Intervention de Sébastien Chenu

Séance en hémicycle du mardi 31 juillet 2018 à 15h00
Motions de censure — Discussion commune et votes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSébastien Chenu :

À l'instar de nombre de nos compatriotes, nous sommes convaincus que là commence l'affaire Macron-Benalla : certains ont voulu mettre un terme à cette dérive jupitérienne visant à créer une police parallèle pour assurer la protection du chef de l'État, si tant est qu'il s'agisse seulement de protection.

Malgré les dénégations des uns et des autres, plusieurs indices laissent à penser qu'Emmanuel Macron souhaitait dissocier la sécurité présidentielle de la police et de la gendarmerie. Comme le président de la commission des finances, nous attendons toujours une justification précise de l'augmentation de 3 millions d'euros du budget pour 2018 de la Présidence de la République au titre de la sécurité élyséenne – sécurité officielle et sécurité officieuse.

Sur le fond de l'affaire, la prestation le 1er mai de M. Benalla et de son acolyte, M. Crase, souligne l'étrange vision du combat politique de la part de certains membres de la République en marche. Au-delà du 1er mai et des intimidations physiques de l'adjoint au chef de cabinet d'Emmanuel Macron, s'ajoutent, tout au long de l'année, les intimidations à l'encontre des oppositions, à l'image de ce texte prétendant lutter contre les fake news et dont l'objectif est, en réalité, de limiter drastiquement la liberté d'information.

Les intimidations sont aussi de nature judiciaire, avec, depuis des mois, une utilisation politique de la justice contre plusieurs partis d'opposition. Je pense bien sûr au Rassemblement national, qui s'est vu, il y a quelques semaines, confisquer par des juges politisés sa dotation publique sur instruction du Parquet, instruction confirmée par les récentes réquisitions du procureur général, donc de votre pouvoir.

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