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Intervention de Ángel Losada

Réunion du mardi 18 juillet 2017 à 16h30
Commission des affaires étrangères

Ángel Losada, Représentant spécial de l'Union européenne pour le Sahel :

Sur la sécurité et le développement, on a environ 3,5 milliards de l'Union européenne à travers le FED, 2,8 milliard du Fonds fiduciaire, et 8 milliards en tout, en comptant les contributions des États membres.

L'Union Européenne a des limitations dans le domaine sécuritaire du fait des traités. Il y a un débat aujourd'hui sur le « train and equip », c'est-à-dire sur les moyens de fournir des équipements non létaux et de contribuer, par exemple par la formation, aux politiques de sécurité.

Ces limitations sont de plus en plus difficiles en raison de l'importance croissante de l'aspect sécuritaire, bien qu'il aille de pair avec le développement.

On peut citer l'exemple du Fonds fiduciaire. Au début, il servait à financer le Fonds d'Action régionale de l'Union européenne pour le Sahel. Il y a alors eu la terrible crise migratoire et d'un seul coup, le Fonds fiduciaire s'est concentré surtout sur l'aspect migratoire.

On ne sait pas encore combien de gens meurent dans le désert. Ces gens sont abandonnés et nous demandons aux autorités locales de prendre des mesures, ce que fait par exemple le Niger.

Il est donc de plus en plus difficile de différencier ces deux aspects. L'aspect sécuritaire est en train de s'associer de plus en plus étroitement à l'aspect développement.

Concernant la Libye, elle n'est pas dans mon mandat mais il est vrai qu'elle est la clef de voûte de ces situations. Tant qu'on n'aura pas trouvé une solution dans ce pays, la situation dans le Sahel sera fragilisée.

Le problème migratoire est dû au fait qu'il y a pratiquement une autoroute, mais à péages, du fait de l'activité des groupes armés, entre le Sahel et la Méditerranée. Tant que nous n'aurons pas d'interlocuteur fiable de l'autre côté, nous aurons ce problème.

Le G5 travaille cependant sur la question des frontières intérieures et l'Union européenne cherche à faire en sorte que la frontière Sud de la Libye rentre dans ce processus, en travaillant notamment avec le Tchad et le Niger. Le Mali, pays d'origine et de transit, est aussi conscient du problème.

Quant à l'Egypte, il est intéressant de noter qu'elle assiste parfois comme observateur aux réunions des ministres de la défense du G5.

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