Intervention de Amélia Lakrafi

Réunion du mercredi 3 octobre 2018 à 16h30
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAmélia Lakrafi :

Monsieur le ministre, nos postes diplomatiques et consulaires sont invités à participer à l'effort d'assainissement des finances publiques au même titre que toutes les administrations. Il est légitime que ces entités accompagnent le cap ainsi fixé avec de nombreuses marges d'amélioration possibles, pour optimiser leur fonctionnement.

Un objectif de réduction de 10 % de la masse salariale a ainsi été fixé d'ici à 2022. Vous connaissez l'inquiétude exprimée par cette perspective de réduction budgétaire. L'éloignement ajoute, il est vrai, à la crainte déjà éprouvée lorsque de tels objectifs sont fixés. Cette inquiétude est aussi renforcée par le fait qu'en bien des endroits du monde, nos postes sont en situation de surchauffe. Je l'observe lors de mes déplacements dans les pays de ma circonscription, où je ne manque jamais de m'entretenir avec les personnels de nos services consulaires. Mais cette observation vaut aussi pour les chancelleries diplomatiques où les services de coopération et d'action culturelle.

Les moyens de fonctionnement complexifient parfois le quotidien, et nécessitent l'investissement sans faille, au-delà de leur mission première, de tous les agents – agents que je salue et félicite chaleureusement pour leur implication et surtout, pour leur inventivité. Cette réalité ne se retrouve pas partout, heureusement. Mais il serait à mon sens dangereux de le nier totalement. Elle concerne notamment certains pays d'Afrique.

J'aimerais donc, si vous le voulez et si les éléments existent, que vous nous précisiez la méthode et les critères qui seront retenus pour respecter l'objectif de réduction de ces 10 % sans mettre pour autant en péril la capacité de certains postes à travailler efficacement. Je voulais notamment savoir ce qu'il en sera dans les pays d'Afrique où chacun s'accorde à considérer que notre économie devrait trouver de puissants relais de croissance, mais à condition, non seulement de maintenir nos positions, mais encore d'accroître notre influence dans un contexte de forte montée en puissance d'autres acteurs notamment la Chine. J'ai pris bonne note, lors de la Semaine des ambassadeurs, que le Premier ministre a dit que dans certains postes, on pourrait augmenter les effectifs.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Inscription
ou
Connexion