Intervention de Maud Petit

Séance en hémicycle du mercredi 17 janvier 2018 à 15h00
Questions sur l'enseignement du premier degré

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMaud Petit :

L'apprentissage des langues étrangères est un enjeu majeur pour l'avenir des jeunes Français. Les méthodes de l'éducation nationale en France sont souvent remises en cause mais la publication de la note de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance, la DEPP, en septembre dernier, constate les progrès évidents enregistrés en langue anglaise par les élèves de troisième. En effet, entre 2010 et 2016, les tests réalisés auprès d'un échantillon représentatif de 4 000 jeunes soulignent l'amélioration significative de la proportion d'élèves en situation de réussite, qui augmente fortement, tandis que, en parallèle, celle des élèves en difficulté baisse significativement.

Face à ces signes encourageants concernant la langue anglaise, il faudrait aller encore plus loin et faire que les élèves soient de plus en plus à l'aise pour s'exprimer dans une autre langue. Pour cela, pourquoi ne pas envisager l'apprentissage de l'anglais dès la maternelle pour tous les élèves ? En accompagnant les élèves par l'enseignant ou un intervenant extérieur, sous forme ludique et à raison de plusieurs heures par semaine, cette première approche permettrait aussi une ouverture culturelle, indispensable aujourd'hui afin de comprendre et d'accepter les différences dans un monde de plus en plus globalisé. Le jeune enfant, s'il est bien accompagné, est capable d'assimiler beaucoup plus vite et d'intégrer rapidement les informations. Cela ne favoriserait-il pas, ensuite, une plus grande capacité d'apprentissage de nouvelles langues, le cerveau ayant été habitué à cet exercice à un âge précoce ?

2 commentaires :

Le 19/01/2018 à 18:34, Laïc1 a dit :

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"pourquoi ne pas envisager l'apprentissage de l'anglais dès la maternelle pour tous les élèves ? "

La France, c'est quand même le pays de Jeanne d'Arc, de Napoléon et du Général de Gaulle, qui ont tous en commun de s'être opposés à la domination anglaise à un moment donné de leur histoire politique et culturelle, d'autant plus qu'il n'y a pas de politique sans culture. Aussi, l'apprentissage de la langue anglaise si jeune serait comme un renoncement à l'identité historique de notre pays, ce serait lui tourner le dos, la trahir, ce n'est pas acceptable pour un pays comme la France.

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Le 14/10/2019 à 20:33, Laïc1 a dit :

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Pour tout dire, l'interdiction pure et simple de la langue anglaise en maternelle est la seule voie possiblement si la France d'aujourd'hui veut être à la hauteur de son histoire et de son identité. De plus, dans le contexte du Brexit et du rejet de l'Europe par une majorité des Anglais, cet apprentissage précoce n'a aucun sens politique, pas plus qu'il n'a de sens culturel, car qui se payer un billet d'avion pour Camberra ou Los Angeles ?

Aliéner les enfants de maternelle à cette langue fondamentalement hostile à la langue française revient à nier l'histoire du développement de la langue française à l'étranger. Que l'on se souvienne de la déportation des Acadiens francophones au 18eme siècle, et que l'on cesse de tourner le dos à l'histoire de France.

La France devrait faire une journée de mémoire de la déportation des Acadiens, plutôt que de se vautrer dans la glorification de ceux qui les ont persécutés.

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