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Intervention de Marie-Noëlle Battistel

Réunion du jeudi 17 janvier 2019 à 9h30
Mission d'information relative aux freins à la transition énergétique

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMarie-Noëlle Battistel :

Nous avons beaucoup progressé sur la question du coût, mais aussi sur celle de l'acceptation sociale des projets. Peut-être est-ce lié à la création, dans la loi de transition, des financements participatifs qui permettent à tout un chacun de s'approprier le projet en y adhérant, dès son début, et de le suivre. Nous nous sommes fixé des objectifs plutôt ambitieux, dans la loi de transition et les différentes PPE, sur le nouveau mix énergétique, afin de remplacer une partie de l'énergie nucléaire par des énergies nouvelles : l'éolien, le photovoltaïque et l'hydraulique. À vous entendre, monsieur Butré, madame Kaars, le photovoltaïque et l'hydraulique étant parfaitement acceptés par les populations, il faudrait se tourner vers ces deux sources d'énergie renouvelable et abandonner l'éolien. Ou alors êtes-vous favorables à l'éolien dans des zones particulières, sans habitation ?

Le photovoltaïque représente une emprise foncière importante et il serait aberrant de l'installer sur des terres agricoles, mais n'est pas facile de trouver des terrains qui ne soient pas agricoles. En revanche, les délaissés miniers, que la pollution rend impropres à d'autres usages, pourraient parfaitement être utilisés, y compris pour l'éolien.

Dans le sud Isère, un tout petit parc éolien de trois éoliennes a été implanté il y a une quinzaine d'années, non sans avoir provoqué une levée de boucliers. Aujourd'hui, je les vois de mes fenêtres sans être vraiment dérangée. Nous avons constaté, grâce à un sondage réalisé parmi la population locale qui s'était pourtant mobilisée à l'époque, un retour extrêmement positif : les habitants trouvent que les éoliennes ne sont finalement pas si bruyantes et se demandent même pourquoi il n'y en a que trois. L'acceptation sociale des éoliennes varie considérablement d'un territoire à l'autre ; encore faut-il que les implantations soient prévues dans des endroits qui s'y prêtent.

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