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Intervention de Sébastien Jumel

Séance en hémicycle du jeudi 13 septembre 2018 à 21h30
Équilibre dans le secteur agricole et alimentaire — Article 11

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSébastien Jumel :

Le ministre a annoncé que le Gouvernement allait donner un coup de pouce aux communes qui instaurent une telle tarification. Autrement dit, celles qui ont fait le choix depuis longtemps d'une tarification solidaire, et qui sont invitées – à juste titre – à progresser s'agissant de la part du bio et des filières courtes, notamment dans l'esprit évoqué à l'instant par Dominique Potier, vont subir une double peine, car elles ne seront pas accompagnées par l'État.

Je reprendrai ici des arguments déjà développés. Si l'enjeu est de faire en sorte que nos mômes mangent bien, mangent mieux, aient accès à une alimentation saine, mais que la mise en oeuvre des mesures d'accompagnement envisagées pénalise les communes les plus populaires, ce sera bien la double peine pour les plus pauvres d'entre nous.

Je tenais à appeler votre attention sur ce problème. Peut-être ai-je mal compris le Président de la République ; peut-être le contenu du plan n'a-t-il pas été suffisamment détaillé sur ce point. Ayant été maire pendant neuf ans, je sais que faire l'effort d'améliorer la qualité des produits servis dans les cantines, d'y accroître la part du bio – ce que nous avons fait à Dieppe – et de structurer les filières courtes – ce qui n'est pas toujours facile en l'absence de filières ancrées dans le territoire – a un coût pour la collectivité. Quand on choisit en outre d'ouvrir aux plus modestes l'accès à cette alimentation saine, cela représente un coût supplémentaire.

Si vous ne résolvez pas ce problème, j'ai bien peur que l'accès à l'alimentation saine soit réservé à nos mômes, pour faire simple – aux classes supérieures et moyennes, et non aux plus modestes d'entre nous. Ce serait inacceptable pour le communiste que je suis.

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