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Justice sociale


Les interventions d'Aurélien Pradié


Les amendements de Aurélien Pradié pour ce dossier

17 interventions trouvées.

Je souscris totalement aux propos de notre collègue Marie-George Buffet, qui sont tout à fait fondés. Madame Hammerer, il n'y a pas des propositions de loi de première et de seconde catégorie. Il n'y a pas ici des députés de première et de seconde catégorie. Il n'y a pas d'ordre du jour de première et de seconde catégorie.

Toutes les propositions de loi que nous examinons ont strictement la même valeur. Vous ne pouvez donc pas, sous peine non seulement d'insulter les oppositions, mais surtout de neutraliser votre propre mission de députée, considérer que vous n'avez pas le droit de bouger le petit doigt sans que le Gouvernement ne vous en ait donné la consigne.

Voilà le coeur du sujet, ce que nous touchons avec les niches parlementaires. Non seulement vous niez le rôle des oppositions, mais, par là même, vous réduisez à néant votre propre rôle de parlementaires, car nous sommes, vous et nous, logés à la même enseigne : nous fabriquons la loi. D'autre part, nous sommes là pour travailler la forme.

Et si vous êtes véritablement d'accord sur le fond, il se trouve que vous avez, comme nous, un outil pour travailler la forme : ce sont les amendements.

Vous auriez très bien pu déposer un amendement à l'article 1er afin de corriger la forme qui ne vous convenait pas et d'atteindre ainsi l'objectif final que nous partageons. Ce qui me stupéfie, chers collègues de La République en marche, c'est que vous n'apprenez manifestement rien de vos erreurs –

bien que je n'imagine pas qu'un seul d'entre vous ne les ait pas à l'esprit. Vous n'apprenez absolument rien ! Vous nous en faites à nouveau la démonstration aujourd'hui. Je soupçonne toutefois que vous soyez quelques-uns à ne pas être si à l'aise que cela.

Il y a les théoriciens de la justice sociale, voire de la Politique avec une majuscule, et puis il y a les praticiens. Les théoriciens empilent les mots, les slogans, les éléments de langage, ils organisent de grandes conférences. Nous devrions être plutôt des praticiens de la politique et de la justice sociale. On ne peut pas, comme vous le fa...

Le handicap, c'est une fatalité de la vie, et une fatalité de la vie ne peut être compensée par des minima sociaux.

Vous avez raison de dire que nos visions de la société divergent radicalement : vous considérez – vous venez de le dire – que ces gens-là n'ont qu'à se débrouiller avec une prétendue solidarité familiale qui n'existe pas toujours ; nous considérons, nous, les uns comme les autres, que c'est l'honneur de la République de compenser la fatalité de...

Il y a quelques mois, vous avez fait évoluer le niveau de l'AAH, madame la secrétaire d'État. Toutefois, le plafond est resté inchangé. Comme notre collègue Marie-George Buffet l'indiquait plus tôt – pardon de vous citer encore, madame Buffet, mais je le fais toujours avec plaisir – , plus de 25 % de celles et ceux qui auraient dû bénéficier de...

Nous n'avons besoin ni d'une étude d'impact ni d'une analyse approfondie pour comprendre la situation que je suis en train d'exposer. Il paraît naturel que l'augmentation de quelques dizaines d'euros de l'AAH donne lieu à un déplafonnement. Par ailleurs, madame la secrétaire d'État, nous ne nous livrons pas ici à un concours du plus grand nomb...

Sachons reconnaître qu'en République, il est des lois dont la mise en oeuvre est très au-delà de notre portée. C'est vrai de la loi de 2005, et cette situation vous concerne tout autant que nous. Malgré tous les efforts que vous déployez, je suis navré de vous dire que vous êtes encore loin d'appliquer cette grande loi.

Sur le fondement de l'article 61, monsieur le président. Sans remettre en cause qui que ce soit ou quoi que ce soit, je voudrais faire une remarque : nous venons de procéder coup sur coup à deux votes dont le second, électronique, a donné à l'article la majorité des voix. Juste avant, le vote sur l'amendement, à main levée, avait fait soupçonn...

Tout à l'heure, l'une de nos collègues a exprimé sa colère et s'est aussitôt éclipsée, considérant sans doute que l'hémicycle sert à déverser ses remords sur les oppositions avant de se barrer !

Non, car moi, mon cher collègue, je reste ; je suis là depuis le début. Vous, vous êtes venu au coup de sifflet de la suspension de séance. Je ne pense pas avoir de leçons à recevoir de ceux qui n'ont débarqué que pour grossir les rangs au moment du vote.

Que personne ici ne s'avise de donner des leçons d'humanité ! La réalité est celle de vos choix, de vos votes. Vous avez été battus à deux reprises, alors même que vous avez commis il y a quelques jours une faute politique majeure. Le Président de la République a réuni quatorze ministres à l'Élysée – vous l'avez dit, madame la secrétaire d'État...

Et la meilleure manière de le faire est de vous battre au prochain vote. Les deux votes lors desquels vous avez été battus, lors desquels les députés se sont prononcés contre l'avis du Gouvernement, contre l'avis du groupe majoritaire, vous ont aidés à progresser. Vous devriez nous en être reconnaissants !