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Intervention de Émilie Bonnivard

Séance en hémicycle du mercredi 9 août 2017 à 15h00
Questions au gouvernement — Plan d'action national sur le loup

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉmilie Bonnivard :

Monsieur le Premier ministre, permettez-moi tout d'abord d'associer à mes propos Vincent Rolland, député de la Savoie, ainsi que tous les députés de circonscriptions pastorales et rurales, quelle que soit leur sensibilité politique, qui se reconnaîtront dans ma question.

Le pastoralisme subit depuis plus de vingt-cinq ans les effets de la prédation des loups sur les troupeaux. Si, dans les années 1990, le nombre d'attaques et de victimes restait limité, il a explosé depuis dix ans, et vingt-quatre départements sont touchés, malgré la généralisation des mesures de protection. Nous sommes effectivement passés de 4 200 animaux tués par la prédation en 2010 – ovins en grande majorité, caprins, mais également bovins – , à 10 200 en 2016, soit un doublement du nombre d'animaux victimes en six ans.

Ces chiffres démontrent l'échec du Plan d'action national sur le loup, censé assurer « la cohabitation entre les loups et l'élevage », qui ne parvient aucunement à endiguer les attaques, malgré une explosion de la dépense publique qui lui est consacrée et qui s'élève à environ 26 millions d'euros par an.

Derrière ces chiffres, se trouvent des femmes et des hommes qui ne peuvent plus exercer leur métier dans des conditions acceptables et qui vivent dans un stress permanent en subissant jusqu'à vingt-quatre attaques par été. Ce pastoralisme, aujourd'hui en péril et que nous défendons, représente pourtant l'excellence de l'agriculture, durable et extensive, que vous appelez de vos voeux, qui favorise la biodiversité de la faune et de la flore d'altitude, et qui se montre soucieuse du bien-être animal.

Monsieur le Premier ministre, nous voulons une montagne vivante, une montagne où les hommes et les femmes ont leur place et où leur droit à vivre de leur métier est reconnu et protégé.

2 commentaires :

Le 12/08/2017 à 01:30, Scravenpouic a dit :

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On utilise bien des mots creux !

À quel point le pastoralisme est-il si soucieux du bien-être des animaux ? Il les tue.

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

Le 04/10/2017 à 18:05, Thiabaud a dit :

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Ne serait-il pas possible d'aider les bergers autrement : en les exonérant de charges pour recruter des personnels pendant quatre mois d'été par exemple, afin de regrouper les troupeaux pour la nuit, de les fractionner en plus petites unités, comme c'était le cas autrefois. Une autre solution consisterait à mettre à leur disposition des stagiaires de l'ENA et autres grandes écoles, ce qui permettrait à ces derniers de se fabriquer quelques globules rouges tout en reprenant contact avec la vraie vie ! En développant un réseau de petits et moyens abattoirs locaux venant renforcer les filières viandes locales. Et surtout ... en pénalisant les importations de viandes à bas coûts en provenance de l'étranger : c'est plus la mondialisation des échanges qui détruit le pastoralisme que le loup. Pas mal de travail en perspective ! Bon courage.

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