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Intervention de Bruno Studer

Séance en hémicycle du lundi 11 février 2019 à 16h00
Pour une école de la confiance — Présentation

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBruno Studer, président de la commission des affaires culturelles et de l'éducation :

Chantier prioritaire du programme électoral de la majorité aux élections législatives, l'éducation nationale est l'objet de toutes nos attentions depuis bientôt deux ans. À l'Assemblée nationale, nous avons voté des budgets en hausse pour les deux projets de loi de finances que nous avons étudiés sur ces bancs et le budget de l'éducation nationale reste le premier de la Nation. Nous avons également adopté la loi du 13 avril 2018, dite loi Gatel, renforçant le contrôle des écoles privées hors contrat au moment de leur ouverture.

En outre, notre commission a mené de nombreux travaux d'évaluation et de contrôle : missions flash sur les rapports entre les parents et l'école, sur la déscolarisation, sur la prévention de la radicalisation, sur la prise en charge de la précocité et des troubles associés, et sur les directeurs d'école, mission sur l'école dans la société numérique et deux missions sur les conditions du déroulement des rentrées scolaires en Martinique, en Guadeloupe, à Mayotte et à La Réunion, sans oublier les avis budgétaires rendus chaque année. Je remercie nos deux rapporteures pour le travail fourni sur le texte que nous allons examiner cette semaine.

De votre côté, monsieur le ministre, je ne recenserai pas de manière exhaustive l'ensemble des chantiers que vous avez entamés depuis votre nomination. Entre le défi, relevé avec les collectivités, dont je veux souligner ici l'engagement, de faire en sorte que dans les espaces les plus défavorisés, dans l'ensemble du territoire national, en ville comme à la campagne, nos enfants puissent apprendre à lire, à écrire et à compter à douze élèves par classe, la réforme du baccalauréat et du lycée, qui permet à chaque jeune de mieux choisir ses matières et de mieux se préparer aux nouvelles exigences de la société en termes de savoirs, de savoir-faire et de savoir être, numérique par exemple, et l'investissement dans l'accompagnement après l'école, avec le dispositif « Devoirs faits », vous avez activé certains leviers pour enrayer le décrochage de notre école dans les classements internationaux, qui a fait plus que nous alerter : il nous a alarmés. Pour la place de la France, mais aussi pour ce que nous devons aux plus jeunes générations et au personnel du ministère de l'éducation nationale, en premier lieu aux 800 000 enseignants, notre détermination à faire mieux est intacte.

Vous nous soumettez aujourd'hui un texte de loi pour une école de la confiance. L'esprit de défiance semble si bien installé en France que l'école a dans cette situation, sinon sa part de responsabilité, au moins un rôle non négligeable à jouer pour le futur. Il me semble donc juste, monsieur le ministre, que vous y consacriez le titre et l'article 1er de votre projet de loi. Je ne reviendrai pas sur l'ensemble des articles et des dispositions, vous-même et Mmes les rapporteures les ayant brillamment présentés.

Je me félicite de voir la discussion se porter sur des leviers qui ont manqué ces dernières décennies. J'en distinguerai trois, essentiels à mes yeux.

Tout d'abord, le prérecrutement des enseignants représente une avancée majeure, attendue depuis de nombreuses années, que vous accompagnez d'une refondation de la formation.

Deuxième levier : la possibilité de créer plus facilement des établissements publics locaux internationaux constitue une avancée fondamentale, en ces temps où nous devons consolider la construction européenne : en effet, les langues vivantes ne sont, pour un grand nombre d'entre elles, plus étrangères, car elles sont celles de nos concitoyens européens. Nous veillerons, monsieur le ministre, à ce que cette faculté soit bien au service du plus grand nombre.

Le troisième levier a trait au renforcement des marges de manoeuvre des établissements pour conduire des expérimentations dans de nombreux domaines, comme celle de rythmes quotidiens laissant une plus grande place au sport, que vous avez évoquée avec Mme Roxana Maracineanu, ministre des sports.

J'arrête ici mon propos, non sans m'être félicité, en tant que président de la commission, de l'esprit et du niveau des débats que nous avons eus en commission. Certains amendements ont été adoptés – quatre-vingt-deux sur cinq cents – , d'autres sont remis en discussion pour le débat à venir et certains seront examinés pour la première fois. Je m'interroge toutefois sur le fait que nous ayons étudié cinq cents amendements en commission, mais que mille aient été déposés pour la séance publique.

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