Intervention de Valérie Rabault

Séance en hémicycle du mardi 31 juillet 2018 à 15h00
Motions de censure — Discussion commune et votes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaValérie Rabault :

Monsieur le Premier ministre, depuis le 18 juillet, notre pays a été ballotté au gré de l'actualité médiatique et parlementaire et des révélations liées à ce qui est devenu l'affaire dite Benalla. En dix jours, les Français et nous-mêmes avons découvert, stupéfaits, qu'un conseiller du président de la République s'était fait passer pour un policier le 1er mai, frappant à terre un homme, qu'il n'avait pas été sanctionné selon les procédures prévues par notre droit, qu'il exerçait en réalité des missions dépassant largement le périmètre de ses fonctions, qu'il n'avait pas été déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, et que s'il avait en théorie subi une sanction présentée comme sévère en étant mis à pied quinze jours, il avait en réalité continué à être rémunéré.

Si les dérapages graves de M. Benalla avaient fait l'objet, dès le 1er mai, d'une sanction conforme au droit en vigueur, il n'y aurait pas eu d'affaire.

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