Intervention de Gabriel Attal

Réunion du mardi 10 juillet 2018 à 17h35
Commission des affaires culturelles et de l'éducation

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaGabriel Attal :

Je suis ravi de vous retrouver en commission, madame la ministre, quelques mois après l'adoption de la loi relative à l'orientation et à la réussite des étudiants. Qu'avons-nous constaté depuis ? Toutes les Cassandre qui, parfois en raison de véritables inquiétudes ou, plus souvent, pour des raisons politiques, cherchaient à expliquer que le système ne fonctionnerait pas, que l'on allait vers un bug et un échec pour beaucoup de jeunes, ont été démenties par les faits. Nous avons aujourd'hui un système d'accès à l'enseignement supérieur qui fonctionne mieux qu'APB, sans avoir recours au tirage au sort, qui est le système le plus injuste et le plus arbitraire pour l'accès à l'enseignement supérieur.

Les mêmes Cassandre qui cherchaient hier à faire de l'instrumentalisation politique ont essayé, au cours des derniers mois, d'utiliser tous les moyens possibles pour critiquer un système qui est pourtant difficilement critiquable. Parmi les arguments avancés, il y avait notamment la question de la mobilité géographique, sur laquelle vous vous êtes exprimée, et derrière cela la question des inégalités sociales. Vous avez rappelé les chiffres, qui sont implacables : il y a davantage de jeunes issus d'académies situées autour de Paris qui ont aujourd'hui accès à des universités parisiennes, et il y a davantage de bacheliers professionnels qui ont reçu des réponses positives pour aller en sections de techniciens supérieurs, ce qui était aussi un des grands objectifs de la réforme. Tout cela fonctionne très bien.

Je voudrais revenir sur un point que vous avez abordé à la fin de votre intervention, à savoir le nouvel arrêté « licence », qui a été adopté hier par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (CNESER), alors que certains prétendaient que cela n'arriverait pas – c'est encore la preuve que l'on peut lever des inquiétudes dans le cadre du dialogue et du travail. Comment le nouvel arrêté « licence » va-t-il permettre de lutter, lui aussi, contre les inégalités sociales et de favoriser la réussite de tous les étudiants, notamment ceux qui peuvent arriver à l'université avec un peu moins de bagage que les autres ? Des changements seront-ils perceptibles dès la rentrée prochaine en ce qui concerne les cursus, notamment sous l'angle de leur personnalisation ? Quel sera le calendrier d'application ?

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