Interventions sur "psychiatrie"

14 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPhilippe Naillet :

...té régionale pour troubles mentaux et du comportement par rapport à la métropole ». Il précise : « Sur la période 2013-2015, les indices comparatifs de mortalité placent La Réunion au premier rang des régions françaises concernées par les décès avec pour cause les troubles mentaux. La surmortalité observée est de 23 % comparativement à la moyenne française. » D'autre part, le taux d'équipement en psychiatrie adulte y est moins élevé qu'au niveau national : 0,6 lit en hospitalisation complète pour 1 000 habitants de plus de 16 ans, contre 1 pour 1 000 en France hexagonale. Si le territoire paraît être le bon échelon pour l'organisation du système de santé mentale, l'insuffisance d'équipements et l'absence d'établissements de proximité dédiés à la santé mentale peuvent accroître les difficultés des te...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaThomas Mesnier, rapporteur général de la commission des affaires sociales :

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 a précisé que la dotation populationnelle de psychiatrie prend en compte la démographie, les caractéristiques et les besoins de la population, ainsi que les caractéristiques de l'offre de soins sur le territoire. Votre amendement est donc satisfait. Je vous suggère de le retirer, sinon mon avis sera défavorable.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois Ruffin :

Il y a trois ans, quand j'ai commencé à travailler sur la psychiatrie, j'ai cherché à savoir comment le budget qui lui est alloué avait évolué depuis une vingtaine d'années. Or je n'ai recueilli que des données très parcellaires. Ni le ministère chargé de la santé, ni l'agence régionale de santé – ARS – n'ont été en mesure de me fournir un panorama complet à ce sujet. Le budget de la psychiatrie a vraisemblablement été grignoté au cours des dernières décennies. Co...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMartine Wonner :

Je vous remercie, monsieur le ministre, pour ces précisions. Je suis heureux, mes chers collègues, que vous restiez attentifs à la question de la santé mentale. Caroline Fiat et moi-même avons remis deux rapports à ce sujet l'année dernière, l'un, tout à fait précis, relatif au financement de la psychiatrie, l'autre relatif à l'organisation de la santé mentale. Nous avons déjà discuté de la question du financement. Si l'on appliquait uniformément l'augmentation de 2 %, on figerait la carte des inégalités. Nous avons engagé, au contraire, un processus de rééquilibrage entre régions et entre établissements au sein d'une même région. Il faut toutefois y rester très attentifs, car on oublie que la cri...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Carles Grelier :

...onsacrés à des patients souffrant du covid-19. Cela peut ne pas apparaître choquant, mais de nombreux patients non-atteints du covid-19 se trouvent actuellement en situation de glissement, s'agissant de leur santé mentale, et les choses vont continuer de s'aggraver au cours des mois à venir. Non, l'heure n'est plus aux rapports, mais à l'élaboration d'un véritable plan d'urgence national pour la psychiatrie. On ne peut plus accepter que son financement soit entre les mains des ARS et que celles-ci puissent, d'un département à l'autre, différer les dépenses. Il est plus qu'urgent d'agir !

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBrahim Hammouche :

... Nous faisons donc face à des enjeux pressants et l'ensemble de la population est susceptible de connaître des troubles mentaux. Parmi les dix causes d'invalidité prévus par l'OMS – Organisation mondiale de la santé – quatre sont psychiatriques. J'ajoute que le virage ambulatoire, voulu par tous, n'a pas encore abouti car le taux de conversion n'est pas satisfaisant. Nous avons fermé des lits en psychiatrie, mais nous n'avons pas reporté suffisamment de moyens vers l'ambulatoire.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois Ruffin :

L'État ne peut manifestement pas nous dire comment le budget de la psychiatrie a évolué au cours des deux dernières décennies. Ce trou dans les statistiques, ce trou dans les connaissances, est un indice du mépris dont a souffert cette branche. Vous constaterez que j'ai la bienveillance d'en parler au passé : j'espère que ce mépris ne se prolongera pas davantage, mais, pour l'heure, ce n'est pas le cas. Je maintiens donc ma demande de rapport. Nous devons savoir, et vite, ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois Ruffin :

Lors de mes recherches sur la psychiatrie, j'ai rencontré un psychiatre de l'hôpital Philippe Pinel d'Amiens. Voici ce qu'il m'a dit : « Se priver d'une molécule, plus personne n'y songe. Elles apaisent les souffrances des grands malades. Elles facilitent leur vie sociale. Elles permettent la communication. » Ce médecin ne conteste pas l'utilité des médicaments, mais leur usage : « Si les médocs conduisent le patient à l'apathie, s'ils o...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois Ruffin :

… voire déconnecté des plus grandes fortunes du CAC 40 comme Dassault, la financière de la famille Pinault, Bouygues ou la fondation Bettencourt. Il nous faut une recherche publique d'envergure en matière de psychiatrie.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois Ruffin :

...et Wonner : leur rapport ne porte pas sur la nécessité de disposer d'une recherche indépendante en matière psychiatrique ! Celle-ci ne devrait pas être confiée à une fondation comme FondaMental, qui ne saurait être le fer de lance de la recherche psychiatrique en France. Il peut bien sûr exister des volontés privées de travailler dans ce domaine, mais nous devons avoir un diagnostic public sur la psychiatrie.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMartine Wonner :

L'expérimentation proposée par cet article, qui introduit dans le financement des critères de qualité mais aussi populationnels, me paraît tout à fait intéressante. Cela évoque les réflexions que nous avons commencé à mener sur la santé mentale ; on pourrait d'ailleurs imaginer que ces deux chemins, médecine-chirurgie-obstétrique d'une part, psychiatrie de l'autre, finissent par converger. En revanche, nous avons connu des réformes de financement qui ont pris beaucoup trop de temps, par exemple celle du financement des soins de suite. Cet amendement fixe donc la durée de cette expérimentation à trois ans au lieu de cinq, pour se mettre une légère pression sur les résultats.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlain Ramadier :

Il a été déposé par notre collègue Descoeur. Pour obtenir la prise en charge d'un acte de téléconsultation, les patients doivent s'adresser un médecin exerçant physiquement dans leur territoire. Or la psychiatrie est une spécialité dont la répartition géographique est très inégale. C'est ainsi que 23 % des psychiatres libéraux se concentrent à Paris, alors qu'un département comme le Cantal en compte moins de cinq. Cela entraîne un allongement du délai pour obtenir une consultation, qui peut parfois dépasser neufs mois. Il est donc important de compléter le 1er alinéa par une mesure spécifique en faveur d...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCaroline Fiat :

Tout à fait. Je voudrais souligner que, si nous sommes favorables à la téléconsultation et à son remboursement, y compris en psychiatrie, nous sommes aussi très inquiets à l'idée que des entreprises commerciales puissent profiter de la situation en percevant le remboursement de la sécurité sociale, sans que nous soyons certains que c'est bien un médecin qui a réalisé la consultation et prescrit les médicaments au patient. C'est la raison pour laquelle les députés de gauche se sont levés – même si M. le ministre ne voit que M. Dhar...