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Intervention de Jean-Baptiste Lemoyne

Séance en hémicycle du lundi 18 décembre 2017 à 16h00
Accord de partenariat entre l'union européenne et le kazakhstan — Présentation

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'état auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères :

L'Union européenne est le premier partenaire commercial du Kazakhstan et le premier investisseur étranger dans ce pays, avec un stock de 42 milliards d'euros. Malgré un climat des affaires encore difficile, marqué par la prépondérance du secteur public kazakh, le pays affiche une volonté forte de devenir une plate-forme de transit régional entre l'Europe, la Russie et la Chine. Son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce en 2015 et sa remontée à la cinquantième place dans le classement « Doing Business » témoignent d'une amélioration du cadre économique dans lequel évoluent les entreprises.

Le Kazakhstan participe par ailleurs, avec l'Union européenne, à l'initiative pour l'État de droit, qui a pris la forme d'une plate-forme, pilotée par l'Allemagne et la France. C'est, là encore, le signe que le pays évolue dans le bon sens.

Cet accord a une résonance toute particulière pour la France, puisque le Kazakhstan est son unique partenaire stratégique en Asie centrale depuis 2008. Nous entretenons avec les autorités kazakhstanaises un dialogue politique de haut niveau, alimenté par des rencontres très régulières. La France est le troisième partenaire européen du Kazakhstan, avec un stock d'investissement de 11,2 milliards et 3 milliards d'échanges commerciaux en 2016. Je me suis rendu au Kazakhstan il y a quelques semaines pour prendre part à une commission économique mixte franco-kazakhstanaise et j'ai alors pu constater que de nombreuses entreprises françaises, comme Airbus, Air Liquide, Alstom, Areva, Thales, Total ou Vicat, pour n'en citer que quelques-unes, y sont engagées, y compris sous la forme de coentreprises.

Le présent accord ne fera donc que conforter cette présence française. Il va également créer un cadre plus sécurisant pour les acteurs européens et rendre les autorités du pays plus responsables devant l'Union européenne, du fait de certaines dispositions juridiques.

Cet accord s'inscrit, enfin, dans un cadre plus général, la stratégie de l'Union européenne pour l'Asie centrale, qui a été lancée en 2007 et qu'il nous faudra revisiter en 2019. Tous les travaux que votre commission des affaires étrangères pourra produire sur l'évolution de cette région seront examinés avec intérêt et serviront de base au renforcement et à la réactualisation de nos liens avec ces pays.

Telles sont les grandes lignes de cet accord. Je suis allé à l'essentiel, pour laisser à notre rapporteur le soin de vous donner davantage de détails.

1 commentaire :

Le 21/12/2017 à 19:03, fab a dit :

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Alors on n'arrête pas de s'émouvoir sur le cas du Venezuela, mais lorsque l'on traite avec un pays à qui l'on achète de l'uranium, on ferme les yeux sur une dictature avec un vernis de démocratie ! Cette hypocrisie de nos députés est à vomir.

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