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Intervention de Danièle Obono

Séance en hémicycle du mercredi 30 janvier 2019 à 21h45
Prévention et sanction des violences lors des manifestations — Après l'article 3 bis

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDanièle Obono :

Encore une fois, cela s'appelle avoir une vision idéologique. Je vous renvoie à ces analyses.

Le fait de protéger les individus contre la violence arbitraire de l'État, c'est précisément cela l'État de droit. C'est la raison pour laquelle il faut pouvoir discuter des modalités selon lesquelles un État, avec sa force policière, assure le maintien de l'ordre tout en garantissant les droits constitutionnels. Les régimes ne l'ont pas tous fait de la même manière.

Vous trouverez sur Wikipédia les recherches de scientifiques qui travaillent depuis des années sur cette question – je le répète, car peu d'entre vous semblent le savoir. Ce sont ces chercheurs qui expliquent qu'en 1968, le Gouvernement a fait le choix d'appliquer une méthode de désescalade, alors qu'à l'époque – les archives en attestent – , des actes de violence assez impressionnants avaient été commis, des voitures brûlées, des agents de la police pris à partie, etc. C'est un gouvernement de la Ve République qui a décidé de mettre en place une politique de désescalade.

C'est donc un choix politique et c'est de cela que nous voulons discuter ici. Quand on a la responsabilité, non seulement de garantir des droits constitutionnels, mais aussi de faire en sorte que les personnes qui doivent maintenir l'ordre le fassent d'une façon sûre, …

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