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Interventions sur "europe"

35 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Louis Bourlanges :

Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la ministre, mes chers collègues, on peut difficilement le contester, je crois : il y a un moment Europe et, au coeur de ce moment, il y a un moment Macron en Europe. La première question qui se pose à nous, au Gouvernement comme au Parlement, est : « De quoi ce moment est-il fait ? » Si nous n'y répondons pas clairement, nous serons incapables d'organiser, sur des bases sérieuses, une relance cohérente de l'Union européenne. Ce que nous vivons, selon moi, c'est à la fois l'épuisement d'un cycle, l...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Louis Bourlanges :

Le changement de perspective tient en une phrase : « L'Europe de demain sera politique ou ne sera pas. » Vous avez d'ailleurs clairement analysé cette situation, monsieur le ministre. La dichotomie entre l'Europe des échanges et l'Europe de la puissance, la distinction entre le doux commerce qui régit la vie des sociétés et le « dur désir de durer » qui domine la confrontation des puissances ont vécu, comme a vécu la frilosité française devant l'exigence de...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSophie Auconie :

Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la ministre, mesdames les présidentes des commissions des affaires étrangères et des affaires européennes, mes chers collègues, enfin, l'Europe est au coeur de nos discussions, enfin, la France revient dans le jeu européen pour faire avancer cette belle idée pour les citoyens tant français qu'européens. J'applaudis, évidemment, avec grande satisfaction, en tant que députée nationale ; en tant qu'ancienne parlementaire européenne, je mesure combien la position du Président de la République et du Gouvernement redonne du sens à l'influence ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMarietta Karamanli :

Monsieur le ministre, madame la ministre, mesdames les présidentes de commission, mes chers collègues, l'Europe et la construction européenne constituent un des enjeux forts de la législature. L'Europe est une réalité. D'ailleurs, ce n'est pas en supprimant un mot ou un symbole, tel un drapeau dans l'hémicycle, que cette réalité sera supprimée.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMarietta Karamanli :

...lement nationale. La dimension européenne nous empêche de vivre seuls et enfermés dans nos frontières. Ce que les États pris isolément ont perdu en efficacité dans leur territoire soumis à des décisions qui ne leur appartiennent plus seulement, ou à des événements dont ils ne sont plus maîtres, ils peuvent le retrouver en agissant ensemble et le faire valoir face à des États situés en dehors de l'Europe plus puissants démographiquement, économiquement ou militairement. Mon propos est celui des députés socialistes pour lesquels l'Europe est, non pas un plan B ni une variable d'ajustement de la politique nationale, mais un espace politique qui a vocation à donner plus de protection et plus de prospérité à nos concitoyens. Le Président de la République a récemment appelé à une refondation de l'Eur...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Luc Mélenchon :

Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la ministre, mes chers collègues, la géopolitique a toujours commandé la politique, et la longue histoire de France en atteste. Encerclés je ne sais combien de fois sous l'Ancien régime, envahis quatre fois par notre voisin au cours d'un peu plus d'un siècle, agressés par toute l'Europe lorsque nous avons fondé la République, nous avons, comme leçon de notre histoire, décidé finalement de nous orienter vers la construction d'une union européenne. C'est notre histoire, et rien ne sert de revenir sur les conditions dans lesquelles elle s'est faite. En revanche, nous pouvons faire ce que nous voulons de l'avenir. La cause est devenue confuse en France, et la nation française, qui ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Luc Mélenchon :

Elle est liée à la souveraineté du peuple, parce que c'est le peuple qui a toujours tiré la France des impasses dans lesquelles ses élites maintes fois l'ont enfermée. Je vous mets en garde contre l'idée qu'au paradigme central de l'autorité populaire viendraient se substituer des chiffons rouges qu'on partagerait. L'Europe de la défense serait ainsi devenue la nouvelle mode, par exemple, et on en oublie quel sort a connu la Communauté européenne de défense quand elle nous a été proposée. La défense n'est pas un projet commun. La défense, c'est l'Europe de la guerre. La guerre contre qui ? Il faut dire les choses comme elles sont, d'un bout à l'autre des résolutions de l'Union européenne : contre la Russie. Je ne su...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Luc Mélenchon :

...is c'est l'arme ultime des Français. La dissuasion nucléaire ne se partage pas. On ne met pas vingt-neuf doigts sur le bouton – c'est déjà assez grave qu'un seul puisse appuyer. Et cette stratégie, qui est celle de la France, n'est pas compatible avec les batteries antimissiles que l'OTAN a installées en Pologne et dans les pays périphériques de la Russie comme une menace, car cela signifie que l'Europe pourrait devenir un théâtre d'opérations, ce que nous, Français, avons toujours refusé. La dissuasion nucléaire est tous azimuts. Quand on demandait au général de Gaulle s'il ne trouvait pas que c'était un peu excessif, compte tenu de l'existence d'un allié, les États-Unis d'Amérique, il soutenait que le monde n'allait pas plus mal depuis qu'on avait pris cette décision. Il avait raison.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Luc Mélenchon :

Ce qui tue l'Europe, c'est d'avoir rendu impossible l'expression d'un intérêt général européen, c'est-à-dire d'avoir empêché son peuple, ses peuples de constituer ensemble un intérêt général, qui est nécessairement un intérêt social. Les traités européens interdisent l'harmonisation sociale, ils interdisent l'harmonisation fiscale. Ils ne connaissent qu'une règle : la concurrence libre et non faussée, c'est-à-dire l...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Luc Mélenchon :

Voilà ce qui tue l'Europe plus que tout autre égoïsme, plus que toute autre construction bureaucratique incompréhensible. Il faut donc changer de cap. Ce sera l'objet de cette élection, du moins c'est ce que je souhaite ; et cela doit apparaître aussi clairement que possible. On m'a soutenu que, parce qu'il y avait un Parlement européen, le peuple était représenté, mais ce n'est pas du tout le cas. Le Parlement européen ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAndré Chassaigne :

Madame et monsieur les ministres, mesdames les présidentes de commission, mes chers collègues, avec ce débat, nous avons l'occasion de revenir sur les causes profondes de la crise existentielle qui mine l'Europe. Je ferai tout d'abord un constat : si le lien de confiance entre les peuples et l'Union européenne est si gravement atteint, c'est le résultat, non pas de la défiance populaire envers un bouc émissaire mais, comme le disait Pierre Bourdieu, de la mise en pratique d'une utopie, le néolibéralisme, convertie en programme politique. Oui, c'est bien le fruit abîmé d'un programme politique dont nous ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAndré Chassaigne :

...riser la grande transition agricole européenne », il faut avoir le courage de mettre un coup d'arrêt aux accords de libre-échange, qui se soucient bien peu du principe de souveraineté alimentaire ! Je parle bien sûr du CETA, des négociations avec le MERCOSUR ou avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande, que le président Juncker, lui, mène déjà au pas de charge ! Mes chers collègues, parlons plus d'Europe, allons au fond des choses, ne cachons rien ! Surtout, changeons l'Europe néolibérale qui se détruit elle-même ! Rendons-la à la souveraineté populaire, exigeons des actes forts en rupture avec les politiques menées depuis trente ans. Faisons en sorte qu'elle ne soit plus une simple constellation d'or sur un drapeau qui se mêle désormais aux plis des drapeaux de chacun des peuples qui la constitu...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaNicole Trisse :

Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la ministre, mesdames les présidentes des commissions des affaires étrangères et des affaires européennes, chers collègues, la tenue d'un tel débat sur l'avenir de l'Union européenne, en début de législature, est tout à la fois symbolique et révélatrice. Symbolique, parce que l'Europe n'a pas occupé la place centrale qui devrait être la sienne dans cet hémicycle. Révélatrice, car cette démarche s'inscrit dans un ensemble d'initiatives qui traduisent enfin un attachement profond et sincère des plus hautes autorités françaises à l'avenir du projet européen. Européenne de conviction, je me réjouis personnellement de nos échanges d'aujourd'hui et remercie le Gouvernement, la prés...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaNicole Trisse :

Je conclurai, monsieur le président, en insistant sur le fait qu'il me semble primordial qu'une telle clarification intervienne d'ici à 2019, date des élections européennes et des soixante-dix ans du Conseil de l'Europe.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaConstance Le Grip :

Le Président Macron a livré deux longs discours sur l'Europe, l'un à la Pnyx, à Athènes, début septembre, l'autre, plus récemment, à la Sorbonne. Il nous a donné à la fois sa vision de l'Europe et a formulé plusieurs dizaines de propositions, sur un ton parfois très lyrique. Permettez-moi de souligner que je suis de ceux qui se réjouissent que la France soit à nouveau à l'initiative, qu'elle soit capable de se faire entendre sur la scène européenne, qu'ell...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaConstance Le Grip :

Je conclurai par un très joli mot d'un grand Français et d'un grand Européen, Thomas Pesquet, qui a acquis une véritable hauteur de vue sur notre planète : « Plus d'Europe, ce n'est pas moins de France ».

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaOlivier Becht :

Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la ministre, chers collègues, je voudrais tout d'abord vous remercier pour l'occasion qui m'est donnée de participer à ce débat. Je le fais avec honneur et émotion, venant d'une région, l'Alsace, qui sait ce qu'elle doit à l'Europe et ce que la paix doit à la construction européenne. À l'heure où, dans divers pays d'Europe, certains de nos concitoyens – la plupart nés d'une génération qui n'a jamais connu la guerre – semblent tentés par un repli nationaliste, il peut être bon de rappeler ce que nous devons à l'Europe. Il peut être bon de rappeler que nous sommes en réalité la première génération à être épargnée par les con...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaOlivier Becht :

...e, un concept nouveau de souveraineté européenne qui permette, sans renier nos nations et leurs identités, de retrouver ce qui fait le sel de la souveraineté, c'est-à-dire notre capacité à prendre notre destin en main et à influencer les affaires du monde ? Oserons-nous construire une véritable police européenne aux frontières pour reprendre le contrôle des flux migratoires qui convergent vers l'Europe ? Oserons-nous bâtir une véritable police fédérale capable de traquer les terroristes et les criminels qui se jouent des frontières en les poursuivant, à travers des enquêtes uniques, sur tout le territoire de l'Union ? Oserons-nous construire une vraie défense européenne, au-delà des simples regroupements industriels, pour pouvoir projeter demain plus de 100 000 hommes vers des théâtres d'opérat...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaValérie Gomez-Bassac :

Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la ministre, chers collègues, les États d'Europe connaissent un déficit démocratique que chacun d'entre nous s'accorde à constater. Je salue l'ampleur de la tâche que s'assignent M. le Président de la République et le Gouvernement afin de tout mettre en oeuvre pour que ces États et les citoyens se réapproprient la belle idée d'une Union européenne et qu'elle soit perçue telle qu'elle est : l'Europe de la libre circulation, l'Europe de la croiss...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPierre-Henri Dumont :

...'instar de la présidence française en 2008, et de grands échecs patents, tel le recul incompréhensible de notre pays dans l'ensemble des différentes instances. Cette hésitation française a creusé la défiance de nos concitoyens à l'égard de cette union dont nous étions pourtant des précurseurs, des fondateurs, des moteurs. Mais cette défiance a également été encouragée par ceux qui voyaient en l'Europe un bouc émissaire facile, le paravent de nos propres incohérences françaises, un accusé bien commode pour les dirigeants successifs d'une France qu'ils n'osaient réformer eux-mêmes, allant même jusqu'à proposer de renégocier certains accords budgétaires avant de se retrouver confrontés au mur de la réalité. Tous, appartenant à l'ancien comme au nouveau monde, nous avons une part de responsabilit...