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Intervention de Bastien Lachaud

Séance en hémicycle du jeudi 18 janvier 2018 à 15h00
Modalités de dépôt de candidature aux élections — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBastien Lachaud :

Quel est donc ce peuple français auquel la perception d'une indemnité parlementaire ne laisserait pas d'autre solution que de se nourrir de pâtes ?

En disant cela, je ne cherche pas à donner de leçons à qui que ce soit, encore moins à reprocher à mes collègues d'être ce qu'ils sont. J'observe simplement qu'en dépit des bonnes volontés – que je ne remets pas un instant en doute – , les institutions ne permettent pas réellement au peuple de prendre son destin en main et d'agir directement en faveur de l'intérêt général.

J'observe aussi que la répartition des pouvoirs dans la Ve République n'est pas équilibrée : la balance penche si nettement en faveur de l'exécutif, la prépondérance du Président de la République est telle, que l'on a raison de parler d'une « monarchie présidentielle. » Pour bon nombre de nos concitoyens, la politique se limite à déposer un bulletin dans l'urne une fois tous les cinq ans : comment ne pas les comprendre ?

Nous voterons sans enthousiasme ce texte sans élan. Mais aux libéraux qui siègent ici, qu'il me soit permis de rappeler les mots que Tocqueville prononçait au sujet des classes populaires peu avant la révolution de 1848 : « N'entendez-vous pas qu'on y répète sans cesse que tout ce qui se trouve au-dessus d'elles est incapable et indigne de les gouverner ; que la division des biens faite jusqu'à présent dans le monde est injuste ; que la propriété repose sur des bases qui ne sont pas les bases équitables ? » À ceux qui se contentent de cette proposition de loi, j'adresse le même avertissement que Tocqueville : ils s'endorment « sur un volcan ».

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