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Intervention de Fabien Roussel

Séance en hémicycle du mardi 16 octobre 2018 à 21h30
Projet de loi de finances pour 2019 — Après l'article 2

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFabien Roussel :

Les ZRR ne sont pas suffisantes. Les zones de désertification médicale sont beaucoup plus larges et on en trouve aujourd'hui sur presque tout le territoire français. S'il y a des mesures à prendre, elles doivent couvrir largement le territoire ; à l'heure actuelle, elles ne sont pas à la hauteur des enjeux. On ne tient pas compte des attentes des médecins. Les médecins d'aujourd'hui ne sont plus ceux que l'on a connus ; ils ne travaillent plus soixante heures par semaine, ils n'ont plus 6 000 patients, ils ont envie d'exercer leur métier d'une autre manière. Il faut comprendre leurs attentes. De l'autre côté, on ne peut pas, comme l'a dit M. Letchimy, reporter sur les collectivités le soin de prendre les mesures nécessaires pour accueillir les médecins. Aujourd'hui, les ARS proposent des subventions pour construire des maisons de santé dans lesquelles on va installer des hommes de l'art qui ne sont pas forcément des nouveaux médecins. Ce sont parfois des médecins déjà installés, qui vont pouvoir bénéficier des avantages offerts par une maison de santé, comme un moindre loyer ; ils vont se délocaliser d'un village vers un autre. Il faut donner envie à de jeunes médecins de s'installer partout, dans les zones rurales comme dans les zones densément peuplées. Or, aujourd'hui, il n'existe pas de dispositif en ce sens. Pourquoi, comme cela se fait dans d'autres pays, ne propose-t-on pas de salarier des médecins ? Des communes font aujourd'hui le choix d'embaucher des médecins pour pallier ce manque, ce qui est terrible : ce n'est pas leur métier. Pourquoi cela ne se fait-il pas à l'échelle de la sécurité sociale, de l'État ? C'est à ce niveau qu'il faut traiter le problème.

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