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Intervention de Joachim Son-Forget

Séance en hémicycle du mercredi 30 janvier 2019 à 21h45
Prévention et sanction des violences lors des manifestations — Article 4

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJoachim Son-Forget :

Beaucoup de choses ont été dites sur les raisons, légitimes ou non, de masquer son visage. Je vous invite à prendre conscience d'un autre fait de société qui sera de plus en plus présent dans le futur : la reconnaissance automatique des visages dans l'espace public.

Notre pays n'est pas encore équipé partout de systèmes de surveillance dits CCTV, mais dans d'autres pays plus avancés dans ce domaine, les voitures sont dotées de caméras à l'avant et à l'arrière. De tels équipements permettent à l'État central d'observer et de reconnaître automatiquement.

Dans notre pays aussi attaché à la défense des libertés individuelles, nous devrions nous poser la question de potentielles dérives qui contraindraient chacun à montrer en permanence son visage, considéré comme une sorte d'empreinte faciale.

Je ne cherche pas à excuser le fait de cacher délibérément son visage pour casser, bien au contraire, mais j'invite mes collègues à réfléchir à cette issue, car les algorithmes progressent et offriront bientôt facilement ce type de reconnaissance automatique.

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