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Intervention de Gérard Longuet

Réunion du jeudi 22 novembre 2018 à 10h00
Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques

Gérard Longuet, sénateur, président de l'Office :

- Jean-Luc Fugit a posé des questions qui se répartissent entre l'université et le ministère. Nous avons des témoignages plus proches des familles et du ressenti par les familles, celui de Mme Darcos, que je partage, et celui de Mme Préville, qui a avancé l'idée d'un indice de satisfaction et s'est interrogée sur les classes préparatoires aux grandes écoles.

Je voudrais évoquer l'aspect aménagement du territoire : ce n'est pas tout à fait la même chose d'être parent dans une ville universitaire offrant une large gamme d'options universitaires, et dans une ville universitaire plus restreinte. Ce n'est pas désobligeant de dire que Nîmes par exemple n'est pas une ville de tradition universitaire très établie et très importante, même si j'y ai personnellement reçu une excellente formation comme artilleur, ce qui n'a évidemment rien à voir.

Il y a, de mon point de vue, un problème plus grave qui est celui du - 3 + 3 dans les villes qui ne sont pas universitaires mais qui ont des lycées. Il faut éviter toute rupture ou incompréhension culturelle, à quoi renvoie le sujet des appréciations différentes des élèves par les enseignants du secondaire dans les villes dont les lycées sont tirés vers le haut par la présence d'universités, ne serait-ce d'ailleurs que certains enseignants y sont affectés à la fois dans le supérieur et en lycées, ce qui au demeurant est plutôt positif pour les lycées concernés.

J'ai présidé une région qui s'est efforcée de mieux répartir la place de l'enseignement supérieur sur l'ensemble de son territoire. Je ne pense pas que ce soit une bonne voie. Il vaut mieux que les jeunes se forment dans de vraies universités, avec de vrais professeurs d'université. Cela n'exclut pas des formes intermédiaires, mais cela signifie qu'il faut alors réconcilier les villes qui ne sont pas universitaires avec celles qui le sont, d'autant plus que, comme l'ont dit Mme Préville ou Mme Darcos implicitement, être parent dans une ville qui n'a pas de lycée, c'est déjà compliqué, mais sans université, c'est tout aussi difficile. Il faut en tenir compte notamment dans les calendriers ne serait-ce que parce que les contraintes logistiques diffèrent alors sensiblement.

Première question : qu'en est-il du supérieur privé que je qualifierai de commercial, qui se développe et qui coûte cher aux familles parfois utilement, mais parfois moins utilement ?

Deuxième question : je voudrais savoir comment sont traités les Français qui ont suivi des cours à l'étranger, pas forcément dans des lycées français qui sont d'ailleurs des établissements privés.

Enfin, une question statistique : quel ordre de grandeur représente l'appel au recteur, c'est-à-dire la liste complémentaire ?

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