⚠️ Attention : du fait de profonds changements sur le site de l'Assemblée, les compte-rendus des commissions
ne peuvent plus être intégrés depuis avril 2020 ni ceux d'hémicycle depuis avril 2021. Notre équipe de bénévoles travaille à trouver des palliatifs à cette situation. Par ailleurs depuis la pandémie, l'Assemblée ne publie plus les présences aux réunions de commissions.

Intervention de Jean-Michel Blanquer

Séance en hémicycle du mardi 16 janvier 2018 à 21h30
Questions sur l'éducation et le recrutement des enseignants

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale :

Monsieur Larive, votre question fait le lien avec la précédente car elle nous renvoie à la crise du recrutement dans l'éducation nationale. Je redis à quel point ce sujet n'est pas spécifiquement français et à quel point nous devons le considérer sérieusement et le prendre à bras-le-corps.

Il y a et il y aura toujours des contractuels dans l'éducation nationale en France. C'est absolument inévitable, et toute personne qui prétendrait le contraire pratiquerait une certaine démagogie. Mais il importe que le nombre de contractuels reste limité à une certaine proportion. Aujourd'hui, il y en a un peu plus de 22 000 dans le second degré, et leur proportion dans le premier degré est infime. Ce phénomène touche donc essentiellement le second degré.

En outre, tous les contractuels ne correspondent pas à la description que vous venez de faire. Parfois, le recrutement de contractuels permet de ménager un sas d'entrée dans la fonction publique ; c'est pourquoi il y a eu dans le passé, et il y aura probablement dans le futur, des processus de titularisation – nous sommes toujours assez satisfaits de ces mécanismes. Dans les académies d'outre-mer, dont nous parlions tout à l'heure, les contractuels sont bien utiles, puisqu'on y manque de personnels : on contractualise des ultramarins qui deviennent ensuite titulaires.

Il s'agit donc d'un phénomène complexe que l'on ne saurait décrire de façon manichéenne. À l'évidence, notre but n'est pas d'accroître le nombre de contractuels et certainement pas d'augmenter la précarisation que vous avez décrite.

Le prérecrutement représente là encore l'une des réponses à cette situation, parce qu'il permet de préparer davantage de titulaires pour le futur et aussi d'imaginer des mécanismes contractuels menant progressivement à la titularisation.

Pour me résumer, il est très important que nous mettions en place une meilleure formation des contractuels – il s'agit là d'une réponse à l'un des points que vous avez soulignés. Par ailleurs, toute embauche de contractuels doit être envisagée avec une visée de titularisation dans un plan général, dès lors que quelqu'un a fait la preuve de sa qualité dans la fonction occupée.

1 commentaire :

Le 19/01/2018 à 19:40, Laïc1 a dit :

Avatar par défaut

"c'est pourquoi il y a eu dans le passé, et il y aura probablement dans le futur, des processus de titularisation"

Pourquoi probablement ? La loi prévoit que le CDI est offert au contractuel après 6 ans de renouvellement de contrat, on a l'impression que M. Blanquer n'est pas au courant... Ceci dit, j'ai appris que l'Education nationale faisait en sorte de virer les contractuels au bout de la cinquième année, pour être bien sûre de ne pas être obligée de les titulariser, ou plutôt de les faire passer en CDI, ce qui est en fait un peu différent, tout ça pour économiser de l'argent, car un contractuel coûte moins cher qu'un CDI. ( Ils virent le contractuel de 5 ans pour en embaucher un tout neuf qui part de zéro et qui n'aura pas de prétention salariale.)

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

Inscription
ou
Connexion