Intervention de Béatrice Descamps

Séance en hémicycle du mercredi 14 novembre 2018 à 15h00
Questions au gouvernement — Diabète

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBéatrice Descamps :

Ma question s'adresse à Mme la ministre de la santé.

Trois virgule sept millions : c'est le nombre de personnes traitées pour diabète en France, de type l et 2. Il faut ajouter à ce chiffre alarmant les 500 000 à 800 000 diabétiques de type 2 qui s'ignorent. Dans les Hauts-de-France, où la prévalence du diabète est la plus élevée de France métropolitaine, une personne sur vingt est concernée. En outre-mer, on peut parler de 10 à 11 % de la population. L'ensemble des dépenses de santé remboursées à des patients diabétiques s'élève à 19 milliards par an, soit 15 % des dépenses de l'assurance maladie.

Le diabète est donc bien un enjeu de santé publique, dont on doit faire une priorité en 2019. C'est aussi un enjeu sociétal et humain, face à de nombreux préjugés et a priori parfois déplacés voire inappropriés, en particulier en direction des jeunes diabétiques de type l.

Nombreux sont les chercheurs, les cliniciens, les professeurs à vouloir avancer dans la recherche, aborder de façon innovante cette pathologie, repenser le parcours de soin. Ceux-ci doivent être aidés.

Ainsi la communauté hospitalo-universitaire et académique lilloise a répondu à un appel à projet visant à créer le premier pôle mondial de recherche sur le diabète. Ce projet dirigé par le professeur Froguel a certes été distingué puisqu'il s'est classé deuxième. Je me réjouis bien sûr pour le projet de l'Institut de la vision de Paris qui s'est classé premier, toutefois, le projet lillois recevra une aide financière bien inférieure à celle tant espérée car l'enveloppe initialement prévue a été divisée par deux et une nouvelle répartition appliquée.

Pouvez-vous aujourd'hui m'indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre au niveau national et européen pour faire du diabète une priorité pour 2019 ?

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