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Intervention de Florence Parly

Réunion du jeudi 8 février 2018 à 15h15
Commission de la défense nationale et des forces armées

Florence Parly, ministre des Armées :

Il me reste à répondre à une question très difficile, portant sur l'impact de la coopération franco-allemande.

Ces projets de coopération sont faits pour, non seulement créer du lien, mais aussi contribuer au regroupement de nos industries. Or aujourd'hui, nos industries de défense nationale sont souvent trop petites par rapport à leurs grands compétiteurs mondiaux. Il y a donc un besoin urgent de consolidation à une échelle européenne.

Cette consolidation se fait par le mécanisme des coentreprises. Nous avons une coentreprise britannique qui marche très bien, MBDA ; une coentreprise dans le domaine de la coopération franco-allemande, pour l'armée de terre, KNDS – regroupement de KMW et de Nexter ; j'ai indiqué tout à l'heure que cette coentreprise avait vocation à porter le projet du futur char de combat.

L'objectif, dans ces coopérations industrielles, n'est évidemment pas de nous affaiblir. Dans un autre domaine qui est celui la coopération navale, sur laquelle nous travaillons entre la France et l'Italie, l'objectif est qu'un plus un soit supérieur à deux : c'est cela, la coopération industrielle et la consolidation.

Pour pouvoir avancer bien et de façon efficace dans la coopération industrielle franco-allemande, je pense qu'il faut aussi savoir se ménager des capacités d'exportation. Or, et c'est pour cela que je disais que votre question était difficile, nous nous interrogeons sur le contenu de l'accord de coalition qui est en cours d'adoption. Il semble en effet que les principes liés à l'exportation des matériels d'armement vont faire l'objet de règles, de contraintes, de garanties importantes. Et nous savons bien que si nous coopérons sur le plan industriel et que nous n'avons pas la possibilité de vendre ces équipements à d'autres, le modèle économique de ces coopérations ne pourra pas être assuré. C'est un problème que je qualifierais de politique, et qu'il va falloir régler si nous voulons continuer à aller de l'avant dans la coopération franco-allemande.

Enfin, s'agissant des pépites parmi les start-up, je pense avoir déjà répondu en partie en disant qu'il fallait que l'on construise un écosystème ouvert, dans lequel la DGA a son rôle à jouer. J'ai eu l'occasion de mentionner le fonds Definvest, qui est vraiment orienté vers la montée en puissance et le changement de taille des PME intervenant dans le domaine des industries de défense. Je mentionnerai également le dispositif de financement RAPID (régime d'appui à l'innovation duale).

Tout cela existe, mais ne fonctionne correctement qu'à partir du moment où l'on a détecté la cible. Et j'en reviens à mon point précédent… Je ne reprendrai pas le raisonnement, mais je confirme l'importance majeure de l'identification.

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