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Motion de censure


Les interventions de Gilles Le Gendre


Les amendements de Gilles Le Gendre pour ce dossier

28 interventions trouvées.

S'il n'y avait le drame de Strasbourg, qui, une nouvelle fois, endeuille notre pays, nous aurions abordé ce débat avec moins de gravité. Je me serais même réjoui qu'il nous permette de remettre les pendules à l'heure, à un moment où nos concitoyens attendent de nous une vision claire de leur avenir et un refus de succomber aux querelles politic...

Car, comme l'ont dit hier le Premier ministre et le président Mélenchon, nous ne devons rien céder aux terroristes. Nous ne devons surtout pas renoncer au débat contradictoire, qui fait l'âme de notre vie démocratique.

Quand un mouvement social éclate, quand une crise, qui couvait depuis longtemps, se cristallise, nous, députés de la nation, avons toutes et tous une responsabilité.

Elle est encore plus grande dans ces circonstances, où la frontière entre manifestations légitimes et violences inacceptables se fait de plus en plus poreuse. Plus que jamais, toute parole engage et tout mot d'ordre oblige. Il y a huit jours, ici même, nous débattions de cette crise, à l'occasion de la déclaration solennelle du Premier ministr...

... quand on revêt l'écharpe tricolore et que l'on a aspiré à la plus haute fonction de la République, c'est irresponsable !

C'est même dangereux ! Aucun pseudo-romantisme politique, aucune nostalgie d'une jeunesse révolue et privée de ses rêves

J'ai beau chercher, je ne vois aucune majorité alternative, aucune cohérence politique dans l'attelage contre-nature que forment les signataires de cette motion. Je n'y vois qu'une alliance de circonstance, qui renverse les perspectives historiques. Le parti socialiste de François Mitterrand, de Pierre Mauroy, de Michel Rocard ou de Jacques Del...

... avait conçu l'union de la gauche pour donner sa chance à la social-démocratie en France. Le parti socialiste des signataires de cette motion court après l'extrême gauche pour masquer ses divisions et tenter de faire entendre sa voix.

Qu'y a-t-il de commun entre ceux qui ont contribué à construire l'Europe et ceux qui rêvent de la détruire ?

Qu'y a-t-il de commun entre ceux qui ont inventé le CICE et ceux qui ne cessent de stigmatiser l'entreprise ?

Qu'y a-t-il de commun entre ceux qui ont tiré leur légitimité des urnes et ceux qui invitent la rue à prendre le pouvoir ?

Qu'y a-t-il de commun ? Rien, sinon une tentative d'user de cette motion de censure comme d'un rituel convenu pour faire oublier le terrible verdict que vous ont infligé les Français il y a dix-huit mois.

La crise des gilets jaunes représente, d'une certaine manière, une opportunité. Cela peut surprendre et je m'en explique. Nous l'avons souvent répété : cette crise couvait depuis longtemps. Elle est à la fois sociale, civique et territoriale. Elle est conduite par des femmes et des hommes qui nous disent : « Ne nous oubliez pas ! » ; sous-enten...

C'est en ce sens-là que le mouvement des gilets jaunes constitue une opportunité pour notre pays et pour notre majorité. Il nous rappelle à l'ordre. Il nous rappelle notre raison d'être politique :...

... la transformation du pays et sa réconciliation avec lui-même et avec son avenir. Le message a été reçu. Les parlementaires de La République en marche l'ont entendu

et sont déterminés à y répondre, unis derrière le chef de l'État et vous-même, monsieur le Premier ministre.

Mais c'est à nous qu'il revient de résoudre cette crise dont la responsabilité incombe, en très large partie, à ceux dont la politique est le métier depuis des lustres et qui, aujourd'hui, voudraient nous censurer ! Le Président de la République et le Gouvernement ont pris les décisions qui s'imposaient. Nous accélérons la mise en oeuvre de no...

Celui-ci a régressé pendant dix ans ; il aura augmenté de 1,7 % en 2018. Les salariés payés au SMIC bénéficieront d'un treizième mois dès 2019, à raison de 100 euros net par mois. Les minima sociaux – notamment le minimum vieillesse et l'allocation aux adultes handicapés – ont été revalorisés.

Nous mettrons fin au scandale qui menace notre pacte social et républicain : celui des travailleurs pauvres. Que l'on puisse gagner sa vie sans que cela suffise à vivre bien n'est pas acceptable. Les heures supplémentaires seront défiscalisées et exemptées de cotisations sociales.

Une prime exceptionnelle sera accordée aux salariés par les entreprises qui peuvent partager les fruits de leur croissance.