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Interventions sur "intérieur"

18 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDavid Habib :

Ce matin, avant la levée de la séance, nous avons exprimé le souhait que le ministre de l'intérieur vienne dans l'hémicycle pour évoquer les conditions de l'intervention de M. Benalla lors de la manifestation du 1er mai. Madame la ministre, dans votre réponse, tout à l'heure, au rappel au règlement d'Éric Ciotti, vous avez dit que la personne dont on parle était intervenue sans autorisation. Or, si on en juge par les déclarations du porte-parole de l'Élysée, M. Bruno Roger-Petit, ce n'est pas v...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉric Coquerel :

... pour mériter une intervention dans cet hémicycle. Premièrement, nous avons fait, la semaine dernière, une proposition de création d'une commission d'enquête sur les événements qui ont eu lieu lors de la manifestation du 1er mai. Je suis sûr que la majorité aura à coeur de l'accepter. Deuxièmement, madame la ministre pourra répondre au moins à une question – les autres concernant le ministre de l'intérieur, voire M. Macron, mais je n'invite pas ce dernier à venir ici... L'article 40 du code de procédure pénale enjoint un dépositaire de l'autorité, dès lors qu'il est témoin d'un délit pénal, à intervenir auprès du procureur. Nous savons maintenant d'une manière sûre qu'il y a au moins deux personnes qui connaissaient l'affaire : le directeur du cabinet de M. Macron et M. Macron lui-même. Or il n'y a...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristian Jacob :

... a été informé. Madame la garde des sceaux, il serait donc important que vous puissiez nous dire si la justice a été saisie au moment des faits. À défaut, cela signifie que le Président de la République et son directeur de cabinet ont décidé de cacher cette affaire à la justice. Quelle est la nature exacte des relations avec le Président de la République ? Il faut absolument que le ministre de l'intérieur et la garde des sceaux apportent des explications. Il faudra, dans un autre cénacle, que le Président de la République s'explique et fasse lui-même la lumière sur cette affaire, qui semble de plus en plus complexe, pour ne pas dire autre chose.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLuc Carvounas :

..., les Français veulent des réponses. Or, depuis ce matin, toutes les réponses de l'Élysée se contredisent. Le secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, qui est le patron de La République en marche, a été plus enclin à virer du mouvement le député El Guerrab, qui avait frappé un de nos compatriotes, qu'à virer un salarié de La République en marche. Il faut donc que le ministre de l'intérieur vienne devant la représentation nationale, sans quoi nous serions enclins à penser que l'on nous cache des choses. S'il y a des collaborateurs politiques qui jouent à la police dans les manifestations, en France, alors il s'agit d'autre chose.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSébastien Jumel :

...Président de la République, ou même du Gouvernement. Mais il y a une chose que vous pouvez faire : depuis le 4 mai, vous avez, sur votre bureau, une demande du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, à l'initiative de Stéphane Peu, d'ouverture d'une commission d'enquête portant sur les violences policières perpétrées lors de la manifestation du 1er mai, à propos desquelles le ministre de l'intérieur a fait des déclarations tonitruantes. À l'époque où nous avons formulé cette demande, nous n'avions pas connaissance de cette confusion des pouvoirs entretenue par des collaborateurs qui se prennent pour des forces de l'ordre. J'ai été maire, et, à ce titre, officier de police judiciaire déléguée : mesurez-vous l'ampleur du scandale et des sanctions encourues, si un collaborateur de maire se pre...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPatrick Hetzel :

...ents sur ce qui se passe. Vous vous rendez compte, il s'agit de l'adjoint du chef du cabinet du Président de la République. Tout de même ! La République exemplaire en prend un coup. La moindre des choses est de nous donner des explications. Évidemment, vous ne pouvez pas nous les fournir, madame la ministre, mais nous voulons que le ministre ayant autorité sur la police, à savoir le ministre de l'intérieur, nous les apporte. Sans cela, nous ne pourrons pas continuer nos travaux.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBoris Vallaud :

Ce matin, la justice a ouvert une enquête préliminaire. La justice est saisie. À l'instant, au Sénat, M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur, a annoncé qu'il saisira l'Inspection générale de la police nationale – IGPN. L'administration est saisie.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDavid Habib :

Le sujet est d'importance, monsieur le président. Au demeurant, vos réponses sont pleinement en phase avec la gravité du moment. Lors des rappels au règlement que j'ai faits à 13 heures et à 15 heures, j'ai demandé que nous invitions M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur, à s'exprimer devant notre assemblée. Vous avez répondu au sujet de la création d'une commission d'enquête, mais pas sur ce point. Par ailleurs, Luc Carvounas a rappelé qu'un second individu, salarié du mouvement En marche ! est mis en cause. Il convient donc d'inviter également Christophe Castaner, qui préside ce mouvement, à s'exprimer devant notre assemblée.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDavid Habib :

...président ! Nous ne pouvons demeurer ainsi dans le brouillard. Il est indispensable que nous sachions ce qu'il s'est passé le 1er mai dernier, et que nous déterminions notamment quelle a été la chaîne de décision et comment la confusion entre les intérêts privés d'une formation politique et les intérêts de la République a pu survenir. Il est indispensable que M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur, et M. le secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, au titre de ses responsabilités de président du mouvement En marche ! s'expriment devant notre assemblée.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉric Coquerel :

...ets de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance de l'Assemblée nationale. Nous ne défendons pas tous les mêmes positions, mais il me semble que nous voilà face à un exercice pratique intéressant : la situation sort à tout le moins de l'ordinaire. Jusqu'à hier soir, où elle a été révélée par le journal Le Monde, il n'y avait pas d'affaire. Depuis, il y a eu des réactions : le ministre de l'intérieur diligente une enquête de l'inspection générale de la police nationale, l'IGPN, pour savoir comment un individu qui n'est pas policier a pu se retrouver, dans cette manifestation, dans un rôle tout autre que celui d'observateur. Le parquet de Paris s'est lui-même saisi de cette affaire. Le Sénat a interrogé M. Collomb. On ne peut pas réagir en direct, dites-vous, monsieur le président. Mais si ! ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLuc Carvounas :

Nous essayons tout simplement de réagir à un fait grave, avéré, où le porte-parole même du Président de la République se prend les pieds dans le tapis et ne sait plus de quoi il parle, et où, au Sénat, le ministre de l'intérieur en appelle à l'Inspection générale de la police nationale, comme s'il était question de policiers. En l'occurrence, il faut qu'on nous explique. À défaut, tous ces travaux seront biaisés et vous seriez pris dans votre cynisme visant à affaiblir l'Assemblée nationale.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPhilippe Gosselin :

...s que nous débattons de la plus grande charte, celle qui garantit les droits fondamentaux et organise les pouvoirs publics, alors qu'il est demandé au Parlement d'exercer un rôle de contrôle, on nous refuserait la venue d'un ministre pour nous expliquer la situation. Il y a quelques minutes seulement, le Premier ministre s'est exprimé devant les sénateurs. Nous nous contenterons du ministre de l'intérieur, mais si le Premier ministre veut venir ici et maintenant, il est le bienvenu. Plus qu'une invitation, c'est une convocation, aujourd'hui. Il n'est pas question de laisser filer les choses.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSébastien Jumel :

...t très concrètement. Première demande, claire, simple et sans ambiguïté : nous souhaitons que le Gouvernement s'engage à nous répondre, avant la fin de la soirée, au sujet des faits graves qui se sont produits, par la bouche non pas de Mme la garde des sceaux, dont la fonction, nous le savons, lui interdit d'une certaine manière de le faire, mais par celle de M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur. Deuxième demande : nous souhaitons que le président de l'Assemblée nationale nous indique comment, selon quel calendrier et sous quel forme il envisage de permettre au Parlement de se doter des moyens nécessaires pour faire la lumière sur ce qui s'est passé. Cela peut être une commission d'enquête, une mission flash ou autre. Il faut, en tout cas, un outil qui nous permette, au titre de la capa...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDavid Habib :

...ir de notre système démocratique, nous sommes empêchés de le faire par quelqu'un qui a commis un acte que nous condamnons tous, y compris, je pense, les membres du groupe majoritaire. Monsieur le président, il faut arrêter ce cinéma. Je me doute que vous avez essayé de prendre des informations auprès de l'Élysée et que, si nous n'en sommes pas encore à accueillir et à interroger le ministre de l'intérieur, c'est parce que l'Élysée refuse d'informer l'Assemblée nationale de ce qui s'est passé le 1er mai.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDavid Habib :

C'est scandaleux compte tenu de la gravité des faits, mais aussi du discours tenu par celui qui occupe aujourd'hui les plus hautes fonctions et des promesses qu'il a faites devant le pays. J'attends, comme tous les membres du groupe Nouvelle Gauche, une saisine de la justice et une réunion de la Conférence des présidents. J'attends également que le ministre de l'intérieur ou le Premier ministre vienne s'expliquer devant l'Assemblée nationale.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Luc Mélenchon :

Ces questions dépassent nos formations politiques. Il y va du bien de l'État et de l'autorité que l'on reconnaît à la violence, et de l'autorité de la police. Comprenez, chers collègues, que m'insulter ne sert à rien. Ce n'est pas moi qui suis en difficulté. C'est ce que nous représentons tous. Je vous demande d'y réfléchir. Maintenant, il faut que le ministre d'État, ministre de l'intérieur, vienne devant nous, s'exprime et nous sorte de l'embarras dans lequel nous nous trouvons tous, à commencer par le président de l'Assemblée, la garde des sceaux, la présidente de la commission et le rapporteur général. Nous sommes dans la situation ridicule de gens qui tournent en rond depuis des heures ne sachant que décider ni que faire.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGuillaume Garot :

Monsieur le président, vous venez de faire une proposition, ou du moins d'esquisser une ouverture. Pour avancer – nous le redisons – nous souhaitons que le Premier ministre ou le ministre de l'intérieur vienne sans délai rendre compte devant nous de ce qui s'est passé et réponde aux questions que nous avons à lui poser. Il est clair que nous ne pouvons plus débattre sereinement de la réforme constitutionnelle. Aussi demandons-nous une suspension de séance jusqu'à ce que le ministre de l'intérieur ou le Premier ministre vienne ici s'expliquer. Durant cette suspension de séance, pour mettre à prof...