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Interventions sur "drapeau"

16 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉric Ciotti :

Cet amendement tend à faire en sorte que le drapeau français soit installé dans chaque classe de chaque école de la République. Après les attentats commis dans notre pays entre le 7 et le 9 janvier 2015, qui avaient touché Charlie Hebdo, l'Hyper Cacher de Vincennes et entraîné l'assassinat d'une jeune policière, le gouvernement de l'époque avait opportunément réclamé, dans tous les établissements scolaires de la République, l'observation d'une min...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAnne-Christine Lang, rapporteure de la commission des affaires culturelles et de l'éducation :

Nous partageons votre attachement aux valeurs de la République et votre volonté qu'elles soient transmises pendant toute la scolarité. Cela a été dit, les paroles de La Marseillaise sont enseignées à l'école primaire et le code de l'éducation prévoit déjà que le drapeau tricolore soit apposé sur la façade de chaque établissement scolaire. Il ne me paraît pas absolument nécessaire que ce drapeau soit présent dans chaque classe pour transmettre aux élèves les valeurs de la République. Je pense que les enseignants sont très attachés à faire figurer dans leurs enseignements les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité de notre République. Avis défavorable.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPatrick Hetzel :

Merci pour ces précisions, monsieur le ministre. Nous avons déjà eu ce débat, notamment au moment de la loi Peillon, et il revient assez régulièrement lorsqu'on parle d'école, tant les emblèmes que constituent le drapeau et l'hymne national sont importants. On voit bien que, sur ce sujet, il faut, à un moment donné, un certain formalisme, qui suppose une présence physique. Évidemment, il y a une dimension symbolique, mais il y a aussi, par-delà, une dimension pédagogique, vous le savez bien. C'est pourquoi il nous semble important que le triptyque Déclaration des droits de l'homme-drapeau-hymne national soit non...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaM'jid El Guerrab :

...amendement présenté par mes collègues d'en face ! Nous avons un réseau de 500 lycées français à travers le monde. Plus on est loin de la France, plus on l'a au coeur. Les élèves français représentent à peu près 30 % des effectifs de notre réseau ; 60 à 70 % ne sont pas français, et ils ont pourtant la France au coeur. Il ne faut pas rougir d'avoir les emblèmes de la République, de la France, le drapeau tricolore dans nos classes. Il faut même en être fier.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPhilippe Folliot :

Sur ce sujet, dans le droit-fil de ce que M. le ministre vient de dire, il faudrait que nous puissions avoir une position de sagesse. Trouvons les moyens de nous entendre tous sur un amendement que la représentation nationale porterait unanimement, car nous ne pouvons qu'être d'accord pour nous rassembler derrière ces symboles essentiels que sont le drapeau, la Déclaration des droits de l'homme et La Marseillaise ! Dans le cadre du Parlement des enfants, n'allons-nous pas tous nous exprimer devant les classes pour expliquer ce que nous faisons en tant que législateurs ? Ne sommes-nous pas tous très attachés à défendre les notions d'éducation et d'instruction civiques ? Si j'avais une proposition à vous faire, madame la présidente, ce serait de sus...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaNadia Essayan :

Il est des pays où l'on respecte le drapeau par peur, et non par conviction. Ce n'est pas ce que nous voulons pour notre pays et pour nos enfants. Les enfants et les jeunes aimeront leur drapeau et la France quand ils en comprendront les valeurs. Ils les aimeront quand ils se verront réussir et prendre leur place dans cette patrie qui est la leur, et pas seulement parce qu'on aura placé le drapeau dans toutes les salles de classe.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaNadia Essayan :

...s paroles de La Marseillaise, parce que mes professeurs l'aimaient et nous la présentaient comme un trésor, et parce que j'avais une connaissance suffisante de la langue qui me permettait de recevoir tout cela, dans un environnement suffisamment ouvert. Bien sûr qu'il faut connaître les paroles de La Marseillaise – en approfondir la connaissance avec pédagogie est indispensable – et respecter le drapeau. Cependant, il ne faudrait pas croire que c'est là une clé magique qui va permettre d'établir le lien de confiance et d'amour entre les enfants et leur pays, de faire comprendre à chacun d'eux qu'il y a toute sa place, et de le convaincre de la prendre.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAurore Bergé :

Personne ici ne prétend que le simple affichage dans une classe du drapeau français, du drapeau européen et de l'hymne national suffira à ce que nous adhérions tous aux valeurs de la République : nous savons bien que c'est un travail de chaque jour que nous aurons à accomplir. Cependant, permettre cet affichage au sein de chacune de nos classes ne pourra que faire du bien à notre République. Quand on voit qu'aujourd'hui encore, les arbres plantés en hommage à Ilan Halim...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGeorge Pau-Langevin :

Madame la présidente, nous discutons actuellement d'un point extrêmement important du texte, puisqu'il s'agit de savoir si nous allons exposer les drapeaux français et européen, ainsi que le texte de l'hymne national, dans chaque classe. Dans ces conditions, il me paraît tout à fait anormal que nous n'ayons pas la possibilité d'expliquer notre vote. Nous sommes tous attachés aux symboles que j'ai évoqués et, dès lors, il ne faut pas que l'on puisse interpréter les différents votes sur la mesure proposée comme des indices censés indiquer qui serait ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGeorge Pau-Langevin :

Je trouve regrettable que, sur une initiative de notre collègue, qui souhaitait aboutir à un texte commun, on se retrouve dans une situation paradoxale, puisque nous avons été empêchés de nous exprimer sur un sujet aussi important – je dis bien « empêchés », puisque nous n'avons pu prendre la parole avant le vote ! Au moment de décider si, dans chaque classe, on va afficher le drapeau français, le drapeau européen, la Déclaration des droits de l'homme, les textes fondateurs et les paroles de l'hymne national, il est tout de même essentiel de pouvoir expliquer pourquoi on vote pour ou contre une telle mesure. Le débat me semble d'autant plus surréaliste que notre groupe a, en son temps, fait en sorte que soient affichées dans les écoles la Déclaration des droits de l'homme et ...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMichel Larive :

Je ne reviendrai pas sur l'incident, sauf pour dire que l'on nous a empêchés de nous exprimer dans le temps imparti. Les droits de l'opposition ont été bafoués. Nous débattons de la présence des drapeaux dans les classes. Pour moi, l'école de la République s'inscrit dans la philosophie des Lumières, l'universalisme, le respect d'autrui, indépendamment de son origine ou de sa nationalité. Les valeurs enseignées à l'école s'inspirent de notre devise, « Liberté-Égalité-Fraternité ». Notre devise, M. le ministre l'a justement rappelé, est inscrite au fronton de toutes les écoles publiques, les drape...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaElsa Faucillon :

Quant au fond, ne faisons pas semblant que s'opposeraient ici ceux qui seraient pour les drapeaux et La Marseillaise et ceux qui seraient contre. Je ne vous rappellerai pas l'histoire de notre pays et de la Révolution et les raisons pour lesquelles certains se retrouvent à gauche de cet hémicycle, et d'autres à droite. En revanche, le contexte actuel a donné naissance à une opposition entre une crise identitaire et une crise d'égalité. En l'espèce, nous sommes confrontés à une crise d'égalit...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaElsa Faucillon :

Ceux qui ont tenté d'opposer l'égalité à l'identité nous mènent droit dans le mur. Il n'est pas anodin, d'ailleurs, que ceux qui ont fomenté le débat autour de l'identité soient les mêmes qui proposent cet amendement ce soir. La question ne fait pas consensus. Je n'ai pas honte de dire que je m'oppose fermement à cet amendement, ce qui ne fait pas de moi une anti-drapeau ou une anti-Marseillaise, hymne que je chante au moment où je le choisis. Je n'accepte pas qu'une opposition à cet amendement soit interprétée comme une opposition aux valeurs de la République. En revanche, les réactions de ce soir montrent que c'est le message qui sera adressé aux écoles.