Intervention de Emmanuelle Ménard

Séance en hémicycle du jeudi 22 novembre 2018 à 21h30
Programmation 2018-2022 et réforme de la justice — Après l'article 25 quater

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaEmmanuelle Ménard :

Merci, monsieur le président, de donner la parole à un député non-inscrit. Je ne prétends pas être le porte-parole des non-inscrits, mais je pense exprimer l'opinion de beaucoup d'entre eux.

Je vous avoue que les bras m'en tombent. Nous sommes tous conscients ici que l'ordonnance de 1945 doit être modifiée. J'ai rencontré il y a une quinzaine de jours des représentants syndicaux de la police, qui m'ont fait part de leur souhait que cette ordonnance soit réformée, parce qu'elle n'est plus adaptée à l'évolution actuelle de la délinquance de la jeunesse. Je vous avoue aussi que j'ai été surprise de ne pas trouver de dispositions relatives à ce sujet dans ce projet de loi – aujourd'hui, je comprends pourquoi.

Cela ne peut pas se passer comme ça ! Je ne savais pas que dix-huit membres d'une mission suffisaient à faire la loi : puisque c'est comme ça, nous pouvons arrêter là nos travaux et rentrer chez nous ! Nous serons tous un peu moins fatigués, ce ne sera peut-être pas plus mal.

Je n'ai pas été élue pour donner un blanc-seing à la majorité, pour ratifier une ordonnance sans pouvoir exprimer ma conviction profonde sur ces dispositions. Je n'ai pas non plus été élue pour recevoir des leçons de morale à longueur de journée dans cet hémicycle. Votre petite morale est vraiment insupportable ! Quand vous l'aurez compris, vous vous mettrez peut-être à écouter un tout petit peu plus votre opposition au sein de cet hémicycle, et surtout la colère qui monte au dehors. Vous n'avez pas fini d'entendre la colère des gilets jaunes si vous continuez à agir ainsi.

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