Intervention de Denis Sommer

Réunion du jeudi 12 avril 2018 à 9h25
Commission d'enquête chargée d'examiner les décisions de l'État en matière de politique industrielle, au regard des fusions d'entreprises intervenues récemment, notamment dans les cas d'alstom, d'alcatel et de stx, ainsi que les moyens susceptibles de protéger nos fleurons industriels nationaux dans un contexte commercial mondialisé

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDenis Sommer :

Je vous remercie pour cette présentation. Suite à notre rencontre sur le site de Belfort avec les organisations syndicales et la direction d'Alstom et de General Electric (GE), j'ai souhaité organiser une réunion de travail avec les représentants des organisations syndicales à l'échelle du groupe. J'ai été particulièrement frappé par leur lecture du monde et leur approche extrêmement fine des marchés. Ils ont mesuré les évolutions en Europe de l'Est, où il va falloir gérer l'après-charbon. En Pologne, par exemple, les besoins en énergies renouvelables sont immenses. Ils ont souligné par ailleurs que l'Afrique assurerait une grande part de la croissance mondiale dans les vingt prochaines années et que ses besoins énergétiques seraient donc considérables.

Ils ont aussi insisté sur le fait que General Electric était désormais un leader dans le secteur de l'énergie et que le rachat d'Alstom « Power » lui avait permis de conforter sa dimension mondiale. L'entreprise est donc, selon eux, en situation de répondre à l'évolution des marchés. L'inquiétude, qui était palpable il y a quelques années, s'est transformée en une volonté de réussir et de s'inscrire dans l'avenir de l'entreprise. Elles ne sont plus en train de réécrire l'histoire : elles avancent !

Ils ont notamment souligné les compétences du groupe dans le secteur de l'hydroélectricité, de la biomasse de l'éolien, de l'offshore. Ils savent qu'on a besoin d'une politique industrielle. Vous y avez fait référence, monsieur le ministre et vous avez raison : nous avons besoin de politiques industrielle et énergétique européennes puissantes, qui doperont notre secteur des énergies renouvelables. Construire une Europe des énergies renouvelables nous permettra par ailleurs d'atteindre les nouveaux marchés mondiaux et de concurrencer les Chinois, très présents, notamment en Afrique.

Quelle pourrait être cette politique européenne de l'énergie ? Quelle dynamique cela pourrait-il créer pour notre tissu industriel et pour les capacités industrielles et de recherche de General Electric, en France et en Europe ?

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