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Intervention de Alain Gibelin

Réunion du lundi 23 juillet 2018 à 21h00
Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la république

Alain Gibelin, directeur de l'ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris :

Pour ce qui est de l'expression « copinages malsains » employée par le préfet de police, je ne puis que m'y associer. Je constate en effet qu'à aucun moment, je n'ai été mis au courant du fait que M. Benalla était en contact avec des effectifs relevant de mon autorité. Celui qui aurait dû m'en informer était le contrôleur général Laurent Simonin.

Pour ce qui est des relations que j'entretiens avec ce dernier, je ne vois pas ce qui vous permet d'affirmer que ces relations, d'ordre purement professionnel, sont exécrables. Laurent Simonin est un excellent professionnel qui a à son actif la gestion de grandes manifestations impliquant l'intervention de très importants services d'ordre – je pense notamment à la COP21, ainsi qu'à plusieurs autres déplacements importants. Par ailleurs, je précise que mon « n – 1 » n'est pas Laurent Simonin, mais l'inspecteur général Éric Belleut.

Laurent Simonin est l'un des commissaires d'état-major relevant de l'autorité de M. Belleut, et j'ai avec lui les relations qu'a un directeur avec l'un de ses commissaires d'état-major : elles ne sont ni bonnes ni mauvaises, et purement professionnelles. Pour ce qui est du 1er mai, il n'a à aucun moment informé sa hiérarchie – je le redis sous serment – des contacts qu'il a eus avec M. Benalla et qui lui ont permis d'organiser et de finaliser ses déplacements, en lui adjoignant, comme c'est la règle quand un observateur est présent, un « poisson pilote », c'est-à-dire un référent – le major Philippe Mizerski –, qui lui a remis un casque de protection pour le cas où il se trouverait mis en danger dans le cadre de la manifestation.

Je le répète, je n'étais pas informé de l'intervention de M. Benalla, et c'est seulement le lendemain que je l'ai été, grâce à la vidéo.

Pour ce qui est de M. Crase, j'ai appris son existence par les journaux dans la journée du 19 juillet : avant cette date, je ne savais rien de la présence d'un deuxième observateur – un observateur fantôme, pourrait-on dire – au sein du dispositif.

1 commentaire :

Le 31/07/2018 à 13:37, laïc a dit :

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"Pour ce qui est du 1er mai, il n'a à aucun moment informé sa hiérarchie – je le redis sous serment – des contacts qu'il a eus avec M. Benalla et qui lui ont permis d'organiser et de finaliser ses déplacements, en lui adjoignant, comme c'est la règle quand un observateur est présent, un « poisson pilote », c'est-à-dire un référent – le major Philippe Mizerski –, qui lui a remis un casque de protection pour le cas où il se trouverait mis en danger dans le cadre de la manifestation.

Je le répète, je n'étais pas informé de l'intervention de M. Benalla, et c'est seulement le lendemain que je l'ai été, grâce à la vidéo."

Pourtant le général Bio-Farina a dit :

"Le 25 avril 2018 – la date est reportée sur mon agenda – s'est tenu un déjeuner de travail entre M. Alain Gibelin, moi-même et Alexandre Benalla. L'objet de ce déjeuner de travail était de reconsidérer les conditions d'emploi et de travail des fonctionnaires de police de la compagnie de gardes de l'Élysée, qui dépendent de la Division de protection des institutions, qui, elle-même, dépend de la DOPC. Ces fonctionnaires de police sont chargés du premier périmètre de défense de la Présidence de la République, et nous réfléchissons de longue date, Alain Gibelin et moi-même, à la manière de mieux les intégrer au sein de la Présidence de la République, afin qu'ils aient une meilleure perception du niveau de leur emploi. Au titre de ses fonctions d'adjoint au chef de cabinet et étant souvent amené, lors des déplacements du Président de la République, à traiter avec la compagnie des gardes de l'Élysée, qui ouvre et ferme les accès du Faubourg Saint-Honoré, Alexandre Benalla participait à ce déjeuner.

Au cours de ce déjeuner – et je m'en tiendrai à ce que ma mémoire a retenu –, il y a eu entre MM. Alain Gibelin et Alexandre Benalla un aparté au sujet de la manifestation du 1er mai, à l'occasion duquel ils ont échangé sur les équipements qui seraient fournis à M. Benalla pour sa participation à la ladite manifestation. C'est tout ce dont je me souviens."

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