Intervention de Amélie de Montchalin

Séance en hémicycle du jeudi 21 décembre 2017 à 9h30
Projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022 - projet de loi de finances pour 2018 — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAmélie de Montchalin :

Ce projet fixe trois caps clairs : refaire de la France un pays où le travail paye et où les emplois se créent ; refaire de la France un pays qui investit dans son avenir ; refaire de la France un pays qui tient ses engagements.

Ce projet, ces caps ont été, dans cette discussion budgétaire, nos boussoles et nos repères. Il y a eu ici des nuits de houle et des jours de calme plat. Il y a eu surtout des mots emplis de conviction – une conviction que chacun, sur les bancs de la majorité comme de l'opposition, porte au service des Français.

Ce projet, ces caps nous ont guidés dans ces soixante-dix derniers jours et nuits de travail minutieux, parfois fastidieux, précis, avec beaucoup d'échanges et de travail. Mais nous avons surtout eu des débats sur nos politiques, sur les réformes que nous souhaitons mener et sur les moyens qui les rendent possibles.

Le vent des élections présidentielle et législatives nous était favorable mais, sans ce projet et ces caps clairs, nous aurions pu nous perdre en chemin ; nous perdre dans un processus budgétaire qu'il nous faut absolument revoir en profondeur pour qu'il nous aide à travailler davantage sur l'évaluation et le suivi de ce que nous votons ; nous perdre dans la multitude d'amendements qui, parfois, nous amènent à nous concentrer sur l'écume de la rhétorique plutôt que sur le dialogue de fond sur la transformation profonde qu'attend notre pays.

Nous aurions pu aussi nous perdre en pensant que l'impôt pouvait piloter des politiques publiques alors que nous avons, trop souvent, pendant des décennies, confondu outils et objectifs. Nous aurions pu nous perdre dans des discussions techniques nous faisant oublier que l'essentiel de notre rôle de député est d'être élu au service des Français.

Ce matin, nous pouvons collectivement retracer avec confiance le chemin parcouru et les fruits de nos choix. En janvier, les Français verront sur leur feuille de paye que leur pouvoir d'achat augmente ; ils verront que notre investissement pour l'école et l'enseignement supérieur est renforcé ; ils verront que nous réformons notre politique du logement pour loger mieux et plus les Français là où se trouvent les emplois ; ils verront que l'investissement dans les PME est de nouveau encouragé, après des décennies de fiscalité agissant comme un repoussoir.

Ce matin, nous pouvons aussi regarder le chemin qui reste encore à parcourir : cinq ans pour que le cadre que nous posons serve la transformation de la France ; cinq ans pour que les politiques publiques retrouvent leur ambition et leur sens ; cinq ans pour que les Français nous voient pleinement mobilisés pour appliquer, suivre et ajuster ce budget – un budget de sincérité, de choix et de conquête ; un budget qui permet de faire ce que l'on a dit ; un budget qui sait où il va.

Merci à vous tous, chers collègues, chers huissiers, chers administrateurs de l'Assemblée, monsieur le rapporteur général, monsieur le ministre, monsieur le président, d'avoir su suivre et créer les vents favorables qui nous amènent ce matin, ensemble, à bon port, jusqu'au vote de ce projet de loi de finances.

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