus, M. Claireaux, Mme Mauborgne, M. Lavergne, Mme Piron, M. Vignal, Mme Lenne, M. Touraine, Mme Vanceunebrock-Mialon, M. Julien-Laferrière, Mme Beaudouin-Hubiere, Mme Grandjean, M. Testé, M. Mbaye, M. Besson-Moreau, Mme Jacqueline Maquet, Mme Gaillot, Mme Racon-Bouzon, M. Chalumeau, M. Kerlogot, Mme Valetta Ardisson, Mme Françoise Dumas, Mme Panonacle, M. Cédric Roussel.

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Le premier alinéa de l'article L. 111‑4 du code de l'éducation est complété par une phrase ainsi rédigée : « Chaque formulaire administratif qui leur est destiné fait mention d'un parent 1 et d'un parent 2. »

Exposé sommaire :

Cet amendement vise à ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs soumis à l'école.

Effectivement, les familles ont de nombreux formulaires à remplir pour leurs enfants : en début d'année pour recueillir les informations d'état-civil, pour l'inscription en cantine ou encore pour les autorisations en sorties de classe. Bien que depuis l'adoption de la loi n° 2013‑404 du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, de nombreuses municipalités ont pris en compte la diversité familiale que sont les familles homoparentales, de nombreuses municipalités font encore de la résistance, et des formulaires administratifs comportent toujours en 2019 les mentions « père » et « mère » dans les demandes d'informations sur les enfants à l'école de la République.

Or, ces mentions ont comme conséquence de ne pas reconnaître la diversité familiale, en demandant aux familles homoparentales de faire l'effort de barrer la mention qui ne correspond pas à leur modèle, ce que l'on ne demanderait pas à une famille hétéroparentale. Cela peut également être source d'interrogations de la part de l'enfant qui ne comprendrait pas que l'on remette en cause son modèle familial.

Cette absence de prise en compte ne respecte pas la dignité des familles et des enfants et représente une forme de négation de l'existence de familles homoparentales.

Afin d'envoyer un signal de respect aux familles homoparentales et dans un souci de faire évoluer les formulaires administratifs aussi vite que la société, cet amendement propose que chaque formulaire administratif d'informations soumis aux parents fasse désormais la mention d'un « parent 1 » et d'un « parent 2 », à la place des mentions « père » et « mère ».

9 commentaires :

Le 11/02/2019 à 20:53, Philippe Delescluse a dit :

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99% des gens n’ont pas de problème avec la formulation actuelle. Par contre 100% des gens auront des problèmes avec la formulation proposée par l’amendement. En neutralisant le genre, chacun des parents se posera la question à chaque fois : suis-je parent 1 ou parent 2. Il risque de se tromper et d’etre tantôt l’un, tantôt l’autre ! Je propose la simplicité et de garder la formulation actuelle. Les différences existent, ce n’est pas un formulaire qui les révèlent. Par ailleurs les mots père et mère ont un sens pour 99% des personnes, n’appauvrisons notre langue.

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Le 11/02/2019 à 21:43, michelam83 a dit :

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Ineptie en provenance d’esprits torturés. Un enfant n’appellera jamais son père ou sa mère ni parent

ni parent1 ni parent2 ou alors la langue française subira une révolution que personne ne veut

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Le 13/02/2019 à 01:17, Clochette a dit :

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Donc si on suit votre raisonnement , pour ne blesser personne on doit utiliser parent 1 et 2. Soit. Et que se passe t il pour les enfants orphelins ? Ça ne va pas leur causer un traumatisme de voir écrire le mot parent? Il ne faudrait pas leur manquer de respect ! Et puis qui est le premier parent le père ou la mère? Vous pensez que cette question va ressortir combien de fois le jour où les éleves vont remplir les papiers? Accroissant par la même le malaise enfin si malaise il y a.

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Le 13/02/2019 à 16:35, Patkas a dit :

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Pourquoi supprimer père et mère ? S'il y a un besoin pour quelques %, mettre alors père/parent 1 et mère/Parent 2. C'est un déni de la parentalité biologique pour tous nos enfants, quelle tristesse...

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Le 14/02/2019 à 10:01, Corine DA a dit :

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Ainsi donc, cet amendement représente une négation de l'existence des familles composées d'un père et d'une mère, et qui refusent de se voir affublées des appellations "parent 1" et "parent 2" sur les formulaires administratifs. Pour satisfaire une minorité, nos députés demandent à la très grande majorité des familles hétérosexuelles de notre pays de "faire l'effort de barrer la mention qui ne correspond pas à (sic)" la vérité.Quel manque de respect pour les familles constituées d'un père et d'une mère ! Quant aux questions que pourraient se poser les enfants sur leur modèle familial à cause de formulaires, nos députés pensent-ils vraiment que les enfants de familles homoparentales ne poseront pas la question de savoir qui est leur père ou leur mère, qu'il ne connaît pas ? Que font nos députés des droits de l'enfant ? C'est quoi, la prochaine étape ? Supprimer la Fête des Mères et la Fête des Pères ?

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Le 17/02/2019 à 10:21, Guignard a dit :

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Depuis des millénaires, une famille est composée d'un père, d'une mère, de frère et soeur. Depuis le mariage pour tous, le mariage est devenu une formule mathématique pour satisfaire les couples homosexuels. Mais ou allons nous, pour une minorité, nous remettons en cause les familles “normales“ . Comme pour les vacances d'hiver, de printemps et bien d'autre,pour faire plaisir, comme d'habitude, à une minorité. Je pense que nos députés ont des problèmes bien plus importants à règler.

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Le 18/02/2019 à 10:01, Laïc1 a dit :

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Ils sont complètement dingues, c'est le problème, c'est pour ça qu'il y a autant de gilets jaunes dans la rue : on ne peut pas supporter indéfiniment toute cette folie qui ne mène qu'à l'exaspération citoyenne. Les Français en ont ras-le-bol d'être gouvernés par une ultra minorité qui ne pense qu'à intérêt ultra privé contre le bien général.

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Le 18/02/2019 à 12:36, Laïc1 a dit :

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En plus, imposer de faire un choix entre parent 1 et parent 2 revient à faire une discrimination entre les parents, cela impose de faire un ordre de classement au sein même de la famille, de désigner un ordre de préférence entre justement le père et la mère, n'en déplaise aux hypocrites du pouvoir, alors qu'en mettant père et mère il n'y avait pas à faire ce choix de classement entre l'homme et la femme. Donc cela va créer une dissension entre le mari et la femme pour savoir qui aura la prééminence lors de l'inscription des enfants, chose qui n'existait pas quand il y avait père et mère imposé.

Et d'ailleurs ce sont ces personnes qui obligent à ce classement intrafamilial qui vont ensuite s'élever contre l'ordre de classement lors de la remise des copies des élèves suite à leurs évaluations scolaires.

Et bien sûr ces sujets ne seront pas abordés lors des journées du grand débat national, sujets ô combien tabou, et trop sensibles pour y être discutés.

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Le 18/02/2019 à 22:32, Laïc1 a dit :

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On remarquera au passage qu'un lobby représentant 0.01 pour cent des couples mariés arrive à mettre sous sa coupe et ses commodités les 99.99 % qui vivent selon les coutumes ancestrales de "l'homme et de la femme". Et les députés qui imposent sans sourciller la loi de l'ultra minorité à l'ultra majorité, et après on va nous parler de "démocratie", de "fait majoritaire", et autres balivernes mensongères.

La vérité est qu'il n'y a pas de démocratie en France, la majorité est dirigée par une ultra minorité, raison de plus pour que celle-ci rejette les référendums, qui bouleverseraient totalement son système politique hypocrite et mensonger en redonnant force et voix à la majorité méprisée et niée.

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