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Interventions sur "salaire"

4 interventions trouvées.

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMichel Castellani :

... gain attendu de plus de 1 500 euros par an. Par ailleurs, les contribuables les plus aisés seraient peu affectés par un passage de cinq à neuf tranches. Ainsi, une personne disposant d'un revenu annuel de 150 000 euros verrait son impôt sur le revenu diminuer de plus de 500 euros. Le point de bascule entre gagnants et perdants de la réforme, si je puis m'exprimer ainsi, se situerait autour d'un salaire annuel de 162 000 euros, soit 15 000 euros par mois. Il serait évidemment difficile de se retrouver dans un tel scénario ! Cette proposition aboutit à des diminutions d'impôt sur le revenu pour la majorité des ménages, même si ces diminutions sont contrastées, comme je viens de l'évoquer. Elle occasionnerait une baisse du rendement de cet impôt, qui s'établissait à 72,5 milliards d'euros en 2018...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaVéronique Louwagie :

...017 déclarait moins de 51 000 euros de revenus par an, soit près de 80 000 ménages. Beaucoup plus préoccupant encore, 16 750 ménages s'acquittaient de l'ISF alors même qu'ils déclaraient moins de 18 700 euros de revenus annuels. C'est l'exemple très évocateur du paysan de l'île de Ré : bien que les terres agricoles y soient de grande valeur, l'assujettissement à l'ISF est totalement déconnecté du salaire que ce paysan peut se verser en les exploitant. Enfin, l'ISF a perdu, au fil du temps, de son potentiel redistributif et de sa légitimité. Conçu à une époque où le rendement de l'épargne était élevé, il pouvait être supportable. Ainsi, à l'ère de l'impôt sur les grandes fortunes, lequel a été créé en 1982, ses taux s'échelonnaient entre 0,5 % et 1,5 %, alors que le taux d'intérêt des emprunts d'...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Luc Mélenchon :

...que les gens ont mis le feu à plus de la moitié des cinquante barrières de Paris auxquelles on payait l'octroi. La Grande Révolution a commencé avec la question de l'impôt et de sa juste répartition. Réfléchissons-y ! Les Français sont ainsi faits qu'ils ne se battent pas vraiment pour la répartition du revenu brut primaire dans l'entreprise en se syndiquant, en luttant pour des augmentations de salaires – ils considèrent que ces affaires-là peuvent s'arranger. En plus, ils n'ont pas moyen de faire autrement : la criminalisation de l'action syndicale, la destruction du code du travail, l'individualisation des rapports sociaux ont affaibli la capacité des travailleurs et des salariés à obtenir une plus juste réparation des fruits de leur travail dans l'entreprise. Ils comptent donc sur l'impôt po...

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCendra Motin :

...qu'un peu plus de la moitié des Français ne paie pas d'impôt sur le revenu, 70 % de l'impôt sont acquittés par 10 % des contribuables. Pour les plus hauts revenus, si l'on ajoute les prélèvements obligatoires, on peut atteindre jusqu'à 66 % de taxation, soit les deux tiers. Pour achever de démontrer que ce barème a peut-être les qualités de ses défauts, on peut encore noter que l'écart entre les salaires moyens les plus bas et les plus hauts est de 1 à 26 avant impôt, mais seulement de 1 à 6 après taxation. Permettez-moi enfin d'être surprise que votre proposition omette deux sujets essentiels. Premièrement, vous n'abordez pas l'épineuse question des niches fiscales, qui constituent pourtant une réserve idéale de financement de vos ambitions concernant la révision du barème de l'impôt sur le r...