Intervention de Agnès Buzyn

Séance en hémicycle du mardi 17 juillet 2018 à 15h00
Questions au gouvernement — Soins et emploi des personnes diabétiques

Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé :

Monsieur le député, je vous remercie de soulever la question de ces maladeset de ces héros du quotidien. Le diabète touche aujourd'hui 3,3 millions de nos concitoyens, à savoir 4,6 % de la population. Parmi les diabétiques, 90 % sont de type 2. Leur diabète est lié à des facteurs de risque que nous connaissons : le surpoids, l'obésité, la sédentarité et l'alimentation. Les 10 % restants sont de type 1 : ils déclarent souvent la maladie très jeunes.

J'ai inscrit la promotion de la santé comme une priorité de la stratégie nationale de santé. Elle concerne essentiellement les diabétiques de type 2 : de nombreuses mesures de prévention seront prises en matière d'éducation à la santé. Une taxe sur le sucre dans les sodas a été portée, l'année dernière, par les députés, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Nous développons également l'étiquetage nutritionnel, le nutri-score, afin que chacun puisse se repérer dans ses achats. Nous travaillons par ailleurs sur le rôle des infirmières en pratique avancée, afin de mieux suivre les parcours de soins des personnes. Enfin, le programme Dites non au diabète, qui implique trois départements, vise à prévenir la maladie chez les personnes à risque.

Vous avez toutefois raison – c'est la seconde partie de votre question : la vie de ces personnes peut être largement affectée car cette maladie interdit, il est vrai, certaines professions. Ces restrictions visent à protéger non seulement la personne malade des effets secondaires qu'elle pourrait subir dans le cadre professionnel, mais aussi ses collègues et, parfois, le grand public. Aujourd'hui, les restrictions concernant les diabétiques portent essentiellement sur les professions qui nécessitent le permis de conduire, en raison du risque d'hypoglycémie sévère qui touche notamment les diabétiques de type 1.

Nous devons évidemment réévaluer en permanence les restrictions à l'aune des découvertes scientifiques et des progrès médicaux. C'est ce que nous faisons. J'en prends l'engagement devant vous : l'évolution des connaissances et des traitements doit conduire à réviser régulièrement les règles.

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