Intervention de Général Jean-Claude Gallet

Réunion du mercredi 21 novembre 2018 à 16h30
Commission de la défense nationale et des forces armées

Général Jean-Claude Gallet, commandant la brigade de sapeurs-pompiers de Paris :

Pour commencer, il existe une différence de statut et de disponibilité. Gardons-nous donc d'aviver des guerres qui n'ont pas lieu d'être.

À mes yeux, nous devons garder en tête les volumes critiques d'intervention. La BSPP assure 520 000 interventions et défend 7,5 millions d'habitants. Son budget annuel s'élève à 580 millions d'euros, compte d'affectation spéciale (CAS) « Pensions » inclus, ou à seulement 407 millions si l'on s'en tient au budget de fonctionnement et d'investissement (équipements et infrastructures).

J'ai donc choisi de comparer la BSPP à ses équivalents de New York et de Tokyo, qui ne sont pas sous statut militaire, mais qui ont ce même volume d'interventions. Sachons qu'il est très difficile d'effectuer des comparaisons internationales, car le sapeur-pompier de la BSPP incarne deux sauveteurs en un : comme ses camarades civils français, il est à la fois secouriste et soldat du feu, alors que cette chaîne est souvent dissociée dans le reste du monde.

La BSPP est le premier service d'incendie et de secours en Europe, et le troisième dans le monde.

Notre organisation est très classique. Je mettrai seulement l'accent sur quatre fonctions, dont une qui monte en puissance, à savoir le bureau d'études et de prospective (BEP). Il est en effet important pour moi de pouvoir me projeter dans dix ans : que sera alors l'agglomération parisienne, à l'ère de la smart city équipée de nouvelles technologies et de l'intelligence artificielle ? Quelle sera l'évolution démographique ? Le vieillissement de la population entraînera-t-il une paupérisation ? Je me dois en effet, dans mon champ d'action, d'assurer cette équité dans la qualité de service rendu dont je vous entretenais tout à l'heure. La BSPP participe également à la cohésion nationale, et les choses lui seront peut-être facilitées à cet égard, dans trois ou quatre ans, grâce à l'intelligence artificielle. Je dois en tout cas rester en veille permanente.

J'en viens à la sécurité informatique. Il est clair que la cyberattaque constitue le Blitzkrieg du XXIe siècle. Risquant à tout moment d'être ainsi neutralisée, la BSPP s'appuie sur un fonctionnement reposant sur la redondance des prises d'appels. Nous doublons systématiquement notre communication « stratégique » avec des capacités satellitaires, mais continuons à travailler aussi avec des tableaux blancs, savoir-faire qui s'oublie très vite, notamment dans la jeune génération. Nous voulons éviter d'ajouter du chaos au chaos.

En ce qui concerne la sécurité du travail, je me suis intéressé à la toxicité des fumées, problème que vous avez peut-être rencontré dans les services départementaux d'incendie et de secours (SDIS). Certaines fumées sont supposées être cancérigènes. En tant que chef, j'ai sur ce sujet un devoir de transparence vis-à-vis du personnel. Je dois aussi tout faire pour éviter des dommages comme ceux causés par l'amiante.

Dans les SDIS, vous ne connaissez sans doute pas de division de santé comme celle de la BSPP, avec des ambulances de réanimations et de nombreux médecins urgentistes. Nous comptons aussi trois groupements opérationnels qui se répartissent par tiers l'agglomération parisienne. Un groupement regroupe les expertises nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC), les plongeurs et personnels cynotechniques ; il existe également un groupement de soutien et enfin une école.

La gestion des opérations au sein de la brigade repose sur deux principes paradoxaux : d'une part, une forte centralisation des ressources critiques, et une centralisation de la prise d'appels ; d'autre part, une très grande subsidiarité sur le terrain.

Je reprends l'exemple du 13 novembre 2015. Sur le terrain, ceux qui commandent les unités de secours ont aussi bien le niveau de général que le grade de caporal-chef. En termes de leadership et en termes de formation, nous inculquons en effet à nos hommes une très grande autonomie. Ainsi, ceux qui prennent les appels au centre 18112 sont des militaires du rang, qui ont une expérience opérationnelle assez riche.

En ce qui concerne notre taux d'encadrement, vous trouvez ainsi 4,5 % d'officiers et 20 % de sous-officiers, soit un taux d'encadrement inférieur à 10 % pour l'ensemble de la brigade. Encore ne s'agit-il que d'une moyenne. Dans les unités uniquement opérationnelles, le taux d'encadrement des officiers est de 3 %.

Je vous livre quelques chiffres sur nos 8 500 personnels : 6 700 d'entre eux sont affectés au service d'incendie, 1 800 au service d'appui et de secours, 2 200 qui sont de garde chaque jour.

Pour disposer de la capacité de monter en puissance rapidement sur une crise à cinétique brutale, telle qu'un attentat, une pandémie ou une inondation, la création d'une réserve opérationnelle est importante. Actuellement, la réserve s'élève à près de 400 hommes ; nous serons à 600 dans quelques mois ; l'objectif fixé est d'atteindre les 1 000 en 2024.

Je préfère faire porter l'effort sur la réserve, plutôt que de demander des personnels d'active supplémentaires. Par ce biais, je travaille en effet à améliorer la résilience, l'intégration et la cohésion. Cette réserve est alimentée par les six dispositifs jeunesse que je vais vous détailler tout à l'heure. Pour moi, il y a donc là à la fois un impératif tactique, mais, de manière plus importante, un impératif politique de cohésion, de résilience et d'éducation de la population.

Parmi les principes que j'évoquais, le principe clé est celui de l'équité qui garantit notre cohésion et notre solidarité dans la mise en oeuvre dans un plan régalien d'urgence.

À la BSPP – situation particulière – le manageur a la plénitude de tous les moyens. Je suis responsable en termes de marchés publics, en termes de préparation opérationnelle, en termes de doctrine RH, etc.

Sachez que les sous-officiers de la BSPP sont, comme les légionnaires, issus du corps des militaires du rang. On ne recrute pas de sous-officiers directement sortis de l'école ; un jeune sous-officier a en moyenne entre cinq et six ans d'expérience. Ainsi, un chef de centre qui va commander en Seine-Saint-Denis aura déjà vingt années d'expérience. Voilà une garantie de pédagogie comme d'intelligence multiculturelle.

Sur un plan opérationnel, je peux être amené à prendre le commandement d'opérations de secours, mais je suis surtout conseiller auprès du préfet de police, pour qu'il puisse connaître les implications en termes de communication politique. Il s'agit souvent de donner une indication de temps : « Monsieur le préfet, cette intervention va prendre une heure, une heure et demie » ; « Monsieur le préfet, nous avons été frappés sur cinq sites, c'est une action terroriste ; quatre vont pouvoir être évacués, mais la situation sur le cinquième point est un peu plus compliquée, parce qu'il y a un volume important de victimes et parce que la menace pas réduite »…

Ces éléments permettent aux politiques de bâtir une communication opérationnelle en direction de la Nation, bien sûr, mais surtout en direction de ceux qui nous ont frappés. Cela montre à ces derniers que nous sommes préparés en amont et que nous ne sommes pas un ventre mou.

J'en viens à l'écosystème. La brigade travaille en concertation avec la préfecture de police, le militaire, la sécurité civile, nos camarades de la fédération, le service d'aide médicale urgente (SAMU) et les services hospitaliers. Si la concertation n'était pas mon fil directeur, je n'y arriverais pas. Dans le fameux continuum sécurité-défense, qui regroupe à la fois des forces de sécurité intérieure et des forces militaires, de nombreux acteurs privés et experts interviennent aussi. Si on arrive à se faire entendre de cet écosystème et à l'écouter, il est très riche d'enseignements, en termes de doctrine, pour préparer l'engagement de forces armées sur le théâtre national, notamment en cas de catastrophe naturelle. Dans cette hypothèse, ce sont en effet les armées qui mettraient à disposition le plus de capacités mais elles n'auraient pas le commandement.

L'activité opérationnelle est un point de très grande fragilité pour la BSPP. En 2017, nous avons fait 503 000 interventions. Or, la brigade est conçue et organisée pour en traiter 450 000 au grand maximum. Ces interventions, dont le nombre progresse de 5 % par an, concernent principalement le secours à personne. Dans le Nord-Est parisien, marqué par la paupérisation, le vieillissement de la population et la défaillance de la médecine de ville et des maisons de santé, la population se tourne vers les sapeurs-pompiers car le service est gratuit, efficace et anonyme. Or, comment conserver une capacité d'intervention dans un contexte de suractivité, pour garantir l'équité et la qualité du service rendu, la cohésion sociale et gérer 100 000 interventions non urgentes, correspondant à une détresse sociale ou psychologique légère ?

Il y a deux solutions possibles : soit je demande des effectifs et des casernes supplémentaires – et je passe à côté de la nécessaire réforme de fond liée à l'évolution de l'agglomération parisienne à l'horizon de 2030 –, soit j'arrive à réorienter vers d'autres acteurs les 100 000 interventions qui ne relèvent pas de ma mission régalienne. Sur ces 503 000 interventions, seules 70 000 relèvent véritablement de l'urgence, qui nous conduisent à sauver à peu près 28 000 vies au titre des risques liés aux accidents domestiques. Tout l'enjeu de la discussion en cours – dans laquelle nous sommes appuyés par le préfet de police et par le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) – est de savoir comment arriver à réguler ces interventions qui correspondent à une inquiétude de nos concitoyens et qui répondent à la disparition progressive de la médecine de ville. Cette disparition est d'ailleurs un enjeu national que l'on retrouve dans les déserts médicaux ruraux. Le système est à bout de souffle. Or, je tiens vraiment à préserver l'équité et la qualité du service rendu. Je me suis donné un an pour susciter une prise de conscience collective qui permettra de résoudre le problème.

Je ferai un point sur les feux, la lutte contre les incendies étant la première de nos missions. La brigade est confrontée à 14 000 incendies par an, soit à 30 à 40 feux par jour. Nous activons notre centre opérationnel une à deux fois par jour pour des feux majeurs. Nous avons à déplorer entre vingt-cinq et trente victimes chaque année et sauvons 150 vies par an dans des feux : c'est là que les pompiers prennent le plus de risques. La lutte contre les incendies a entraîné cette année un mort, huit blessés très graves et 163 blessés sérieux au sein de la brigade. Le sapeur-pompier, comme ses camarades civils, met vraiment sa peau au service de son idéal.

Quelle pourrait être la place de la brigade dans le continuum de sécurité-défense ? Si la BSPP présente des atouts, c'est que nous sommes non seulement un acteur mais aussi un capteur au sein de la cité. Nous dialoguons avec les élus. Nous sommes au fait des réalités humaines et socioéconomiques et de l'évolution du secteur. Comme nous travaillons en amont sur des projets de grande prévention, nous voyons arriver les mutations urbaines. Non seulement le Grand Paris Express est une révolution dans les transports, donc dans les flux d'usagers, mais, surtout, il va créer de nouveaux points de concentration de population. Ces phénomènes seront accentués par le vieillissement démographique. Paris accueille en outre de nombreux événements internationaux de grande ampleur, comme l'ont été la Conférence de Paris sur le climat (COP21), l'Euro 2016 de football, le centenaire du 11 novembre 1918, ou comme le seront les Jeux olympiques de 2024. Cela a changé la donne du dispositif de prévention et de sécurité. Depuis trois ans, avec la problématique terroriste, nous avons complètement changé de mode opératoire. Nous sommes au fait de l'évolution de la doctrine et servons d'interface entre les forces de police et les forces militaires de Sentinelle. Chaque fois qu'il y a une relève, ces forces viennent naturellement se faire « briefer » au poste de commandement de la brigade.

La brigade est aussi ouverte à l'international : nous essayons de voir ce qui se fait de mieux dans la gestion des risques et des catastrophes naturelles et technologiques –. Nous étudions l'évolution de la ville-État de Singapour qui devrait correspondre à l'évolution naturelle de Paris. Nous faisons une synthèse à la fois en tant qu'acteurs, que capteurs et que veilleurs. Nous traduisons ensuite cette synthèse en termes de doctrine, via le commandement du territoire national qui alimente ensuite toutes les structures de doctrine des armées.

J'ai déjà évoqué le travail interservices. Travaillant avec une trentaine d'acteurs, nous devons être capables de nous faire entendre, d'entendre les autres et d'avoir une manoeuvre combinée, sachant que chacun a des seuils critiques et des tempos différents dans la manoeuvre. C'est un savoir-faire que nous défendons au sein du continuum sécurité-défense.

Nous sommes aussi acteurs de la résilience sociétale. La brigade recrute 1 200 jeunes par an et forme aussi 1 200 jeunes de onze à vingt-cinq ans grâce à six dispositifs. À onze ans, il y a le dispositif « école ouverte » qui, dans les cités dites sensibles, consiste à former les jeunes pendant une semaine à l'apprentissage des risques domestiques. Dans le cadre du dispositif « bac pro », la brigade est conventionnée avec neuf lycées pour 317 lycéens, ce qui nous permet de recruter des jeunes dans la réserve, sachant qu'on n'entre pas dans la brigade des sapeurs-pompiers de Paris par concours, mais à la suite de tests physiques et psychologiques, après vérification du casier judiciaire. Nous offrons ainsi une chance aux jeunes des cités – le plus dur étant de leur faire passer l'information et d'être attractifs. Il y a ensuite le service civique : 250 jeunes servent en tant qu'équipiers après une formation de douze semaines. Dans les engins, on place souvent un jeune effectuant son service civique auprès de chaque équipage de personnels de l'active. À l'issue de leur service, ces jeunes peuvent rejoindre la brigade en réserve opérationnelle ou s'engager. Les jeunes sapeurs-pompiers font un cursus certifiant de trois ans. C'est un outil de mixité sociale très important : s'il y a beaucoup d'enfants de pompiers, il y a également des jeunes issus de banlieues défavorisées. Grâce à ce dispositif, nous avons pu aider une jeune femme à intégrer St Cyr et un jeune homme l'Institut d'études politiques de Paris. Je suis bien conscient que ce sont des cas particuliers et que cela reste insuffisant mais j'apporte quand même ma pierre à l'édifice. Enfin, il y a le dispositif des « cadets de la sécurité civile », en petite couronne. Enfin, en plus du dispositif « jeunesse », nous formons aussi aux « gestes qui sauvent » – 14 000 personnes ayant été formées depuis les attentats –, ce qui nous permet de conserver le lien avec la population. En effet, les casernes de pompiers sont parfois un peu « bunkérisées » alors qu'auparavant elles étaient ouvertes sur le monde

Nous cherchons à recruter en région parisienne, car 70 % des sapeurs-pompiers de Paris sont d'origine provinciale. En outre, il faut alimenter nos réserves pour avoir ces 1 000 jeunes en 2024, leur donner un projet de vie et donner un sens à leur engagement. Au lendemain des attentats, les jeunes ont eu la volonté très forte de s'engager mais ont également été frustrés car ils ne connaissaient pas forcément les dispositifs idoines. Nous continuons donc à faire passer l'information. La brigade est perçue comme une unité d'élite et il est vrai qu'on a entretenu cette image. Cependant, nous restons une unité ouverte sur la société, qu'on peut rejoindre en tant que réserviste.

J'en viens aux points de vigilance. Comme vous l'aurez compris, le modèle a été conçu pour 450 000 interventions. Or, nous en avons fait 503 000 l'année dernière et nous en ferons 520 000 cette année. Comme je ne veux pas demander plus d'effectifs et d'infrastructures, l'enjeu est de réorienter les interventions qui ne relèvent pas de l'urgence. Nous avons donc entamé un dialogue, avec l'appui du préfet de police, avec l'agence régionale de santé. Nous menons aussi quatre actions avec les réseaux sociaux solidaires de Paris pour renforcer le lien social avec des entités comme « Hyper Voisins ». Lors de la petite canicule de cette année, par exemple, nous avons incité les gens à prendre soin des personnes âgées, à développer la solidarité, à apprendre les gestes qui sauvent et à n'appeler les pompiers qu'en cas de réelle urgence.

Si je dois recruter 1 200 jeunes par an, contre 700 auparavant, c'est que les personnels, travaillant à un rythme très soutenu, ne renouvellent pas leur contrat. Un engin comme le véhicule de secours et d'aide aux victimes (VSAV) peut être dehors pendant quinze à seize heures sur vingt-quatre, et notre rythme de garde suit une séquence de quarante-huit heures. Vous imaginez la pression qui peut peser sur les épaules de ces jeunes. Si les interventions sont motivées, il n'y a pas de problème. En revanche, si une intervention sur quatre relève du social et n'a pas pour objet un acte salvateur alors qu'on demande aux sapeurs-pompiers de s'entraîner dur, en complément de leurs interventions, en sport et en manoeuvre, ils perdent leur motivation.

Autre facteur de démotivation, qui concerne toute la France, il y a une agression par jour en moyenne. En augmentation de 50 % par rapport à l'année dernière, les agressions ne sont pas que des incivilités liées aux cités sensibles : elles sont aussi provoquées par l'alcoolisme et il y a autant d'agressions dans Paris intra muros qu'en Seine-Saint-Denis. Il y a aussi un phénomène nouveau : les agressions provoquées par des victimes qui sont en détresse psychologique. Nous avons donc développé des protocoles avec la police et des échanges d'information avec le SAMU. Il faut par ailleurs que nous revoyions nos cursus de formation. Il est hors de question d'armer les sapeurs-pompiers, même d'un taser. Nous avons suffisamment de leviers, y compris sur le plan juridique : une majorité de plaintes étant classées sans suite, nous avons une marge de progrès. Il faut essayer de sanctuariser le rôle du sauveteur – qui n'est pas un policier. Si le policier est chargé de réguler la violence, le pompier, lui, n'est pas formé pour se protéger individuellement puisqu'il est dans l'environnement immédiat de la victime. Si la victime présente des troubles psychologiques, elle peut vivre comme une intrusion le fait qu'on soit dans son environnement immédiat – chose que le sauveteur ne comprend pas. J'ai la responsabilité morale de former mes cadres à ce type d'interventions – dont le nombre explose –, et de développer l'interopérabilité. Si vous avez l'occasion de venir à Champerret, vous verrez que la plateforme d'appels unique regroupe pompiers et policiers pour l'ensemble de l'agglomération parisienne, conformément à une volonté forte du préfet de police. Cela permet un échange d'informations. Reste à développer ce type d'interopérabilité avec les quatre SAMU départementaux. Enfin, il faut peut-être prévoir un mode de protection des pompiers mais je ne suis pas très favorable à ce qu'ils portent des gilets car ce n'est pas aux pompiers de s'adapter, autrement il y aura une confusion entre les missions des uns et des autres. On peut porter ce type de gilets en cas d'attaques terroristes mais pas lors d'interventions relevant du risque courant.

En conclusion, la brigade est une unité militaire située à la confluence de différentes expertises. Elle a non seulement un devoir d'excellence tactique mais également d'éducation des populations, d'intégration et de cohésion des plus jeunes. Nous mettons notre savoir-faire à disposition des forces armées dans le cadre du continuum sécurité-défense pour être en mesure de faire face à des crises majeures.

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