Intervention de Manuéla Kéclard-Mondésir

Séance en hémicycle du mardi 19 juin 2018 à 21h45
Réduction des inégalités entre les français et les territoires — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaManuéla Kéclard-Mondésir :

Madame la présidente, monsieur le secrétaire d'État, chers collègues, la proposition de résolution no 1048, déposée par Mme Valérie Rabault en qualité de présidente du groupe Nouvelle Gauche, a pour ambition d'inviter le Gouvernement à présenter un projet de loi de finances pour 2019 dont la priorité serait la réduction des inégalités sociales et territoriales. C'est une piqûre de rappel avant que le mal ne s'aggrave.

Un tel objectif cible précisément la politique du logement meurtrie par le relèvement du taux de TVA à 10 %, par la réduction de 1,5 milliard d'euros des aides au logement versées aux bailleurs sociaux, par les mesures votées dans le cadre du projet de loi ÉLAN – évolution du logement, de l'aménagement et du numérique – , ainsi que par la réduction du nombre des contrats aidés, laquelle touche aussi bien les collectivités locales que les établissements publics scolaires, le secteur de l'économie sociale et solidaire ou encore l'outre-mer, grand oublié des politiques publiques.

Un tel objectif ne peut que nous interpeller : le groupe GDR est favorable à cette proposition tout simplement parce que, sur fond d'un libéralisme exacerbé, s'organise aujourd'hui la destruction de la solidarité française qui s'est bâtie depuis la Résistance.

Il y a, en premier lieu, urgence à reconsidérer les politiques publiques en revenant sur les inégalités sociales et territoriales qui s'aggravent depuis un an, sous l'effet d'une perception technocratique et ultralibérale dangereuse. Aujourd'hui, les inégalités sociales et territoriales augmentent. La politique publique actuelle accentue les inégalités de revenus, diminue la protection sociale des citoyens et aggrave les inégalités territoriales entre les zones rurales ou défavorisées et les métropoles urbaines – et je ne parle même pas des outre-mer !

Résultat d'un tel phénomène : la Banque de France elle-même prévoit une réduction inévitable de la croissance pour 2018, qui ne sera que de 0,4 % par trimestre quand le Gouvernement tablait sur 2 % sur l'année.

1 commentaire :

Le 06/07/2018 à 16:00, Meduse (BAILLEUR) a dit :

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Madame les chiffres de la croissance n'existe pas quand on voi comment son utilisé les contrats aidez sa fait froid au dos les privilégier d' assimiler fonctionnaire des collectivités locale les présures bref leur fille le balais à leur place..

et le privé lui regorge de d'emploi de pépite d'entreprise mais non le privé c'est sale le publique on le contrôle nous les élus bref la solutions par le socialisme urss année 50 madame l'urss est morte

ça ne marche pas dans la pays ou on peux vivre bien sans travailler avoir un logement des vacances (chq caf) ou les assimiler fonctionnaire sont la petit noblesse d'état jusque ou voulez vous aller dépenser les économies des français ?

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