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Intervention de Célia de Lavergne

Séance en hémicycle du jeudi 13 septembre 2018 à 21h30
Équilibre dans le secteur agricole et alimentaire — Article 11

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCélia de Lavergne :

Alors que nous entamons l'examen du titre II du projet de loi, il me semble nécessaire de rappeler comment celui-ci, après les débats que nous avons eus sur le titre Ier, crée les conditions de la transition agricole que nous appelons de nos voeux, à travers, en premier lieu les états généraux de l'alimentation, qui ont été lancés il y a un an et dont je remercie le ministre de m'avoir confié la mission de les coordonner, en second lieu la feuille de route du Gouvernement, le présent projet de loi en étant l'un des piliers.

Avant tout, je voudrais souligner que ce texte a été largement débattu et enrichi. Nous pouvons porter au crédit des parlementaires que nous sommes un certain nombre de mesures phares, à commencer par l'extension de la définition des néonicotinoïdes, que nous examinerons dans le cadre de ce titre II et qui permettra d'éviter le contournement de leur interdiction par les industriels et l'utilisation de molécules dangereuses, telles que le sulfoxaflor. C'est donc grâce à notre intelligence collective que ce texte comprend les graines de la transformation de notre modèle agricole. À l'heure où l'action parlementaire ne cesse d'être pointée du doigt, nous pouvons être fiers de ce texte qui illustre la qualité et le rôle du Parlement.

Certains diront que nous n'en avons pas fait assez. Rappelons donc, au moment de commencer l'examen du titre II et de l'article 11, les grandes mesures qu'il comporte en faveur de la transition agricole.

Cette transition agricole est avant tout une trajectoire, avec des objectifs ambitieux : d'ici à 2020, interdire l'utilisation des bouteilles en plastique dans la restauration scolaire ; d'ici à 2022, servir dans nos cantines 50 % de produits locaux, dont 20 % seront issus de l'agriculture biologique ; d'ici à 2022, avoir 15 % de surface agricole utile en mode bio dans nos territoires.

Cette transition agricole, c'est aussi favoriser une agriculture moins dépendante des pesticides, avec la séparation de la vente et du conseil – nous y reviendrons – , l'interdiction des remises, rabais et ristournes et la lutte contre l'utilisation des produits phytosanitaires, aussi bien dans l'enseignement agricole qu'en propre, dans les missions des chambres d'agriculture.

Cette transition agricole, c'est enfin une méthode, que nous appliquons depuis le début et qui allie écoute et accompagnement.

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