11 décembre 2017

Proposition de loi N° 473

relative au financement de l'hôpital psychiatrique

Extrait

Mesdames, Messieurs, « Le plus gros souci, c'est le manque de psychiatres.

C'est très difficile d'avoir un rendez-vous, il faut attendre des semaines, des mois.

Si les malades étaient atteints du cancer, et qu'il s'agissait de cancérologues, ça choquerait.

Mais pour des malades mentaux, non. » C'est le président de l'Unafam 80, dont le frère souffre de schizophrénie, qui témoigne ainsi : « Les services sont surchargés.

Il n'y a plus de temps pour la parole : c'est remplacé par les médicaments, la contention.

Il faut mesurer notre déception.

Déjà, le malade est dans le déni, “non, je ne suis pas malade”. L'amener vers le soin, c'est un combat.

Mon frère s'est désocialisé, il est devenu SDF, s'est alcoolisé, et lorsqu'on parvient enfin à le conduire à l'hôpital : il ne reçoit pas de soin ! Faut être honnête, ma mère est morte d'un cancer, mon père d'une maladie rare, j'aime mes parents, mais je n'ai pas souffert comme je souffre, là, avec la...

Consulter le document complet sur le site de l'Assemblée

(version pdf)

1 commentaire :

Le 20/12/2017 à 22:19, winnie29 a dit :

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Tout est à faire dans les hôpitaux psychiatriques : les méthodes, les conditions de vie des patients semblent dater d'un ou 2 siècles. Y mettre les pieds, un enfer...... dont beaucoup ressortent à l'état d'épave. A moins d'avoir les bons réseaux, des psychiatres privés..... il est plus que temps que les pouvoirs publics osent regarder en face la honte d'une société dite "civilisée".

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