25 juin 2018

Proposition de loi N° 1081

visant à renforcer l'accompagnement des jeunes majeurs vulnérables vers l'autonomie

écrite par Brigitte Bourguignon
Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de Wikipedia 

cosignée par Damien Adam, Saïd Ahamada, Éric Alauzet, Patrice Anato, Alexandra Valetta Ardisson, Delphine Bagarry, Didier Baichère, Frédéric Barbier, Sophie Beaudouin-Hubiere, Belkhir Belhaddad, Justine Benin, Philippe Berta, Hervé Berville, Grégory Besson-Moreau, Pascal Bois, Julien Borowczyk, Pascale Boyer, Yaël Braun-Pivet, Blandine Brocard, Danielle Brulebois, Stéphane Buchou, Carole Bureau-Bonnard, Pierre Cabaré, Céline Calvez, Émilie Cariou, Lionel Causse, Danièle Cazarian, Sébastien Cazenove, Anthony Cellier, Jean-François Cesarini, Philippe Chalumeau, Annie Chapelier, Sylvie Charrière, Fannette Charvier, Guillaume Chiche, Christine Cloarec, Fabienne Colboc, Bérangère Couillard, Yolaine de Courson, Jean-Pierre Cubertafon, Dominique Da Silva, Olivier Damaisin, Yves Daniel, Marc Delatte, Nicolas Démoulin, Jacqueline Dubois, Nicole Dubré-Chirat, Audrey Dufeu Schubert, Françoise Dumas, Stella Dupont, Sarah El Haïry, Nathalie Elimas, Catherine Fabre, Emmanuelle Fontaine-Domeizel, Olivier Gaillard, Albane Gaillot, Grégory Galbadon, Patricia Gallerneau, Anne Genetet, Joël Giraud, Valérie Gomez-Bassac, Guillaume Gouffier-Cha, Perrine Goulet, Fabien Gouttefarde, Carole Grandjean, Florence Granjus, Olivia Gregoire, Émilie Guerel, Nadia Hai, Véronique Hammerer, Brahim Hammouche, Danièle Hérin, Dimitri Houbron, Monique Iborra, Caroline Janvier, Catherine Kamowski, Stéphanie Kerbarh, Fadila Khattabi, Sonia Krimi, Aina Kuric, Mustapha Laabid, Jean-Luc Lagleize, Amélia Lakrafi, François-Michel Lambert, Frédérique Lardet, Philippe Latombe, Fiona Lazaar, Gaël Le Bohec, Charlotte Lecocq, Marion Lenne, Monique Limon, Alexandra Louis, Sylvain Maillard, Laurence Maillart-Méhaignerie, Jacqueline Maquet, Jacques Marilossian, Didier Martin, Sereine Mauborgne, Jean François Mbaye, Thomas Mesnier, Monica Michel, Thierry Michels, Jean-Michel Mis, Paul Molac, Sandrine Mörch, Naïma Moutchou, Catherine Osson, Zivka Park, Patrice Perrot, Bénédicte Peyrol, Michèle Peyron, Damien Pichereau, Claire Pitollat, Barbara Pompili, Jean-Pierre Pont, Natalia Pouzyreff, Véronique Riotton, Stéphanie Rist, Marie-Pierre Rixain, Mireille Robert, Laëtitia Romeiro Dias, Laurianne Rossi, Nathalie Sarles, Jacques Savatier, Denis Sommer, Bertrand Sorre, Sira Sylla, Aurélien Taché, Marie Tamarelle-Verhaeghe, Liliana Tanguy, Adrien Taquet, Jennifer De Temmerman, Stéphane Testé, Vincent Thiébaut, Valérie Thomas, Jean-Louis Touraine, Élisabeth Toutut-Picard, Stéphane Trompille, Nicolas Turquois, Laurence Vanceunebrock-Mialon, Olivier Véran, Annie Vidal, Patrick Vignal, Corinne Vignon, Cédric Villani, Martine WonnerJean-Marc Zulesi

Extrait

Mesdames, Messieurs, En l'absence de soutien familial, de ressources financières et, bien souvent, de diplôme ou d'accès à un logement, de nombreux jeunes majeurs se trouvent exposés au risque d'isolement et de pauvreté. Ces difficultés concernent en premier lieu les jeunes relevant du dispositif de protection de l'enfance lorsqu'ils atteignent l'âge de dix-huit ans.

En effet, les données de l'INSEE montrent que ces derniers sont particulièrement exposés à la rue : 23 % des personnes privées de logement sont d'anciens enfants placés, alors qu'ils ne représentent que 2 à 3 % de la population générale.

Ce chiffre atteint 35 % chez les 18-24 ans.

Sans soutien de la collectivité, ces jeunes les plus fragiles se voient contraints de faire appel au numéro d'urgence 115 ou aux dispositifs d'hébergement d'urgence, qui ne sont pas toujours adaptés à leur situation.

Si près de 20 000 jeunes bénéficient aujourd'hui d'un contrat « jeune majeur » conclu avec le départem...

Consulter le document complet sur le site de l'Assemblée

(version pdf)

2 commentaires :

Le 06/07/2018 à 08:27, lilou69 a dit :

Avatar par défaut

C'est un constat dramatique mais pourtant bien réel. Souvent les enfants placés au titre de la protection de l'enfance sont surprotégés en étant mineurs. Travailler sur le présent est déjà une part très prenante au vu des situations complexes rencontrées et des conséquences pour l'enfant. Seulement notre travail est aussi malheureusement de confronter l'enfant à sa réalité des 16 ans, qu'il ne projette pas souvent de lui-même s'il ne peut pas retourner chez ses parents. Les foyers jeunes majeurs et appartements éducatifs permettent une continuité dans l'accompagnement éducatif. Le temps que le jeune majeur se constitue assez de ressource pour assurer sa propre sécurité. Ces contrats jeunes majeurs sont donc essentiels mais malheureusement insuffisants. Ce qui mène ces jeunes majeurs à l'errance par manque de ressource et de solution à leur problématique. Ou sont les sous pour pérenniser et déployer tous ces dispositifs ? Il y a un réel manque de moyens ou rien que sur Lyon j'ai pu constater la vétusté de certains appartements éducative. Ou des structures qui proposent des chambres de 9 mètres carres. C'est donc à mon sens une non-reconnaissance d'une problématique de notre société. On ferme les yeux sur une jeunesse cabossée mais pourtant qui en veut plus, qui veut vivre. Il est grand tant de s’interroger sur ce que ce manque de reconnaissance véhicule pour ces personnes.

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

Le 06/07/2018 à 09:00, lilou69 a dit :

Avatar par défaut

Un grand merci pour cette proposition de loi. Il est grand temps de se soucier de nos enfants issu de l'aide sociale à l'enfance qui doivent guérir du passé et se construire un avenir. Faut-il pour cela reconnaître qu’actuellement on laisse ces enfants sans solutions à 18 ans. Soit contraints de retourner chez leurs parents maltraitant ou destiner à errer par faute de ressource financière, d'emploi...N'oublions pas que ces enfants n'ont rien demandés, ils sont avant tout victime de parent ou d'un environnement défaillants ne pouvant répondre à leurs besoins et je mâche mes mots. Penchez vous sur l'histoire de vie de ces gamins et je peux vous assurer que ça fait froid dans le dos! On ne peut plus fermer les yeux! Les contrats jeunes majeurs doivent être proposés systématiquement!! Ces enfants ne méritent pas de finir à la rue! Quels messages ont laisse en laissant les choses en l’état? "demain tu as 18 ans mon petit, tu es cabossés par la vie et très fragile mais tu va enfin être libre de dormir sous les ponts." N'oublions pas que ces gosses sont l'avenir du pays bon sang!

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

Inscription
ou
Connexion