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Interventions sur "terroriste"

14 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉric Diard :

Je vais poursuivre, monsieur le ministre, la discussion que vous avez eue tout à l'heure avec Éric Ciotti, car je propose que les personnes travaillant dans des entreprises de sécurité privée soient automatiquement criblées au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, le FSPRT. Vous m'avez dit que cet amendement était satisfait mais, si je m'arrête à juin 2019, seules les sociétés de sécurité avec des personnes armées et celles participant aux grands événements sont criblées au FSPRT. Vous avez eu raison de rappeler que ce n'était qu'un fichier de signalement, mais il est prohibitif : depuis la loi Savary de 2016, si l'on est inscrit au FSPRT, on ne peut pas...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉric Diard :

... contrôleur ou conducteur à la RATP. J'ai moi-même rappelé qu'il s'agissait d'un fichier de signalement, mais cette mesure est une sécurité. J'espère que le projet de loi sur les principes républicains, par exemple, permettra de l'étendre à la maintenance du transport public. Je préfère que les personnes qui s'occupent de cette maintenance ne soient pas inscrites dans un fichier de radicalisation terroriste. C'est juste un signalement, mais cela représente tout de même une sécurité pour les Français.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPaula Forteza :

...s de sécurité privée apportent un soutien en accomplissant des tâches à leur portée, pour la sécurité de tous. Toutefois, la disposition prévue à l'article 14 irait trop loin. Il s'agit évidemment d'une mission éminemment régalienne, pour laquelle une certaine formation est nécessaire. Il faut notamment comprendre l'état de la menace, les logiques de radicalisation, le fonctionnement des réseaux terroristes, ce qui implique d'avoir accès à des informations adéquates, qui peuvent être confidentielles. Le sujet est très sensible, voire explosif, et la disposition pourrait être mal interprétée. Par ailleurs, nous donnerions trop de responsabilités aux agents de sécurité privée, lesquels ne bénéficient pas de la protection qu'offre le statut de fonctionnaire ; ce ne serait donc pas dans leur intérêt. ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlice Thourot, rapporteure de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République :

...rveillance et de gardiennage d'« exercer sur la voie publique des missions, même itinérantes, de surveillance contre les vols, dégradations et effractions visant les biens dont ils ont la garde ». L'article 14 ne vise nullement à leur confier des missions de renseignement ou relevant de la lutte contre le terrorisme, comme je viens de l'entendre, ni à les habiliter à intervenir en cas d'attentat terroriste, comme le ferait, par exemple, un détachement du RAID – recherche, assistante, intervention, dissuasion. Il vise uniquement à leur permettre de réaliser des missions de surveillance contre les « actes de terrorisme visant les biens dont ils ont la garde », dans la continuité de ce qu'ils font déjà. On permettra ainsi, très concrètement, à un agent de sécurité privée de procéder à une levée de do...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaUgo Bernalicis :

...loir. Vous ne vous en souvenez plus, chers collègues, mais cette ordonnance a ensuite été modifiée dans la loi SILT – renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme – du 30 octobre 2017, afin d'introduire la possibilité, pour les agents de sécurité privée, d'exercer leurs fonctions dans les « périmètres de protection » – notion qui a été introduite afin de répondre à la menace terroriste. Tout cela est logique, car la tendance générale est de considérer les actes de terrorisme comme des événements pouvant survenir régulièrement. Répondre à la menace terroriste est d'ailleurs l'argument que vous avez utilisé pour justifier l'extension de l'utilisation des drones ou pour armer la police municipale. C'est, du reste, votre seul argument pour pousser tous les curseurs sécuritaires d'...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Michel Fauvergue, rapporteur de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République :

Un acte de terrorisme n'entre pas dans des cases préétablies. Il est facile de dire que, face à un terroriste, il faut appeler la police, la gendarmerie, le GIGN – groupe d'intervention de la gendarmerie nationale – ou le RAID, et que c'est à eux d'agir. Mais, dans la vraie vie, les choses ne se déroulent pas de cette manière. Vous le savez bien, lorsqu'un terroriste passe à l'acte, outre ses victimes, il trouvera d'abord sur son chemin des policiers municipaux, comme ce fut le cas lors des derniers atte...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBrigitte Kuster :

...trer dans le détail. Je vous prie d'excuser ma probable grande naïveté, mais je pensais sincèrement qu'un agent de sécurité, qui est d'abord un homme ou une femme, signale un problème s'il en constate un. Si l'un d'entre nous assiste à quelque chose de douteux, il fera comme toute personne normalement constituée et appellera la police pour lui signaler un incident potentiellement dangereux, voire terroriste. Peut-être suis-je naïve pour imaginer que n'importe qui peut avertir la police et peut-être n'ai-je pas assez de connaissances juridiques pour penser que ce serait le monde à l'envers qu'un agent de sécurité en soit empêché par la loi en raison de sa profession. En tout état de cause, cela reste pour moi une incompréhension. Comme mon collègue du groupe Dem, j'aurais donc besoin d'une nouvelle e...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBrigitte Kuster :

...blige l'organisateur d'un événement à en sécuriser le périmètre, à Paris comme en province, à sa charge et après validation systématique par le préfet. La sécurité est assurée dans un périmètre de 500 mètres, voire d'1 kilomètre autour de l'événement. J'appelle votre attention sur le fait que cette force de sécurité privée qui est à l'extérieur a déjà la possibilité de prévenir en cas de problème terroriste.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPascal Brindeau :

Nous avons compris quelles circonstances vous amènent à faire cette proposition : la recrudescence de la menace terroriste et, avec elle, la volonté de se donner toutes les chances possibles en cas d'attaque – si un acte terroriste est repéré avant d'avoir pu être perpétré, l'intervention policière sera plus efficace. Malgré tout, je doute du caractère opérationnel de la disposition. Monsieur le ministre, vous avez rappelé la loi en précisant que l'autorisation doit être donnée dans des circonstances exceptionnelles...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaStéphane Peu :

...agents de sécurité privée sont là précisément pour assurer la sécurité, ce que prouve l'épisode du Stade de France. S'il se produit un événement de nature à menacer la sécurité du lieu, quel que soit l'acte ou sa motivation, ils sont habilités à agir et à prévenir les forces de l'ordre. Je vais vous dire mon inquiétude : c'est que, à partir du moment où l'on aura inscrit expressément la question terroriste dans un texte, des opérations très coûteuses en hommes pour les services de l'État – comme l'opération Sentinelle qui patrouille dans les rues, les lieux publics, les centres commerciaux et les gares – ne soient confiées progressivement à des sociétés privées, puisque la loi les y autorisera. En ce sens, je partage les interrogations de Mme Kuster et la crainte que l'inscription de cette autorisa...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaUgo Bernalicis :

Je trouve intéressant de parler de « prévention » d'actes de terrorisme car, dans bien des situations, on parle plutôt de « menace » terroriste, ce qui est plus vague ou plus général. Mais peu importe la formule : à partir du moment où l'on écrit le mot « terrorisme », on ouvre de nombreuses perspectives. Que se passera-t-il demain ?

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaUgo Bernalicis :

...main, les agents de sécurité privée et les entreprises diront : « Nos missions comprennent de la surveillance, certes, mais aussi potentiellement la lutte contre les actes de terrorisme. » C'est une mission grave, qui peut être meurtrière. Que va faire l'entreprise ? Elle dira : « À titre exceptionnel, de manière dérogatoire – car la réglementation le permet – , puisqu'il y a peut-être une menace terroriste, je souhaite que mes agents de sécurité privée soient équipés d'armes à feu », …

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉric Diard :

Il vise à sécuriser le texte. L'article 14 permet aux agents privés d'exercer sur la voie publique différentes missions de surveillance, notamment celles liées aux « actes » terroristes. Mon inquiétude est juridique : je présenterai deux éléments du Conseil constitutionnel concernant le principe d'interdiction de confier l'exercice d'une mission de surveillance de la voie publique à des personnes privées. Premièrement, en 2011, le Conseil constitutionnel a déclaré contraire à la Constitution une disposition de la loi du 14 mars 2011 d'orientation et de programmation pour la pe...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPascal Brindeau :

Cet amendement est de nature rédactionnelle. Dès lors que les agents de sécurité privée pourront surveiller les abords d'un lieu, de culture ou autre, afin de s'assurer de l'absence d'auteurs potentiels d'actes terroristes, par exemple, il convient de remplacer le mot « biens », par celui de « lieux », qui inclut l'espace alentour.