Intervention de Alain Gibelin

Réunion du lundi 23 juillet 2018 à 21h00
Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la république

Alain Gibelin, directeur de l'ordre public et de la circulation à la préfecture de police de Paris :

Je n'ai eu connaissance de l'existence d'un poste ACROPOL entre les mains d'Alexandre Benalla que le 19, en regardant une vidéo qui passait en boucle sur BFM et des photos circulant sur les réseaux sociaux. Je suis formel, à aucun moment entre le 1er et le 19 mai, je n'ai eu connaissance qu'Alexandre Benalla avait été en possession d'un poste ACROPOL ou d'un brassard de police.

Je vous précise qu'il est très facile de tracer un poste ACROPOL. Lorsque l'enquête judiciaire aura déterminé les conditions dans lesquelles Alexandre Benalla est entré en possession de ce poste et quelle était son origine, il sera facile de retrouver le service et même la personne qui le lui a remis – j'imagine que la justice lui posera très clairement la question.

S'agissant d'éventuels échanges radio entre Alexandre Benalla et un réseau directeur, comme je vous l'ai dit, je pilote moi-même les opérations à la radio. J'ai plusieurs trafics radio à gérer en même temps – en l'occurrence, il y avait deux divisions, l'une affectée aux événements de la Contrescarpe, l'autre, peut-être encore plus sensible, sur la rive droite, où se trouvaient d'importants groupes de casseurs qui vandalisaient des commerces aux abords de la gare de Lyon –, en me focalisant sur la fréquence correspondant la plus « chaude », celle correspondant aux événements les plus préoccupants. Dans l'exercice de ce qui relève de mes responsabilités, j'ai écouté une grande partie du trafic radio de cette journée, et je peux vous assurer qu'à aucun moment je n'ai entendu un message dont l'origine me semblait douteuse ; de même, mes collaborateurs m'ont confirmé a posteriori qu'aux moments où je n'écoutais pas la radio ils n'avaient capté aucun message d'origine douteuse. En d'autres termes, toutes les personnes que nous avons entendues s'exprimer sur les deux fréquences de la police correspondaient à des indicatifs clairement identifiés comme relevant de missions de service, et ayant soit reçu des instructions directes à ce sujet, soit effectué des comptes rendus.

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